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PURITAINS. Calvinistes de la Grande Bretagne quifont profession de suivre la pure parole de Dieu. Pu-ritani. Ils sont ennemis du gouvernement des Épis-copaux, condamnant la Liturgie Anglicane, commeétant une invention purement humaine.
Les Puritains furent ainlì nommés, parce qtt’ilsaffectoient d’être plus purs que les autres Protestans, entout ce qui regardoit la Religion. C’est pour celaqu’ils refufoient de s’assembler dans les Égides quiavoicnt servi auxCatholiques, & qu’ils ne vouloientpratiquer ni retenir aucun de leurs usages ou céré-monies: de forte que dans leur commencement un deleurs Ministres aima mieux perdre mille écus de pen-sion qu’on lui donnoit, que de porter 1 habit cleiical,ou le bonnet carré leulement, connue faifoienr lesautres. Sanderus , Hœr. 221. Jovet. T. L p. 106.
Les Puritains , aussi nommés Presbytériens, fontgrands ennemis des Évcques & de l’Égliie Anglicane.Onles appelle aussi coníìstoriaux, dit jovet, T. I. p. 3 70.parce qu’ils veulent que tout fe rapporte aux Ré-glcmens des consistoires. Ils soutiennent que la parolede Dieu étant parfaite, Sc ayant été donnée parNotre-vìeirneur Jésus-Christ, pour unique fondement deschoses qui regardent la Religion, tout ce qui s'y faitpour le regard du culte Sc de 1 administration, estillicite, s il 11’est appuyé fur cette parole; lï bien quec'est un mal de contraindre un Chrétien à aucun actede Religion, dont on ne peut montrer la raison dansl’Écriture ; que tout ce qui a été institué par leshommes, doit être rejeté; que c’est une superstitionqu’un homme, quel qu’il soir, institue aucune céré-monie de Religion, Sc la mêle avec les cérémonies Scles mystères que Dieu a établis ; que la Congrégationdes hommes, s’uíTemblant ordinairement pour le vraiservice de Dieu, est la véritable Église visible de Notre-Seigneur Jésus-Christ, & que l’on donne impro-prement ce nom aux Synodes Si aux Conciles; quetoutes ces Eglises ou Ail emblées fonr égales Sc demême autorité, qu’aucune de ces Églises 11’aété assu-jettie par Jefus-Christ à aucune Juridiction Ecclé-siastique íupérieure; mais est feulement íujette à cellequi s’ouvre en elle même, lans que les autres ayentpouvoir íur elle; que leurs aines font laissees au jugement immédiat de Notre-Scigneur, de même queJeurs corps au Magistrat civil, lequel seul peut or-donner fur la terre des Églises ou des Ailemblées; quechaque Églile établie doit avoir nécellaircment prèsd'elle fes Ministres Sc ses Gouverneurs; que toute É-glife délìgnée a pouvoir de Notre-Seigneur JésusChrist d’élire & d’appeler tous fes supérieurs Ecclé-siastiques Sc Spirituels, Sc qu’il n’est pas raisonnablequ’un seul gouverne deux Églises; que l’Églife n’a pasle pouvoir d’ordonner des cérémonies Si des chosesconcernant le culte divin, autres que celles que JésusChrist a prescrites dans l’Écriture. Ils veulent qu’onjoigne au Ministre, quelques anciens, comme Cen-seurs, même d’entre les Artisans, s’ils en font dignes.Ils enleignent que Notre Seigneur donne les ciels spi-rituelles de l’Églife à ces Gouverneurs spirituels, & nonà d’autres, quant à l’exercice; mais non pas afin qu’ilsfe fervent de violence contre la liberté, ou qu’ils feprévalent de quelques prérogatives, cela étant propreauPape & aux Prélats; mais qu’ils doivent user avecdiscrétion de ces clefs contre ceux qui font quelquefaute. Ils détestent la confession auriculaire, plus en-core que les autres Calvinistes. Ils disent que le Magistrat politique a droit de prendre garde que l’Églifene reçoive aucune atteinte d’erreurs; que le Pape estl’Antechrist, Sc qu’entre les Ecclésiastiques, il n’enfaut élever .aucun dans un degré si haut, qu’il ne puisseêtre aisément repris par le moindre Magistrat, s’il vientà manquer. Voye% le Livre intitulé Puritanifmus An-glicus , Sc Jovet, T. I. p. 370. Sc luiv.
PÛRMEREND, ou Pumerend. Nom d'une ville de laNord Hollande. Purmerenda. Elle a entrée dans lesEtats provinciaux de Hollande, & elle est située environa une lieue d’Édam, vers le couchant, íur le Béemster,qui etoit un grand marais, dont on a fait de bellesprairies. Mat y.
