,-ï Ási RAM
RAMENTEVOLR. V. a. 6c récip. Ramentevolr une choseà quelqu’un, c’est lui en rappeler le souvenir : in me-moriam revocare. Se ramentevolr une choie, c’est s’ensouvenir. Recordari. Faire souvenir 6c le íouvenir. J’aifait défense à mes lens aveuglés de me plus ramente-voir cette ingrate. Malh. Ce terme est aujourd huibanni dc la Poëue , 6c même de la Prose. Il n’est bontout au plus que daus le style épistolaire. Mén. Mé-nage le dérive de remcntere.
RAMEQUIN. í. m. C’est une espèce de ragoût qui estfait de fromage étendu sur une rôtie aflaiíonnécavecdu sucre, du poivre, ou autre épicerie. Panis tojlus.On fait aulìì des ramequins avec des rognons hachésavec du pet fl, un jaune d’oeuf 6c autres aílailonne-mens, qu’on étend íur du pain, qu’on fait eníuitc rô-tir dans une poêle ou fur le gril.
RAMER. v. n. Tirer à la rame dans les galères, dansles bateaux. Remigare. On remorque les bateaux àforce d c. ramer. Les forçats rament pour faire voguerla galère. Ablanc, Je cours fortune de ramer dans lesgalères d Alger. Voit. Nos bateliers (Indiens) ramentd une manière bien différente des nôtres. C’est avec lepied qu ils font jouer 1 aviron, 6c leurs mains leur fer-vent d'hypomoclion. Lett. Leif. et Cur. Rec. IX,p. 421,4x2.
Ramer signifie figurément, prendre bien de la peine,avoir beaucoup dç fatigue. 11 aura bien à ramer avantque de parvenir où il veut. U a bien ramé pour faireía fortune. Acad. Fr. Il est du style familier.
ifiT Ramer, fe dit en Fauconneiie, d un oiseau qui sesert de ses ailes comme de deux avirons.
l 'fT RAMER. v. a. Terme de Jardinage. C’est souteniravec des rames ou branches d arbres fichées en terre ,des pois ou quelque autre chose dont la tige est foi-ble. Ramalibus'julcire, palare , adminiculari. On ra-me des pois, des capucines, des haricots. Il y a despays où I on rame le lin.
O11 dit proverbialement d’un homme qui veut faireune choie qu’tl ne lait pas faire, qu’ils’y entend commeà ramer des choux, parce qu’on ne rame point les choux,qui n’ont point beioin de rames pour le soutenir.
Ramer ou Arramer. Terme de Draperie. Etendre une
f tièce de drap encore mouillée fur la rame, afin, qu’ena tirant à force de bras, 011 la fasse venir au point delongueqt & de largeur qu’on veut lui donner. Cetteopération ne peut que rendre les étoffes défectueuses;parce qu’en les tirant ainsi, sur-tout si le tirage estoutré, on désunit néceílairement la chaîne d’avec latrame, 6c 1 étoffé devient lâche, creuse 6c inégale. Ilest évident que la rame détruit ce qu’avoit fait le fou-lon. Austi, pour prévenir les inconveniens qui résul-tent de l'abus des rames, a t on fait plusieurs régie-mens concernant 1 usage qu’on en doit faire.
RAME , EE. part. Palatus. Pois rainés.
On appelle balles ramées , deux ou trois ballesde plomb, jointes ensemble par un fil d’archal tortillé.Catapultante glandes veruculo trajecit & illigat*. Onle dit aussi des boulets qu’on appelle autrement anges.Voyez Ange.
Rame, le dit aussi en termes de Blason, en parlant dubois du cerf. Jnfibulatus. C’est la même chose quechevillé. Voy. ce mot.
RAMEREAU. s. m. Jeune ramier. Palumbi pullus 3 pa-lumbulus.
RAMF.SSÈS. Ville bâtie par les Hébreux du temps qu’ilsétoienr en Egypte. Elle prit apparemment son nom duRoi qui les faisoit travailler.
RAMETTE. s. f. Ferme d’Imprimerie: C’est un châssisde ter qui n’a point de barre dans le milieu. Crates typo-graphicus. II lèrt a dresser les formes pour les ouvragesqui n’ont qu’une feule feuille, placards, affiches, 6cc.RAMEUR, f m. Qui rame. Remex. Il y a des rameursgalériens cu forçats, qu’on fait ramer par force furiesgalères, d autres font de bonne voylie, qui se louentpour de l’argent. Il faut mettre six rameurs pour re-monter ce bateau.
