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Tome septieme. [PRO - TE.]
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RAI

me des tiges Sc des branches, ce font des cloches éva-sées £*: coupées íur les bords en cinq parties , de cou-leur bleue , tirant íur le purpurin, soutenues par uncalice tendu en cinq pièces, Sc attachées à des pédi-cules longs. 11 leur succède des fruits membraneux di-vites en trois loges, qui renferment dcsíemences me-nues , luisantes. Ses racines font longues Sc grotlescomme le petit doigt , blanches. Toute cette planteelt empreinte d un tue laiteux. C. Bauhin l’appellc ra-punculus esculentus , ôc M. Tournefort, campanularadice esculenta , flore curuleo. H. L. Bat. On mangela raiponce en talade dans le printemps.

La raiponce doit être choisie jeune, tendre, Se quiait été cultivée avec loin. Elle fortifie l'estomac, aideà la digestion, este est apéritive & propre pqur la gra-velle & 1., pierre: elle déterge, & résisteau venin.Ellecontient beaucoup d acide Sc de flegme , médiocre-ment d huile : On en retire austì un peu de sel alkali.Elle ne produit point de mauvais effets à moins qu’onn’en uíc immodérément.

£'-3“ M. Lemcry dans ton traité des alimen^ écrit ré-ponse.

On dit proverbialement , qu’un homme a mangédes raiponces , quand il s’eíf ruiné à cautionner lesautres; par une mauvaite allusion au mot de repenses.

RAIRE. v. a. Rater , couper le poil jutqu’a ta racine.Radere , tondere, ll ne te dit qu en ces phrases pro-verbiales. A barbe de fou on appfend à raire. Un bar-bier r ait 1 autre. Et en celle ci au participe, il ne tes»ucie ni des rais, ni des tondus; pour dire, il ne tefmcie de personne. Ce proverbe est originaire deTroie en Champagne, où il y avoir une famille bour-geoise nommé Re% , qui étoit tl puissante , qu’elleetoit redoutable à tous les autres habitans. Mais l’undeux, ennuyé de ce qu’on lui faiíoir trop souvent desm en i ces de ta part, d:t qn’il ne le íoucioit ni des B.erni des tondus: ce qui fut tellement applaudi, qu’iltarifa en proverbe.

v3* Raire. v. n. Terme de Vénerie qui exprime le cridu cerf quand il est en rut. On dit austì réer Sc rere.Voyeç ce mot.

RAIS. f. m. Vieux mot, au lieu duquel on dit mainte-nant rayon. Radius. Trait de lumière que jette uncorps lumineux. Chapelain a dit en parlant de la lune :

Et de ses rais fait honte aux rayons du soleil.

Il est vieux en poésie, Sc hors d’ufage en prose.

Rais. f. m. Vieux mot. Rais des yeux, ou la vue. Clos s.fur Marot.

Rais , se dit austì des bâtons d’une roue qui sont encla-vés dans le moyeuparun bout, & par l’autre dans lesjantes. (siT Radius. On dit austì rayon. Ce font lesrais qui portent les jantes. Il y a un rais rompu à cetteroue , il faut en mettre un autre. Aux roues des mou-lins on les appelle des bras.

Rais de cœur. Terme d’Architecture. Ornement accom-pagné de feuilles d’eau qui te taille fur les talons. Da-viler.

Rais, en terme de Blason, fe dit de l’efcarboucle qu’onpeint (ur les écus avec huit rayons , ou bâtons pom-metés qui en sortent en croix Sc en sautoir. Radiatusc arbunculus. On appelle austì rais , ou rayons destraits de lueur éclatante sortant d’un corps lumineux ,comme font ceux du soleil & des étoiles, dont onspécifie le nombre , quand ils passent celui de seize,“ l’ógard du soleil , Sc celui de cinq , à l’égard desétoiles. On appelle austì rais, les pointes des molet-tes d'éperon , Sc les rats des roues.

Rais. Préposition. Foyer Rez.

r * xilt ' ^ r °y c \ Raire -

oEAU. f. m. Rets de chasse. Rete venatorium. Voy.

tvESfc Au>

RAISIN, si m . Fruit de la vigne qui vient en grapes,S m e . bon à manger & à faire du vin. Racemus, uva., n Y 01 5j. Principales espèces. Le morillon hâtif, oude la Madelaine 3 qui vient à une vigne précoce, estun t asm noir. Fìtis prœcox Columelht. Le morillontacone , vitis fubhirfuta , qui est meilleur que le pre-Tome VIL