PUR
PURPURIN, ine. adj. qui approche de la couleur depourpre. Les Botanistes principalement, ont été obligésde fe servir de ce terme pour expr.mer 1a couleur deplusieurs plantes ou Heurs, qui ne lont point ablo-lumenr de couleur de pourpre , mais qui en ap-prochent. La Belladona, l’Lrinaca, le Calceolus ouSabot, Sc quantité d autres ont les Heurs purpurines ,ou tirant fur le purpurin. La couleur de l’Amarameapproche du purpurin, Sc fa Heur est rouge comme del’écarlate. Les teuilles de la petite Chéhdome fontquelquefois marquées d’une tache purpurine. LÉ mery.
PURPURINE, f. f. Bronze moulu qui s’applique à
I huile & au vernis. Dict.des arts. 1731.
PURULENT, ENTE. adj. Qui est mêlé de pus. Purulen-tus. Les phthisiques jettent louvent des crachats pu-rulens. Dans la dystencevie les éjections font purulentes.Les urines font purulentes , loifqu’il y a un ulcère auxreins, ou à la vessie. Crachement purulent. Journ.des Scav. 1713. p. 319.
PURUTU. f. m. Sorte de légume du Pérou, fait commeune fève, mais plus petit. Purutus. Les Habitans enfont leur nourriture ordinaire.
PUS.
PUS. f. m. Terme de Chirurgie. {jéT Matière liquide,'épaiste, blanchâtre, qui íe forme dans les abcès, ouqui fort des plaies Sc des ulcères par la (uppuiation.Pus, lorsque la suppuration est 1 uable, c’est a direlorsque le pus est de bonne qualité, íans mauvaiseodeur: Sanies , lortque la (uppuiation est putride. LePus ne paroît pas être une sécrétion nouvelle dans lapartie, mais bien plutôt une excrétion, un écoulementdes sucs qui íortent des vaisseaux qui sent ouvertsdans la luríace de la plaie. Attirer, taire aboutir, fairefoi tir le pus. Pus , maturare , movere.
Ce mot est purement Latir, Sc vient dn Grec, Nv», quisignifie la meme choie.
PUSUHIAVO, PUSCHLAW. Nom d un bourg dupays des Grisons, íitué íur les confins dclaValreline.aupied du inontRernina, a trois lieues de firano, vers lenord. Pujihlavtum. Maty.
PUSIANO. Le lac de Pufiano, ou d’Orsilo. Pisianuslacus , Euphilis. C’est un petit lac du Duché de Milan.
II est une des sources du Lambro, Si il est situé dansle territoire de Corne, à deux lieues de la ville de cenom, vers le levant. Il prend son nom du village dePufiano , qui est fur son bord septentrional. Maty.
PUSSILL ANIME. adj. m. & f. Homme fans courage, quin’est capable d’aucune réíolurion vigcureuíe; quis’inti-mide aisément. P ujsilanimus } ignavus , imbellis. Unpusillanime n’est poil t propre pour le gouvernement. Ilne faut donner ni trop de crainte à une ame pusilla-nime , ni trop de confiance à une ame préíomptueufe.Bouh.
PUSILLANIMITE, f. f. Foiblesse d’cfprit, manque dera 8 e , qui ì^ik craindre tout, Sc empêche toutes lesbonnes résolutions. Pusillanimitas. La pusillanimitéest un vice opposé à la magnanimité. CassandreRhét. d’Ar. La pusillanimité ne fe peut pardonnerqu aux femmes. On lui reprochoit de prendre trop demessires,. Sc 011 appeloit fa prévoyance pusillanimité.RÉfl.
PUSIO, ouTOPIRO. Noms d’une petite ville Épisco-pale, suffragante de Philippopoli. Topiris , TopiriumToprus. Elle est dans laRomanie, près des confins dela Macédoine, à dix lieues deMaximianopoli. Maty.
PUSSA. f. f. Terme de Mythologie. Déesse des Chinois,que les Chrétiens nomment laCybéle Chinoise. On lareprésente assise fur une Heur d’alisier au haut de latige del’arbre. Elle est couverte d’ornemens fort ri-ches, Sc toute brillante de diamans & autres pierre-ries. Elle joint les deux mains devant son fessi. Maisde plus elle a encore seize bras, qu’elle étend, huità droite Sc autant à gauche. Chaque main est annéede quelque chose, comme d’une épée, d’un couteau,d un livre, d’un vase, d’une roue, & d’aurres chosesmystérieuses Sc symboliques.