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Tome septieme. [PRO - TE.]
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RAM

riche,, ou qui tient sa gravité. Arrogans 3 dives 3 fu-,perbus 3 tragicè gravis, atra fastu turgidus. C’est unvieux mot François fait par corruption de domineGrobìs.. Cc mot Gbonis íìgnisioit autrefois Seigneur 3ou Aíylord. Borel.

Grobìs j paroir désigner un gros Moniteur de ville, ducaractère de ceux à qui est bien due la répétition duterme de Monsieur dans la suscription des lettres qu’onleur écrit, Raminagrobis est un composé de Raoul ,d’hermine & de gros bis ; & fous ce nom, qui signi-fie proprement un chat qui lait le gros Monsieur íousfa robe d’hermine, Rabelais a entendu Guillaume Cré-tin, Chantre & Chanoine de la Sainte Chapelle deParis, 8c Trésorier de celle du Bois de Vincennes, aííez

- tnechant pocte qui écrivoit 1 Histoire de France envers François, à ce que dit Pasquier.

On se íert de cc mot dans le discours familier pourdesigner un gros chat. Felium princeps , primarius.

Rapportons-nous dit-elle , à Raminagrobis,C’étoit un Chat vivant comme un dévot Ermite 3Un chat faisant la chatemite 3Un saint hommede chat, bien fourré 3 gros & gras ,Arbitre expert fur tous les cas.

Fables de la Fq-ht. part.j 3 l. i 3 f ab. ij.

Voye% l’étymologic de Ménage.

RàMINGUE. adj. dc t. g. Terme de Manège. C'est uncheval retifqui résiste aux éperons, qui rue, qui lanteplusieurs fois de fuite en l'air pour jeter cubas le cava-valier. kquus refit ans.

RAMISTE. adi. f. C’est l’cpithète qu’on donne à 1 ’/& àl’M, lorsqu’ils lont consonnes. Ce tut vers le milieudu seizième siécle qu’on commença à distinguer les /& les /^consonnes des 18c U voyelles. Pierre Ramus ,ou de la Ramée imagina cette distinction si utile dansnotre orthographe, d’ofi ces deux lettres ont retenu lenom de consonnes ramifies. Il mit en usage cette in-vention dans fa grammaire latine, imprimécen 1547 .Mais il ne suivit pas exactement cette distinction dansles autres ouvrages qu’il publia dans la luite. Ce tutGilles Beys, Libraire à Palis, dit l'Abbé Goujet, quiayant connu Futilité de ces consonnes ramifies 3 lesemploya le premier dans sédition du Commentaire deClaude Mignault sur les Epîtres d’Horace, qu’il fit1 chez Denis Duval.

^ pays que les Arabes appellent Ta-lafiins ; c est la Palestine,

RAMLÉ. Voyeg Rama.

RAMMEKENS, ou ZÉÉBURG. Nôms propres d'un châ-teau construit parl’Empercur Charles-Quint. Ramua ,Zeeburgum. 11 est fur la côte méridionale de File deWalchércn, enZéélande, environ à une lieue de Fiefsingue & dc Middelbourg. Maty.

RAMMERLSBERG. Grandemontagfìe d’Allemagne dansla Saxe, au-dessus de la ville de Gosiar.

RAMOINDRIR. v. a. Rendre moindre. Minuere 3 immi-nuere. U ne se dit point. Uoye^ Amoindrir.

RAMOITIR. v. a. Rendre moite. Madefacere. Lebrouil-lard ramoitide linge qui est à l’air.

RAMOLADE. s. f. Terme de cuisine. On appelle ramo-lade unc elpècede sauce que l’on prépare pour y man-? £ t la viande & le poisson.’La fcùnolade est ordinaire-ment composée d’Anchois, de persil, dc câpres , 8cde ciooule , hachés'ensemble dans un jus de bœuf.Mais on peut y ajouterplusietirs autres assaisonnemens.AMOLLIR, y. a. Rendre une chose plus molle, plussitrilc a-reóevoir des empreintes. Mollire , emollire. LesChauffc-cires font des Officiers de Chancellerie crééspeur ramollir la cire avec de l’eau chaude. Il faut,Peur labourer, que la pluie ramollisse un peu la terre.

On dit entérinés dcFaùçonnèúe',ramolliroucpon-8 er un oiseau , loríqu’avec sine épongé trempée on ra-

m ° lit son pennage pour, le dresser. SponguLsemotâremolliri. - - : i.ï; ■ 1 .Ai :

Ramollir^ f e jj t au j|j figur^mçntcnimoralé. 'Marìsuefa-C ] re 'r j CCEln ee ryrafi'L’,éssrbr peu ramolli 3 il n estP us h dur qu’il ffoir. Les délices 'dtKAtpbvìf rarnbtl.i-

. rent 1 £ courage des fol d ars d’Annibií. Fffernináïe. Us

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n’ont point été raOToZ/is par le désir des plaisirs. Ablanc.Mauvaise locution.

