RAI
conséquent, que l’antécédent de la seconde contientle sien, ou bien lorsque 1 antécédent de la premièreest autant de fois contenu dans ion conséquent, quel’antécédent de la seconde est contenu dans le lien.Ai;iíi la raison de 1 1 à 6 est égale à la raison de 48 àM* Et la rai j on de 3 à 6 elt égale à la raison de y o à100.
£G“ Deux raisons égales forment une proposition géo-métrique. k'oye'^ ce mot.
Raison directe, raison inverse. Vòyc{ ces mots
Raison le dit proverbialement en ces p braies. C’est laraison que c bar un soit maître en la maison. Jus ,Aquum , ratio. On ditd’un homme de bien, qu’il vitselon Dieu ik ra son. O11 dit iivni ìuement, la bère araison , quand 011 le rend au lentnncnt d une personnequ’on témoigne mépriíer. On dit audì d’un coq a 1 a-ne, d’un galimatias, qu il n’y a ni rime ni raison.
A raison. Façon de parler adv. qui lignifie, à propor-tion, fur le pied. Habita ratione , proportione. Jevous payerai cette étoffe à raison de dix livres 1 aune.Il lui doit 1 échange de dix nulle livres , à raison dedix pour cent.
RAISONNABLE, adj. de t. g. Qui est pourvu de rai-son, qui a la faculté de raisonner. Rationis particeps ,compos , ratione prœditus , rationalis. On définitl'homme un animal raisonnable. L ame est raisonna-ble tk immatérielle. Les hommes qui font tant les rai-sonnables , ue raisonnent jamais que dans les occa-sions où il ne faut pas raisonner. S. Féal. Etre rai-sonnable & í.ivo r bien raisonner sont deux choses touta-fait disterentes. Le Droit Romain commande com-
me à des hommes raisonnables , & non pas comme àdes sujets qui font obligés d obéir. Le Mai. La com-munication des peníées qui le fait par le commercede la conversation. est le commerce le plus doux dela vie raisonnable. V al.
On appelle dans 1 usage du monde une femme rai-sonnable } celle qui 11'est point galante, de qui ne veutpoint entendre parler de coquetterie. Ce lont des créa-tures enjouées, vives, folles; j'ai me mieux cela centfois que des temmes raisonnables. Le o âge. Les plusbelies lemmes ne font pas touj urs les plus raisonna-bles. S. Réal. Le Duc de Bavière emporta une fortvilaine idée des femmes de Raris. Voilà l’obligationque les lemmes rasonnibles ont à celles qui ne le í’pntpas. Madame Du Noyer.
Raisonnable, signifie audì, équitable, juste, traitable,q ìi íe paye de raison, qui entend raison, homme dontla conduite est conforme a la raison : & en parlantdes actions, dant le motif est conforme à la rai-son. AEcfuus j juftus , honestus y tractabilis , facilis }commodus. Ce Marchand est fort raisonnable y il ncvend point trop cher fa marchandile. Jc ne trouvePersonne plus raisonnable que cet homme , il ne pro-pose que des conditions raisonnables. Il y a des dou-
. Ruts fì sensibles, ou’il semble qu’elles nous diípen-leut pour quelque temps de !a nécessité d’ctre raison-nables. Dise. d’EiV Celui-la n’est pas raso -nable , àqni le hasard fait trouver la raison; mais celui qui lac °nn >it, qui la discerne & qui la goûte. Roch. Quand°h ne cherche qu à faire du bruit, ce ne font pas les
. ca mttères les plus raisonnables qui y font les pluspropres. Font. Son humeur burlesque lui sit dite desch îles plus pi puantes que raisonnables. G. G. Pourtiret quel.jue fruit de la société civile, & y trouverde l’agrément, il ne stuc voir que des personnes rai-stsinables. Bell. Quand on dit que le Droit, en qua-lité de Loi, oblige a ce qui est raisonnable y ou lelonG raison . 01a entend dire qu’il oblige aux choies quihc nous sont prescrites que par 1 honnêteté; mais quip certaines rencontres ne laiflenc pas d’obliger avec* Ju'v eme l *£ ueur °l ue ce sttii nous est ordonné par la' U c °mme feroir de tenir fa parole à un voleura î u > on a promis avec ferment. Courtin.aisonnable , f e dit aussi de ce qui est médiocre, con-venae e > j UifBf ant- Conveniens y idoneus. Cet appar-tement n est p as magnifique ; mais i! est raisonnable,
une grandeur raisonnable. On vit dans la Province àU11 prix raisonnable y c’est à-dire, médiocre.
