Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
106
JPEG-Download
 

10 6 Q U ï

chose, quand on y conserve des prétentions, quelquepeu apparentes qu elles soient. Cedere , dejìfiere , re-mittere , projicere. On dit aussi à celui qui renonce àune choie où il n’avcit point de droit, qu’il n e. quitterien du lien. On dit auilì d’un homme qui est attachéopiniâtrement à quelque choie , qu’il n’en quittera.rien que par le bon bout.

Qussi'É, ÉE. part. pals & adj. Dimissus , remissus.QUTTTERIE, QUíTTEUR, QUITTEUSE. Mile dcScuderi s’est servi de ces termes, en parlant des Amansqui le quittent, qui rompent leurs liens. Je fuis auilìopiniâtre que vous fur le jugement des quitteries. El-les font toujours suivies & accompagnées de mépris &d'outrage; & les quitteurs, Sc les quitteufes , ne laií-íent point leur amitié à la place de leur amour, ce quiseroit toujours quelque coniolation. J’en lai des aban-données qui ne voudtoient que cela, Sc qui ne le sau-roient avoir. Le t. à M. de Bussy , T. III, p. q 2 q .

QUITUS, s. m. Terme de Finances. Cest Fetat finald’un compte, pa'r lequel le Comptable íe trouve quitteSc déchargé. Quand on vend à credit une Chargecomptable, on oblige l’acheteur à fournir à la fin del’annéc le quitus de ses comptes. Immunitas , solutio.

*Cs QUT-VA-LA. Cri d’une sentinelle dans un poste

" quand elle entend du bruit.

QUIVIRA. Cest un pays de l’Amérique septentrionale,fort peu connu. Quivira. Quelques-uns Font mis aunord de la Californie , vers Jetso : mais on le placeplus communément entre le vieux & le nouveau Me-xique, Sc la Floride. On dit que les Espagnols étantentrés dans ce pays, & n’y ayant pas trouvé des ri-chesses comme ils se l’étoient promis, ont lai Hé leshabitans en repos. Maty. M. de Lîle fit en 1717 uneDissertation ou Discours fur Quivira , dans lequel ilmontre fort bien que Ouivira est une ville fituce aunord du Nouveau Mexique fur un golfe de mer.

QUI VIVE. Une sentinelle, un soldat en faction, quand

11 voit quelqu’un, ou qu’il entend du bruit, s’écrie :Qui vive t dans le même feus que Qui va là ? Quies là ? Parlez. * t ’sT On dit figurément qu’un hommeest 1 ur le qui-vive , pour dire, qu’il est attentif à ce qui íepalle, A: qu’il est toujours lut le qui-vive , pour dire ,qu’il est inquiet & craintif. Alors il est substantif.

Q U 1 X 08 . Nom d’un peuple Sc d’une province de l’A-mérique méridionale. Quixorum Regio. Elle est entrecelles de Popayan, de Quito de Pacamores N de Ca-nela. Les Espagnols Font découverte Fan 1557, Sc ilsy ont les Colonies de Bacca, d’Archidona, d’Avila Scde Se ville de l’Oro. Maty.

QUIZINA, ou TEUSIN. Montagne d’Afrique, dans laprovince de Caret, au Royaume de Fez.

QUIZOMAINTHI. f. m. Nom que les habitans de Filede Madagaícar donnent à une espcce de réfine dontils se servent pour fixer leurs dards, & les attacher àleurs manches.

Q U O.

QUOAILLER. v. n. Terme de Manège qui se ditdu cheval qui remue perpétuellement la queue quandon le monte. Ce cheval quoaille toujours, a pris 1 ha-bitude de quoailler. On a dit autrefois queue pour

QUOAQUIS. f. m- pi- Peuples sauvages de l’Amériqueseptentrionale, dans la Louisiane.

QUOCOLO. f. m. Pierre qui reslemble a du marbre,mais un peu transparente, dure comme un caillou ,Sc rendant des étincelles de feu, comme la pierre à fu-sil , dc couleur blanche,, tirant lut le vert de mer,ayant des veines comme le tabac de Venise. Cettepierre étant mise au feu, y perd sa transparence, Scdevient plus légère Sc plus blanche ; puis enfin le feuétant bien fort, elle íe convertit en verre. Ou la trou-ve en Toscane, Sc dans plusieurs autres lieux d’Italie.On Femnloye dans quelques Verreries. Cttte pierres’appelle ordinairement en François, Pierre a verre.I-É mer y, de s drogues.