RAMEUX, RUSE, adj. qui jette beaucoup de bran-ches, qui fc divise en plusieurs rameaux. Ramosus.Cc mot est fort en usage dans la Botanique. L’abíyn-
RAM
the Sc le romarin font des plantes fort rameuses. Cemot convient à plusieurs parties des plantes. Radixramosa, racine qui íe divise en branches. On dit demême caulis ramosus , une tige rameuse. Fléchier par-lant du bois de 1 élan, a dic que íes cornes font ra-meuses. Cornua ramosa. En termes de Chaste on au-roit dit, son bois a plusieurs andouiilcrs.
fJCT Suivant quelques Physiciens, 1 air est un corps dontles parties font déliées, agitées, rameuses , pliantes,ayant leur roideur 6c leur ressort. La terre pure 6c fansmélange est un corps dont les parties font rameuses6c fort grossières ; rameuses, car dès qu’elles font join-tes ensemble, c’est un composé qui a beaucoup deconsistance.
RAMEZ 1 . í. m. Nom d’homme. Remedias. S. Ramesétoit Evêque de Gap. Le Martyrologe en parle au 3 Fév.
Ce mot s’est fait de Remedius, en changeant le pre-miers en a , &le d en £. Remedius , Ramedius, Rame--die , Ramese, Rames.
R AMIER. f. m. Pigeon sauvage, qui fe perche fur les ar-bres. Palumbes , palumbus. Dela vient qu’on l a appelsramarius en Latin. Il est plus gros que le biset. Ses pe-tits s’appellent ramereaux.
Ramier, ou Roumier, 6c Palmier, f. m. Qui s’est dicautrefois pour Pélérin, à cause des rameaux de palmesque portoient ceux qui venoient de Jérusalem; 6c lesautres de Rome , à cause de la ville de Rome d ortil venoient: on les appeloit aussi des Romicus. Borel-Peregrinus.
RAMIFICATION, f. f. Production de rameaux, ou defigures qui ressemblent à des rameaux. Ramorum autjigurarum ramis fimilium produclio. Dans les arbresla ramification ne commence ordinairement qu’au-deflus du tronc. Quand il gele, il fe fait la nuit des ra-mifications fur les vitres d’une chambre où il y a dttfeu. Les Dendrites ont des ramifications colorées.
fjCT En Botanique on entend par ramification, la dispo-sition des branches considérées en elles mêmes, 6c re-lativement les unes aux autres.
Ramification. Terme d’Anatomie, qui se dit de la di-vision des artères, des veines 6c des nerfs qui sortentd’une tige commune. Ramificatio , in ramos exten-
IfT Ramifier ( se) verbe récip. Se partager en plusieursbranches ou rameaux. In ramos abire , distribui, di-vidi. On le dit au propre des arbres, dont les bran-ches fe divisent en rameaux, 6c des vailleaux du corpshumain, qui font regardés comme des branches parrapport aux rameaux dans lesquels il fe divisent. Cetteveine, cette artère íe ramifie en une infinité de petitsrameaux.
tfiT On l’emploie quelquefois au figuré. Les idées de M.de Leibnitz font étendues, vastes : elles partent d’a-bord d’une grande universalité , qui est comme letronc, 6c ensuite fe divisent, fe subdivisent, 6c, pourainsi dire, íe ramifient presque à l’infini avec un agré-ment inexprimable pour l’csprit, Sc qui aide à la per-suasion. Fonten.
RAMILLES 6c RAMASSIS, en termes d’Eaux 6c Fo-rets , fe diseur des bois qui restent dans les forêts ,après qu’on en a tiré le bois de corde 6c les cotterets,6c qui ne peuvent servir qu’à mettre en bourrées. Ra«malia minora.
RAMILLIES. Village du Brabant près des sources de laGééte, qui n’est remarquable que par la célèbre ba-taille qui s’y donna le 23 Mai, jour de la Pentecôte,en 1706, entre l’armée des Alliés commandée par lePrince Eugène de Savoie, 6c par le Duc dc Malbo-roug, Sc celle de France commandée par 1 Electeur deBavière, 6c Ie Maréchal de Villeroi. Cette bataille cutde terribles suites. Nous la perdîmes par la mauvaisedisposition de nos troupes qui fe débandèrent. D-SRieurs firent afficher dans Paris : « Il s est perdu à Ra-» millies , le jour de la Pentecôte, une armée de cir ",-quante mille hommes; il y a mille Louis pour ceu*w qui en apporteront des nouvelles
RAMINAGROBIS. f. m. ( V oiture dit Rominagrobis, SCc’est en effet ainsi qu’on dit communément. ) Ter m cpopulaire, qui fe dit d’un homme qui est gros, fier»