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ras, que les enfans des Rajas succèdent à leurs peresdans 1 elpèce de íouveraineté qu’on leur a confe'vée,& que les enfans des Umhras Mahométans perdenttout en perdant leurs peres. Catrou, Hiff'. du Mo-
| gol. Les Indiens comptent quatre âges depuis le com-mencement du monde, & dans le lecond âge qui aduré 1296000 ans, ils mettent les Rajas, ou Kcha-trys, caste noble, mais inférieure à celle des Brames.Le vice commença alors à fe gliller dans le monde.Les hommes vivoient jufqu’à 300 ans, & leur taillen’étoit pas si grande que dans le* premier âge. LettresEdij. & Cur. Rec. X, p. 33,34.
RAJACE, ou RAPASSE. Pierre dure, fort blanche Scfort nette, propre à faire des figures. On n’cn connoîtplus les carrières. L’Hôtel Barrault, & les Autels de laChapelle des Chevaliers d’Angers en font. Dicl. desArts. 1731.
RAJALBUTO. Nom d’un bourg de la vallée de Démo-na, en Sicile. Rayhalbutum. Il est fur la rivière de Ja-retta, à 4 lieues du pied du Mont-Gibel. QuelquesGéographes prennent Rajalbuto pour l’ancienne petiteville ’Sergentium Sc Hergentum , que d’autres placentà Citadella, lied ruiné de la vallée de Noto, à troislieues de celui-ci, vers le midi. Maty.
RAJAMBER. v. n. Enjamber de nouveau. Si la maintout expresse de Dieu fait rajamber les malades versle monde, les Médecins l’attribuent aulsi-tôt à la vertudes réfrigératifs. Cyrano de Berg. T.l, p. tóS 3 /69,mauvais modèle à suivre.
RAJAPOUR. Ville des Indes, au royaume de Vi-fapour, près de la côte de Malabar, environ à vingtlieq.es de Goa.
$CT II y a une ville de même nom , assez considérable,dans les Etats du Grand Mogol, dans la province deBecar.
§CT Et une autre, maintenant ruinée, dans le royaumede Guzerat. On la nommoit autrefois Brodra , ouBroudra.
$ 3 * Ce mot signifie en Indien la ville royale, Sc la ca-pitale où quelque Prince Indien fait fa résidence.
RAJAS. Nom d’un village de la Castille nouvelle en Es-pagne. Raja. On le met entre Madrid Sc Siguença, &on le prend pour l’ancienne Thcrmida , petite villedes Carpétans. Maty.
RAICHER, ou RESCHER. v. a. C’est un terme dont onfe sert en Normandie pour exprimer la recherche qu'onfait dans les arbres des pommes & poires, que ceuxqui les ont cueillies y ont laiílé par mégarde ou né-gligence. C’est à l’égard des fruits dont les Normandsfont leur boisson, ce qu’on appelle glaner par rapportaux grains, &grapiller par rapportaux raisins. Quel-que précaution qu’on prenne en cueillant les fruits ,il en reste toujours à raicher.
RAIE. f. f. Poisson de mer plat Sc cartilagineux. Rata.Le fquelete d’une raie est un vrai monstre qui fait peur.Le foie de la raie est excellent à manger. §CP On di-viíe les raies en trois dalles. La première, comprendles raies-lis es , c’est-à-dii;e, celles qui n’ont point d’aigraillons fur les ailes, Sc peu fur le corps Sc lur laqueue. Raia lavis. La seconde , comprend les raiesétoilées, ainsi nommées, parce quelles ont fur la facesupérieure du corps des taches qui ont la figure d uneétoile. Raia asterias. La troisième, comprend cellesauxquelles on a donne le nom de piquantes , parcequelles ont tout le corps couvert ^aiguillons. Raiaaspera , aculeata. Il y a une grosse espèce de raie qu’onappelle de l’ ange, qui est pins dure que l’ordinaire.Le long de la cote des Abyssins il le trouve des raiesplus longues qu’un bateau , Sc larges à proportion ,dont la peau est si dure, que le harpon n’y peut mor-dre. Recueil de Thévenot. Dans les mers de l’A-mérique il y a des raies de plusieurs figures Sc assez sin-gulières. Hippocrate fait mention de ce poillon, &ilrecommande ía langue comme un pestaire convena-ble dans le cas où les règles font trop abondantes.
On appelle raie de turbot , une certaine forte deraie qui est plus groste que l’autre. Acad. Fr.