QUOD-VULT-DEÙS. f. m. Nom d’homme. Quod-vult-Deus. Saint Quod-vult-Deus , Evêque de Car-thage . est un de ceux que Genseric, Roi des Vanda-les, fit exposer en mer, sur des vaisseaux demi-bri-

QUO

sés,l’an 439. Quod-vult-Deus , Evêque de Carthage, -jSc un grand nombre de Clercs turent chastes, Sc em-barqués íur des vaisteaux rompus, & toutetois ils ar-rivèrent heureusement à Naples. Fleury. Voye\ lemot Deo gratias.

Ce nom est une phrase Latine qui veut dire, Ceque veut Dieu. C’cst apparemment, comme on Fadéjà insinué dc quelques autres noms semblables, *une traduction Latine du véritable nom de ce Saintqui étoit Punique ; par exemple, il pouvoir s’appeler >Iseabael, ou saabael , ,sehhaphet- ; ! \

sel, ou seratsael, ou Jarasael, tous noms, qui

en Punique, auroient signifie Quod-vult-Deus. C’essainsi que les Arabes appellent un Auteur ÉgyptienMaschahàllach, nom Arabe composé de trois mots,

& qui signifie la mente chose que Quod vult Deus .Voyez la Bibliothèque Orientale dc d’Herbelot, pa-ge y 60.

QUODLIBÉTAIRE. adj. Sc s. f. On appelle dans lesÉcoles dc Médecine,une Question Quodlibétaire , uneThèse publique, où le Candidat est prêt à répondre à Jtous venans , & fur toutes les parties de la Médecine :ce mot est alors adjectif. Mais quand on dit absolu-ment, il a soutenu la quodlibétaire , ou, je soutiendraidans huit jours ma quodlibétaire, il est substantifMon second fils Charles a répondu à fa première ques-tion quodlibétaire , sort bien, Sc au grand étonnementdc tous ses Auditeurs. Patin.

Que/lions QuodlibÉtaires , ou Quodlibétiques. C’eítainsi ’qu’on appeloft autrefois , dans les Écoles de |Théologie, Sc de Philosophie, des questions mi-nutieuses, conçues en termes vagues, que l’on diícu-, toit autrefois dans les Écoles, Sc dans lesquelles on en-,tastoit argumens fur argumens pour démontrer quel-que puérilité. Et comme il n’y aimit point de matière |qu’on ne sc crût en'état de traiter à l’aide des lieux Jcommuns, on appela ces questions quodlibétaires,A\l |mot quodlibet , tout ce qu’il vous plaira. Quelques uns |ont cru que le mot dc quolibet venoit de là. Voyc\ *Quolibet.

QUOGELO. f. m. Animal du pays des Noirs. Quoge-lum animal. Il ressemble au crocodile.

QUOI. Quid. Pronom qui tient quelquefois du pro-nom relatif, lequel, laquelle, dans les cas obliques>tant au singulier, qu’au pluriel. L’Acad. Ce mot nesc dit que des choies, jamais des personnes, & il aun usage élégant pour suppléer au pronom lequel ,laquelle , en tout genre, Sc en tout nombre. Vaug.Rem. On vous reproche Pemportement Sc la dureteavec quoi vous avez poursuivi votre concurrent. Cettefaçon,de parler avec quoi , a paru 11’être pas du bonstyle. Quelques-uns préfèrent avec raison le pronomrelati t lequel, prétendant que Je relatif quoi ne semet qu’en certaines occasions où il se fait comme uneréíomption de tout le discours, Sc non pas immédia-tement avec les substantifs. D’autres allèguent quel’on le peut servir du relatif quoi, qui est une espècede neutre, à cause des deux substantifs précédens qsefont de différent genre: mais que pour bien parler, >1faut l’éviter. M. L. T. Mais quoi qu’il en soit, l’Aca-démie se sert des exemples luivans pour déterminesla signification de ce mot. C’est un vice à quoi il estsujet; de quoi il ne sc corrige point. Ce sont des cho-ses à quoi vous ne prenez pas garde. Ce font des con- .dirions, fans quoi la chose n’eût pas été conclue. L 6sujet, la cause pour quoi on Fa arrêté.

N’alle\point quitter , de quoi que l’on vous somme yLe nom que dans la Cour vous aver^ d’honnête homw 1 '

^MOLIERE'

Apportez-moi les outils, fans quoi je ne puis travailler. Sine quibus. On le prend austì lubstantiveme*^'Ainsi l’on dit , k quoi pensez vous? ï quoi vous occU-pez vous ? Quoi qu’il en soit, quoi qu’il en anses!voyez à quoi les hommes font sujets. En quoi a-Mfailli? De quoi est-il question? pour dire, de qu c"*'choie ?

En termes de Palais, on dit, Quoi faisant, en d u ° l