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Tome septieme. [PRO - TE.]
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£>ottr travailler sur le papier, sont de corne transpa-rente, au travers de laquelle on voir plus préciíémcntles degrés qui couvrent les lignes des angles. On lenomme auiîi demi-ccrcle.

tM* RAPPRENDRE, v. a. Apprendre de nouveau,ap-prendre ce que l'on a déjà íu Sc oublié. Discere , edij-cere iterum. Rapprendre à chanter, à darder, à jouerd un instrument. Quand on a été iong-temps lans par-ler une langue , il ta u t la rapprendre. Je in ostré deWjus rapprendre !e latin cet hiver. Vqjy. Ce terme esttl’un uíage allez rare, & je doute qu’on le trouve dansles bons Ecrivains, il se trouve dans l’Encyciopédie ;mais il n’est point dans le Dict. de l’Acad.

RAPPRIS, ISE. part.

RAPPRIVOISER. v. a. Radoucir Sc rendre privé unanimal qui a été effarouché. Cicurare , mansuefacere.On a de la peine à rapprivoïser les chats qu’on a mal-traites & effarouchés. Ce terme allez commode ne ■se dit point.

Rapprochement, s. m. C’est au simple l’ac-

- don de rapprocher, c’est-à-dire , de diminuer l’éloi-gnement qui te trouve entre deux choses , ou l’effetde certe action. Appropinquatio. On le dit de même aufiguré, en parlant des personnes brouillées qu’on dis-pate à un accommodement. Cette multitude d’inci-dens qui te rassemblent en un jour, est d’une telle con-séquence , & d’une telle beauté, que ce rapprochementsait une des raisons pour lesquelles A ri store n’a pointdouté de préférer la tragédie au Poème Epique. Sar.M. Hecquet dit, en parlant de la digestion pat tritura -non , Sc du mouvement des viscères : les parties quiont à se mouvoir dans des vaisseaux,font les parois,parcc qu’ils font inflexibles Sc élastiques, & se mou-vcmen ne se peut faire que par lc rapprochement dcces parois. Donc ce mouvement dc vaisseaux est lerapprochement de leurs parois. L’intérêt de satisfairece dernier penchant, forme cncote un nouveau lien,mre nouvelle source de rapprochement entre les deuxsexes. Mém. ds Trév. Nov. r y 40 ,p. 211 0. Le rap-prochement de ces deux familles est Ion ouvrage.

RAPPROCHER, v. a. ífJ“ Diminuer l’éloignemcnt quim trouve entre deux objets. Admovere ad. On rap-proche une chose d’une autre. 11 signifie quelquefoisapprocher de nouveau. Rapproches ous, que je vousdiíe cncorc ici un mot. Iterum accedere : quelquefoisauíli approcher dc plus près. Cet Avocat s’est rappro-che du 1 alais. J’ai gvand’hâte de me rapprocher devous. VoiT. O11 ait que le soleil te rapproche de nous >not qu il a palle le solstice sshiver. Les lunettes delongue vue rapprochent les objets, c’est-à-dire , lesfont paraître plus proches.

Rapprocher, en termes de chasse, c’est aller quérir unebete forlongée. Feram ad locum adducere..

C’est encore faire tenir doucement aux chiens la voied’une bête qui est passée deux ou trois heures aupa-ravant. Alors il est synonyme de pourchasser. Rap-procher un cerf.

Rapprocher, Terme de Jardinier. C’est raccourcir lesbranches des arbres qui s’ouvrent trop , afin de leuren faire produire de nouvelles , pour rendre les ar-phis fournis, ll faut rapprocher les branches,qui ayant été labiées trop longues & trop éten-dues , ioic en efpálier, soit en buillon, font un désii-gvemcnrdans l’atbrc, en y laìllant un endroit vide, quidevrait ctre garni. Les branches, ainsi raccourcies, enpondent dc nouvelles à leur extrémité, qui rendentlarbre mis garni Sc plus plein.

íR?' Rapprocher , dans le sens hguré. C’est diminuer, e *oignement qui íe trouve entre les esprits, disposeru un accommodement des personnes brouillées. Aver-Jos animos ad pacem, concordiam componere. Desinterets particuliers ont di /ifé ccs deux familles ; 011lavais R. a les rapprocher. Ce plaideur étoit fort éloi-

S ne s un accommodement ; mais il commence à ferapprocher.

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' ’ m ,\ Monnoic qui a cours à Baie, Sc dans quelques

T5 ûncrvrm^r* de ^"isse. Le bon bats.est de di xraps.AI oODb. 1 . m. C’est ainsi qu’on appeloit ceux quiTome FIL

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chàntoient anciennement des morceaux détachés deSpoésies d’Homère, à ceux qui vouloient les entendre.