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Raisonnable, íe dit auísi de ce qui est fait comme ilfaut. Consentaneum. Je ne lui vois rien de raisonna-ble que la taille Sc le souri;. Ablanc.
Raisonnable , le dit aulli substantivement. Lesvers burlelques lont une Poëlìe monstrueuse, fruit ri-dicule d un génie allez second pour inventer, & troppeu réglé pour le contenir dans les bornes du raison-nable. Mém. de Irév.
RAISONNABLEMENT, adv. D’une manière raisonna-ble, fusillante, convenable. Ex <tquo y jure , juste- Onne lé plair qu’à la bagatelle ; & rien n’est pius triste ,pour bien des gens, que de parler raisonnablement.Bell. Il y avoit a ce repas raisonnablement à manger.Cet homme n’est pas loir riche, mais il a du bien rai-sonnablement pour vivre.
0 CF On dit quelquefois en plaisantant, cette femme estraisonnablement laide, pour dire, très-laide.
RAISONNANT pour raisonner a été employé par Mo-lière dans Í011 Malade Imaginaire, A cl'. 11 y Sc. 6 oùla marâtre Beline dit à Angeliçue qui venoit de lui re-procher dune manière indirecte les vues inrércltéesqu elle avoir eues en épousant Argan : je vous trouveaujourd’hui bi enrasonnante, Sc je voudrois bien sa-voir ce que vous voulez dire par-là. Ce mot en ce feus,n’a point été employé par d’autres Auteurs.
RAISONNEMENT, f. m. Acte de l’enccndement parlequel on arrange les preuves dans l’ordre où elles doi-vent erre pour trouver la vérité, pour porter un juge-ment droit, tk tirer une juste conclusion. îsT C estproprement un enchaînement de jugemens dépendai sles uns des autres; un acte de l’eípric par lequel aprèsavoir compare deux idées conjointement ou séparé-ment avec une troisième, nous jugeons que Rime oul'autre, ou toutes les deux conviennent, ou 11e con-viennent point avec la troisième. Voy. Syllogisme.Discursus y ratiocinatio. Pat l'idce ou perception) es-prit perçoit une choie fans aucun rapport à une autredans Je jugement il perçoit le rapport qui le froqveentre deux ou plusieurs choses, dans le raisonnementil perçoit les rapports perçus parle jugement. Tout leraisonnement consiste à tirer d’un principe connu, uneconséquence qui n’étoit pas connue. L’homme fcul estdoué de raisonnement. Le raisonnement ne fe per ec-rionne qu’avec beaucoup de lenteur. Font.
Raisonnement , fe dit auísi d’un discours raisonné,d’un argument, des différentes raisons dont 011 íe sertdans une affaire, dans une question. Argumentum.Voilà un raisonnement solide Sc démonstratif. Réíou-dre un raisonnement captieux, détruire, démêler unraisonnement sophistique. Les femmes fe font un mé-rite de n’encrerpas dans un grand raisonnement . Bay.Le silence d’un homme íage vaut mieux que !e rai-sonnement d’un Philosophe. S. Evr. Il y a des gens sipreocupes d’cux - mêmes que le premier principe deleur raisonnement y est qu’il est infaillible, Sc que ce-lui des autres est faux. M. Es p. Le Barbon de Balzacétoit fou à force deícience & de raisonnemens. Bouh.Ceux qui íe laissent tromper par des raisonnemensfaux, parce qu ils ne font pas capables d’en reconnoi-tre la fausseté, ne le íeroient pas d’cntendre les règlesque l’on en donne , & encore moins de les appliquer.Log. Les raisonnemens à plusieurs branches fatiguentl’efprit, qui demande qu’bn le conduiíe par un che=min agréable. Cl. Socrate fe fert du raisonnement mê-me pour montrer qu’on ne peut savoir ce que c’est queraison. S. Evr.
tg? On dic faire des raisonnemens a perte de vue, pourdire, des raisonnemens vagues & qui ne concluentrien.
Raisonnement , est un lieu dans la Rhétorique, qui estune elpèce de ceux qui regardent la qualité du chefde la question dans le genre judiciaire. Or ce lieu est,quand, de ce qui est écrit, on infère ce qui n’est pas
I écrit. Une loi défendoit qu’aucun, qui feroir né d unefemme publique, ne parlât en public. Le fils d’unhomme qui trafiquoit de ces fortes de femmes, vou-lut parler, 011 l’en empeeha. Il représenta qu’il étoitlégitime, on lui répondit que la loi ayant envisagél’honnêteté publique, elle défendoit tout ce qui étoit