RAIE , est aullì une ligne ou trait tracé avec la plume oule pinceau, ou autre chcfe, qui sert à diviser Sc sé-
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paieries choses. Linea , duclus.^sT On tire, on faitune raie íur du papier, fur un plancher, lur une mu-raille. Pour effacer un mot . une ligne , on tire uneraie dellus. Les livres des Marchands ont différentesraies pour marquer la séparation des chiffres suivantleur valeur.
Ce mot vient du latin radia , dit pour radius. MÉn.
Raie, fe dit aullì de tous les autres traits en ligne droite,qui marquent, qui séparent , ou qui diversifient leschoses, ífT soit naturels, tels que ceux qu’on voitlurla peau de quelques animaux ; soit artificiels, tels queceux qu’on volt fur quelques étoffes. Le velours à deuxou trois poils le marque par les raies de couleur quifont fur la lisière. On fait des taffetas , des brocardsrayés, pour en séparer les différentes couleurs. Les tu-lipes qui n’ont simplement que de petites raies 3 nelont pas estimées. Marbre marqué de raies noires.
ch-ar- On appelle aussi raie la séparation des cheveux quife fait íur la tête. Autrefois les femmes le coeffoientà la raie.
IJCT On appelle populairement raie du cul, la sépara-tion qui est entre les deux selles. Radius inttr elunes.Je voudrois qu’on dit interclunium , comme on ditintercolumnium , interscapulum , Scc. espace entredeux colonnes, l’cnrre-deux des épaules.
Raie, en termes d’Agriculture, le dit de Renfoncementqu’on fait en labourant la terre, la séparation qui estentre deux listons. Sulcus ,/iriga. En quelques lieuxon les appelle rais. Du Gange dit que ce mot vientde riga , ou Jlriga , qu’on a dit pour lignifier un J -Ion ce qui est dérivé de rigor } qui lignifie tout ccqui est labouré en droite ligne , ou ,• íelon Frontin ,touc ce qui est entre deux lignes droites. M. De Lau-riere dit que ce lont les sillons qu’on nommoit raies 3parce que ce sont des raies ou rayons qu’on trace furla terre, en la fendant avec le foc de la chai rue.
■íj O11 veut dans 1 Encyclopédie que l’on appelle aullìraies , ces barres de bois qui partent du moyeu d uneroue, Sc fe terminent dans les jantes. Mais le nom deçes pièces, est rais , f. m. & non pas raie, í. f.
Raie, le dit aullì d’une marque ou borne, au-delà delaquelle on ne doit point palier. AL/ctrs difierminans.Ces deux champs font divisés par uns/ raie qui leursert de borne. Les enfans ont plusieurs jeux où il nefaut pas palier la raie. Quelques uns croient que cettefaçon de parler a Popilius Lenas pour Auteur, lequelayant été envoyé en ambassade vers Antiochus , il luidonna ordre delever le siège d’Alexandrie, où il te-noir assiégé Ptolomée Philometor roi d’Egvpte, Sc ilfit un cercle autour de lui avec une baguette qu’il te-noit à la main , en lui commandant de dire clairementía réponse avant que de palier la raie, Sc dp sortir dece cercle : ce qui étonna tellement Antiochus , qu’illeva le liège. D’autres donnent une origine récente Scburlesque à ce proverbe.
A la Raie: façon de parler adverbiale, qui signifiel’un portant l’autre ; le bon compensant le mauvais.Les chevaux de cette troupe coûtent cinquante pis-toles à la raie. Cette locution vieillit.
RAJEUNIR, v. a. Sc n. Faire devenir jeune , ou deve-nir jeune ; redonner ou reprendre la jeunelle. An-nos renovare , revirescere , iterùm juvenescere, primosannos recolligere. On a feint qu’il y avoir une fontainede Jouvence qui avoir pouvoir de rajeunir. La Fablea dit que Médée avoir rajeuni Efon. Vopiscus Fortu-natus Plcmpius dans le livre qu’il a fait des Fondemensde la Médecine, soutient qu’on peut naturellementrajeunir 3 Sc cite l’histoire d’un fameux GentilhommeIndien, qui vécut 340 ans; Sc qui rajeunit par troisfois; Sc celle d’un ministre d’Angleterre, qui , à 1 âgede cent ans fut guéri de toutes les incommodités dela vieilleílc qu’il avoir senties; il lui poulîìa des dentsnouvelles, les cheveux lui revinrent, la vue fe forti-fia , Sc il ne mourut qu'à 114 ans. A 3 " Pour croire aurajeunissement, il faut être entêté des rêveries des Al-chimistes, qui prétendent opérer ce merveilleux chan-gement par le moyen de la Médecine universelle, cetélixir incomparable auquel ils donnent des titres si fas-tueux. Quand on dit que le serpent rajeunit tous les
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