RAI i$i

cèdent pour faire du vin. Le morillon noir ordinaire ,Vitis pr&cox Columella acinis dulcibus , nigrantibus ,est doux Sc íucré. En Bourgogne on le nomme pineau,Sc à Orléans auvernat. 11 y a aulti un morillon blanc.Le raisin d*Autriche à la feuille de persil dit de Ciou-ta. Le Chajjelas, ou Bar Jur-Aube blanc , vitis uvâperamplâ, acinis albidis, dulcibus , durioribus, est unexcellent raisin. Il y en a austì un noir, acinis dulci-bus , nigricantibus qu’on nomme en Provence & enLanguedoc raisin grec. Le muscat blanc, Sc le muscatrouge. Le muscat noir , Sc le muscat long, ou le passemusqué d’Italie, uva apiana. II a une grape longue ,grosse Sc prctîee. Le piquant Paul, est un raisin blancfort doux, dit bec d'oiseau, parce qu’il aboutit enpointe des deux côtés. Le raisin Suisse, dont les grainsfont rayés de blanc. Le fang-moireau. Le jroiman-teau. La blanquette de Lmoux est un raisin blanc. Larochelle blanche Sc noire. La malvoisie est un raisingris fort sucré, qui avec le raisin gris d’Orléans, est leplus fondant des raisins. Il y a austì une malvoisierouge, ou de couleur de feu, qui a le grain petitSc fort Iucré. Le maroquin cu barbarons, gros rai-sin violet, qui a des grapes dune grosseur extraordi-naire. Le rasin d'Ajrique qui a des grains gros com-me des prunes. Le raisin d’Italie, dit Pergoléfe. Lcrognon de coq, eípèce de bouulelas blanc. Lc bourde-las : il y en a de blanc, de rouge, Sc de noir. Lenoirauc dit plant d’Espagne, ou teinturier , ale grainfort ferré , teint fort noir. Son suc est tort plat, & neíert qu’à couvrir lc vin, & est bon pour les blessures.Le ploque est un rasin qui restemble au noiraut ,mais qui ne teint point. Le raisin de Corinthe est unraisin délicieux <N sucré, dom le grain est fort menuSc preste, Sc la grape fans pépin. Uva Corinthia. Il ya austì un Corinthe rouge, ou violet, qu’on nommele gros Corinthe, qui est une eípèce de Bar-fur Aube.Le janetin est un raisin blanc, dit muscat d'Orléans,qui est fort sucré, Sc restemble au mélier, ou plutôtà la malvoisie. Le beauráer est un raisin tirant fur legouais blanc, ainsi nommé parce qu’il est commun àBeaune. Le Bourguignon est un raisin noir aflez gros,Le Damas est un excellent raisin à manger, dont ft.grape est fort grosse Sc longue, le grain très gros, long& ambré ; qui n’a qu’un pépin. 11 y en a de blanc Scde rouge. Le mélier est un raisin bon à manger, Sc àfaire du vin: il y en a de blanc, de noir & de verd.Le gnamet blanc Sc noir. Le gouais blanc Sc violet ,dit a fleur, qui a une grape, & dont lc plant dure unsiècle en terre. On fait diverses préparations de raisins .Des raisins Léchés au lolcil, cuits au four; raisins decaisse; raisins confits, ou raisins lecs, que les Méde-cins appellent uva pasia. Les Apothicaires appellentles ra sins de Damas, fisibum, du mot Arabe \isib ,qui signifie raisin.

Raisins picardans. Ils approchent assez des Jubis, maisils font plus petits Sc plus furs. Ils viennent de Pro-vence Sc de Languedoc en grapes.

Raisins de Calabrc. Ils font d’un très bon goût, quoi-qu’un peu gras, & viennent par petits barils.

Raisins aux Jubis , que l’on appelle communémentraisins en caisse, ou raisins de caille. On les tire pourl’ordinaire de Provence.

On figure la terre de promistion par une grape deraisin, portée par deux hommes. Au Perou, on a trou-vé des grapes de raisin pesant huit ou dix livres. LePoe te Anacréon mourut en avalant un pépin de raisin.On dit austì raisin de lierre, parce qu’il vient en grapecomme le raisin.

Raisin de mer. f. m. Terme de Botanique. Arbrisseauqui croît à la hauteur d’un homme. Son tronc estquelquefois gros comme le bras, jettant plusieurs ra-meaux grcles, déliés, presque comme ceux du jonc,séparés par des nœuds, comme en la prcle, de cou-leur noirâtre, fe divisant en plusieurs rameaux, def-quels les sommités font dures, pointues Sc épineuses.Il n’a point de feuilles; fes fleurs sortent des nœuds,& font disposées en petites grapes de couleur herbeuseblanchâtre. Il leur succède des fruits semblables à desmûres de renard,accumulés ensemble comme des rai-

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