M. Cuper ajoute , qu’ils prenoienc un habit rouge ,quand ils chàntoient l’Hiade , & un habit bleu quandils chàntoient l’Odiílee. Rapfodiarum Cantor. Rap-J'odus. Les Rapsodes chàntoient des morceaux d’Ho»mère fur les Théâtres, & dans les disputes de Poé-sie. Après que les deux antagonistes avoient chantéchacun son morceau , on rejoignoit ces deux piècesensemble, c’est de-là que venoit leur nom de p*Vìto,je cous j je /oins ensemble , Sc «Vu, une pièce de versqui se chante; Sc non pas de, fáZSuìfui , chanter ,une baguette dc laurier à la main, comme quelques-uns l’ont cru, mais lans raison, puisque cet usage écoitplus ancien que les Rapsodes. Philochorus prétend queIdit'ìu-, ds «v nè signifie pas joindre ensemble deuxmorceaux differens de Poëse , mais faire composesdes pièces de vers. On lui répônd, que si ce 110m ve-noit de-là , on eûc appelé Rapsodes , non les leuls Poè-tes Epiques, comme on faiíoit , mais encore les fai-seurs de tragédies, de comédies, de chansons, & gé-néralement cous les versificateurs , ce qui n’est pas.L’objeótion serait bonne si Fulage suivoit toujours lesrégies de la dialectique dans 1 imposition des 110ms ,

& qu’il ne donnât pas souvent à une seule espèce lenom qui convient à tout le gente. Foye\ Scaliger ,

L. I , C. 41. L’autre sentiment est pourtant le plusvrai, parce que c’est le sens que l’usage donne à Rap-sode Sc rapsodie.

RAPSODIE. s. f. ffj- C’est ainsi qu’on appeloit chez lesanciens, les morceaux détachés des poèmes d’Hcmère ,que chàntoient ou récicoient en public ceux qu’on nom-moit rapsodes, morceaux qui croient ensuite joints Scréunis, comme on l’a dit dans fart. précédent. C’estpour cela que l’Iliade d’Homère est intitulé Rapsodie ,

Sc non pas comme l’a imaginé M. Perrault, parcc quec’est une collection de plusieurs chansons & petits poè-mes composés par divers Auteurs fur les diftérens éve- *nemensde la guerre de Troie. Ces Rapsodes gagnoientleur vie à chanter les vers d’Homérc, & non pas ceuxqu’ils compoíoient. ,

Aristote appelle rapsodie, une pièce de poésie mê-lée de dilíérentes sortes de vers, tel qu’étoit le Cen-taure de C ho eremo u ; & généralement on a donné le110m de rapsodies à ces espèces de parodies connuesfous le nom de cernons ; Sc c’est probablement pourcela que le mot de rapsodie est devenu odieux dansnotre langue.

En effet ce terme ne signifie plus parmi nous qu’une .collection de paíîages,de peníécs, d’autotités ralíem-blées de différens Auteurs pour en computer un ou-vrage. Les politiques de Liple tour une rapsodie où iln’a mis du sien que des conjonctions Sc des particules.

Et quand on veut méprilcr formage d’un Auteur, 011dit c’est une rapsodie , un mauvais ramas, une mau-vaise compilation où il n’y a rien qui appartienne àl’Auteur. Rapsodia , ou rhapsodia..

Quelques-uns écrivent rhapsodie, c’est peut-être ainsiqu’il faut écrire , quoique 1 Acad. écrive rapsodie.

RAPSODISTE. f. m. Faiseur de rapsodies. Rapso dis a.Homère n’est qu’un misérable rapsodifie. G. G.

Avant qu’on chantât les poésies d’Homerc, il y avoirdes gens qui alloient de ville en ville chantant ou ré-citant les chansons ou les poèmes qu’ils avoient eux-niêmes composés en 1 honneur des hommes illustres.Quelques-uns ont cru qu’Homcre avoir lui-même ga-gné fa vie à ce métier-là. C’eft pour cela qu’ils luiont donné le nom àe rapsodifie. Voyez les trois éty-mologies au mot Rapsode.

RAPSODOMANCE, ou RAPSODOMANTIE.f. f- Di-vination qui sc faisoiten tirant ausort dans un Poète,

& prenant fendrait fur lequel on tomboit, pour uneprédiction de ce que l’on vouloir savoir. Rapsodoman-eia. C’étoit ordinairement Homère ou Virgile que l’onprenoit pour faire la rapsodomance\ c’est pourquoi ondonnoit à ces sortes de divinations le nom de sortesFirgilianét. Il y avoir encore d’autres manières de lespratiquer. Quelquefois on écrivoit plusieurs sentences,pu morceaux d’un Poète fur autant de petites bran-

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