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Tome septieme. [PRO - TE.]
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PUS

PUSSEY. Bourg de Fiance dans laBeauce, à quatre lieuesou environ d’Etampes.

PUSTER. f. m. Terme de Mythologie. Nom propre d unDieu ou d une Idole des anciens Germains. Pufterus.Divers Auteurs ont fait mention de cette Idole, entreautres Fabrice dans í'on Traité de rebus Metallariis ,Théodore Zrvinger dans son Theatrum vita humana ,Mérian dans ta Deicription du Cercle de la Haute-Saxe,André Topp dans celle de Sondcrs-Uaufeu, Henri Er-nest dans ses Observations divertes, Gaspard Sagittariusdans ses antiquités Rayonnes & Chrétiennes deThu-ringe, Benjamin Scharff dans ta Deicription de Ge-nièvre, Jacques Toll dans ses Epijlola Itineraria ,Prse-torius dans ion Alcclryomancia, &c fa Magia divina-trix & operatrix , & c. mais tout ce qu’ils nous en ap-prennent est mêlé de beaucoup de fables, 6c racontéd une manière fort différente. Jean-Philippe-ChristienStaube a mieux débrouillé que personne, ce qui re-garde cet ancien monument de la superstition des Ger-mains Idolâtres, dans une Dissertation intitulée Pufie-rus vetus Germanorum Idolum , &c. & imprimée àGiessen en 1716. in-fi.

Quelque variation qui se trouve dans le nom de cetteIdole,que les uns appellent Pufier, les autres Puste-rich , Be'újlard , ou dune manière peu différente-, il estconstant que tous ces noms font dérivés du verbe Saxonpufìen , qui signifie souffler ,- de-là vient que ces Peu-ples appellent pufier un íoustlct, jollis, 6c désignentun gros homme par le mot de pìefier, à quoi revientcelui deboustarin, qui íe prend dans lc même sens dansquelques provinces de France. Or, tous ces noms,quant à leur signification naturelle , conviennent par-faitement à 1 Idole dont nous parlons, comme on verra.

De plus tous ces noms étant en usage dans la Basse -Saxe, il est à crotte que c’est-là qu'a pris naiílance leculte de Pufier , vu principalement qu’on a fait la pre-mière découverte de cette Idole dans un château deThuringe nomme Rotembourg. O'est une Idole debronze, de deux pieds Sc un pouce de hauteur, & deuxpieds 6c demi de grosseur ou de circonférence. Elleparoi: s’appuyer fur le genou droit, 6c a la main droitefur la tête, qui est percée d un trou vers le sommet,6c d’un autre à 1 1 bouche. Si l'on remplit en partie d eau,cn partie de différentes matières combustibles, la cavitéde cette Idole, Sc qu’après avoir exactement bouché lesdeux trous avec des chevilles dc bois, on lapoíc furie feu,on lavoìt au bout de quelque temps couverted’une tueuruniverselle -, après quoi si Fou augmente le feu, les deuxbouchons font chassés avec impétuosité des ouverturesqu’ils rempliisoient, 6c il cn sort des Hammes avecgrand bruit. Ainsi Pufier n'est autre choie qu u ne espèced’Eolipile. A l’égard dc la matière, c est une forte debronze dont l’alliage est inconnu jutquici, quoiqu’onl’ait mis à différentes épreuves chymiques, 6c que pourcela il en ait coûté à 1 Idole une partie du bras gauche.M. Scaube croit qu elle 11’est que de fer, & fa raisonest qu elle en a précisément le poids -, mais il ne nousapprend point par quel moyen il a pu s’en instruire. Uavance après quelque; auues Écrivains, que cette Idolefut déterrée par les Seigneurs deTutgérode, dans uneespèce de Chapelle souterraine du château de Rotcm-bourg, abandonné aujourd’hui, 6c que Gonchier Comtede Schwartxbourg la transporta en 1546 de ce Châteaudans laFortereste dc Sondershausen, où elle est depuisce temps la.