RAMOLLI, IE. parc. Mollitus 3 emollitus.

RAMOLLISSANT. Adj. souvent employé substan-tivement, íynonyme d’émollienr, qui est plus cn usa-ge. Terme de Médecine. Médicament qui ramollit ,qui relâche, qui réíout les duretés contre nature d ucorps , & qui le remet dans un état naturel, qui rendla íouplellc aux parties íolides trop tendues, 8c la flui-dité aux liqueurs épaisses. Emolliens remedium. Onl’appellc autrement ramollitif ou malaciique . On metparmi les ramollïffans , la mauve , la guimauve ,la mercuriale , les oignons de lis, la graine de lin, lebeurre, la cire , la gomme ammoniaque.

RAMON. si m. Vieux balai pour balayer les cours & lesrues. Scopa. Ce balai de bouleau est usé, cen’estplusqu’un ramon pour nettoyer les grosses ordures. On ap-pelle austì ramons les balais dont on se sert au pres-soir, pour ramasser le marc.

Ce mot vient de ramus 3 parce qu’on sait des balaisavec des branches d’arbres. Il n’est plus en usage.

RAMONETTE. Voye ç Raquette.

RAMONNER, ou RAMONER, avec l’Académie. Net-toyer le tuyau d’une cheminée, cn faire tomber toutela suie. Camini spiraculum verrere , fuliginem è cami-no detergere. La Police enjoint de faite ramonner lescheminees, de peur que le feu 11 ’y preunc.

ifiT RAMONNÉ, ÉE. part.

RAMONNEURjOu RAMONEUR.Celui qui ramonneles cheminées Fuliginis scoparius. Ce lont des Sa-voyards qui font le métier de ramonneurs. On les ap-pelle ironiquement piquiers de Savoie.

RAMONNE USE. f. f. Terme de Fleuriste. Tulipe co-lombin oblcur, colombin clair 8c peu dc, blanc. Mo-RIH. .

RAMORU, RAMERU. Nom d’un bourg de la Cham-pagne, en France. Ramcrucum, Ramerudum.W estlurl’Aube. à six lieues de Troies, vers lc nord. Maty.

RAMOTH-GALAAD. C’étoit anciennement une villedes Hébreux Ramoth - Galaad. Elle étoit au delà duJourdain dans la Tribu de Gad, près du Jaboe , à unelieue de Beth-San , vers le levant. Cette ville écoitune de celles qui servoient de refuge ou d’aíyle auxmeurtriers involontaires. Maty.

RAMPANO , ou CASTEL RAMPA NO. Nom d’unbourg bien fortifié. Castrum BMmpanum. Ancienne-ment il s’appeloit Asope , Afopus , & se nomme en-core Aj'opo. Il est en Moréc, dans le Brazzo di Maina,Malvasia, fur le golfe dc Caficl Rampano , que l’onnomme plus ordinairement le Golfe de Colochina.

RAMPANT, ANTE. adj. Qui marche cn se traînant surla terre, qui se traîne fur le ventre. Repens } reptans.Les animaux qui 11 ’ont point de pieds lont obligés d e-tre rampons. Ils voyent cent monstres marins ram-pons autour d’eux. Vaug.

Un ver , une fourmi 3

Un infecle rampant, qui ne vit qu à demi. Bon..

fCT Rampant , en Botanique , se dit de la partie desplantes qui s’étend fur le terrain ou dans la terre iui-vant une direction horizontale. Repens. Toutes lesplantes sarmenteuses, dont les biançhessc couchentfui terre, parce que la rige n est pas assez forte pourles soutenir, sont des plantes lampantes , comme lescucufbítacées. Les racines qui s étendent en terre àune petite profondeur , font des racines rampantes.

Rampant, ante. Se dit d un corps naturel vif 8c ac-tif lorsqu’il a perdu sa vivacité & son action. Iners ,evanidus. Les eaux de Bourbon transportées & refroi-dies demeurent rampantes & sans action, parce.queleur principal agent, qui est lc soufre, s’est évaporé.Mbm. de-Tr. : v

Rampant, se dit figurément en choses morales, & si-gnifie , bas, servile, qui ii’a point d élévation de ccrurou d’esprit. Jhimìlis & abjeílus. íff Qui dit hommerampant , dit homme vile méprisable , qui fait bas-sement íaçohr-aux Tssasids, & capte leurs faveurs parde busses complaisances pour eux. Ame rampante.

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