M. Staube soutient que les Germains ont regardé cettefigure de Pufier , comme un objet de leur culte, 6c queles Prêtres Idolâtres s’en servoient utilement pont inti-mider les peuples superstitieux, 6c pour cirer d’eux desoffrandes 6c des sacrifices, suivant que cette Idole pa-roissoit aux alhstans plus ou moins irritée-, ce qui dé-pendoit uniquement des divers degrés de chaleur queces fourbes savoient lui communiquer. D’abord Pufiermarquoit par la sueur, qui lui couloir de touc le corps,une médiocre colère -, mais si les Spectateurs n’en pa-roissoientque médiocrement touchés, c’ctoit alorsqu’àl aide du feu, que les Prêtres avoient foin de redoubler,

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PUT

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le sommet de la tête ; ce qui 11e manquoir pas de pro-duire l’effet qu’on en attendoit, c’est-à-dire, de mul-tiplier les offrandes-que les Prêtres de cette Idole tour-noient à leur profir. <

(CT PUSTULE, f. f. Petite tumeur qui se forme fur lapeau, élevurepleine d’une humeur acre 6c corrompue,qui tend à suppuration. Pufiula , pujula. On le ditparticulièrement des boutons qui viennent des deuxeipèces de vérole, la grande 6c la petite.

PUT.

PUT A. f. f. Terme de Mythologie. Déesse Romaine quiétoit invoquée par ceux qui émondoient les arbres. Sonnom vient de putare , émonder.

PUTAGE. f. m. Vieux mot. Vie déréglée, débordée,mauvais commerce avec les hommes. Meretricium ,meretricia scortatio.

Et tout efi leur entendons,

Et le dejirde leur corage 3En lécherie & en putage,

Aux âmes de couivre & lober,

En Dieu trahir & enherberLaMefion Dieu , c efi sainte Eglise,

Qu 3 ils avoient en leur gat de prise. Ovide Msl

de-BoreL

Faire putage. Scortari , moechari.

Molt efi mes cuers fox & haïs,

Quand un home d’autre paisFeil avier & faire putage:

Non fais, Quand donc y par mariage? Id,

fCPPUTÂl. Ville de la Chine, dans la province deChautung, département deCinan.

PUTAIN, f f. Femme publique 6c prostituée. Proflihu-lum, scortum , meretrix , lupa. La haine qu on a contre'ce nom, l’a décrédité chez les honnêtes gens, 6c il n’estplus en usage que chez le peuple, quand il veut diteune injure atroce.

Ce mot vient de puta Italien, qui veut dire petite -fille: auilì diíoit on autrefois pute, comme on voiepar ce quatrain fameux de Jean de Mehun dans leRoman de la Rose :

Toutes efles, fiere\, ou fusesDéfait, ou de volonté putes,

Et qui tres-bien vous chercheraitPutes toutes vous trouverait.

11 a été un temps qu’il n’étoit point odieux, non pîlusoàù dc garce. Pute signifioit une fille, 6c puis >jnefille dcbauch.c. On a ditaulsipíin/x,pour dire u npetit-garçon, 6c en Italien puto & puta , pour dire un petit-garcon ou une petite fille, comme témoigne Sc aliger,d’ou est venu aussi le nom de petite. D’autres font venirce mot par syncope, de puante.

PET DE PUTAIN. Foye^ Pet.

PUTANISME. f. m. Vie ou condition de putain,, ©u deribaud. ÇfT Ce mot signifie egalement le désordre danslequel vit une femme prostituée,6c le commerce qu’ontles hommes avec des femmes prostituées. Meretricium.Il n’y a point de personnes plus malheureuses que cellesqui vivent dans le putanifme. Le putanifme régna fortdu temps de Louis XI. Brant. Cet homme a long-tems donné dans le putanifme. Acad. Fr. C’est unterme malhonnête.

PUT ASSER. Vieux v. n. Frequenter les femmes de mau-vaise vie. Scortati > nicechari. II est vieux 6c mal-honnête.

PUTASSIER. f. m. Homme qui aime, qui cherche lesputains, qui fréquente les mauvais lieux. Scortator ,rei venerem deditus. Sous François I. n’éroit galant quine fût indifféremment. Brant. Ce putaffler

s’est retiré dc la débauche, 6c s’est enfin marié; ce motest proscrit parmi les honnêtes gens.

, iw 1 u ucs avoient 10m ue n ,

l'Idole etoit en furent, faifoit entendre des mugisse- PUTATIF, adj. m. Qui est réputé ctre ce qu’il n est pas-naens, 6c poussoir des flammes par la bouche 6c pat , Jlabitu's y 4 rediens • U sic fe dit guere qu avec lc mot 1 e