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Tome septieme. [PRO - TE.]
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nances. Les recettes générales des finances cil chaquep'rovince furent établies par François I en 1543, aunombre de 16, & Henri II y en ajouta une dix-iep-ricme.

Enfin on le dit de ce qui est reçu, c’est-à-dire, desdeniers dont le recouvrement a été fait. Ainii l'on ditque la recette monte à tant, acceptum, par oppositionà expensum, qui signifie mise, ce qu’on a déboursé oudépensé. Livre de compte, registre de recette Sc miseou dépense. Accepti S expensi tabula. Acceptum re-ferre , porter íur son registre de recette. En termes decomptables, c’cst le premier des trois chapitres quicomposent ordinairement un compte. La recette con-tient les deniers reçus ou censés reçus ; les deux autrescontiennent la dépense Sc la reprise. La recette doit àla dépense ; la dépense excède la recette. On le dit demême chez les marchands.

On dit d une chose qui n’est pas recevablc , quin’est pas bien conditionnée, oyt'elle n’ejlpasderecette.Et moi, tant du consentement des autres que de monautorité de Président _, je dis que le heur Prieur feratenu de nous fournir un éloge qui soit plus de recette.La Comtesse de Jonval dans le Spectacle de la Na-ture T. I. p. 3 y /, de la 2' édit.

Recette. Terme de Salpétrier. On nomme ainsi dansles ateliers, où íc fabrique le salpêtre, dc petit; ba tuetsde bois, qui font au-destous de la cannelle ou piliottedes cuviers pour y recevoir les eaux imprégnées desalpêtre, qui en coulent à mesure qu on en jette surles terres Sc les cendres dont ils font remplis. Chaquecuvier a fa recette.

$CT Recette , se dit encore de certaines drogues, oude la composition de certaines drogues propres à gué-rir une maladie. Recette pour la fièvre, pour la brû-lure. Remedium speciale.

çcr On le dit auilì de l’ccrit qui enseigne cette compo-sition. J’aj perdu la recette que vous m aviez donnée.

Ccmot’en ce sens vient du latin rec,pta. Ménage.

RECETTE , en termes de Philosophie hermétique. Procé-dés ou Mémoires pour faire le grand oeuvre: on lesappelle ainsi, parce qu'ils commencent comme les or-donnances des Médecins, par lc mot latin Recipe ,c’est-à-dire, Preney. Dict. HermÉt.

On dit proverbialement pour mépriser quelque per-sonne, ou quelque chose, qu’on n’en fait m ncette ,ni mise.

On appelle recettes dans les Pays-Bas, les repasque les parens donnent à leurs parens nouveaux ma-riés, Sc aux noces defquels ils ont été invites.

RECE PTEUR, f. m. qui s’est dit autrefois pour rece-leur , celui qui reçoit une choie volée. Receptor , oc-cultator. Voyez Beaufnanoir fur les Coutumes deBeauvaisis, c. 6ç , p. 3 s 0 -

RECETTIER. f. m. Qui a plusieurs recettes contre dif-ferens maux. C’est un mur de nouvelle fabrique, em-ployé dans l’exemple suivant. Quel Auteur s’est abs-tenu de donner ses formules, íouvenr inconnues parl’usage à ceux-là même qui les décrivent dans leurspratiques? Voilà pourtant ce qui gtoíht la plupart3,les livres, Sí ce qui a multiplié dans le monde tantde recettes & tant de recettiers, de ces gens qui secroyent souverains en pratique, parce qu ils serontmunis de ce qu’ils appellent de bons remèdes, desspécifiques. Brigandage de la Médecine , page. 136.L’Auteur a mis recettiers en italique, soit pour fairemieux remarquer ce nouveau mot, soit pour le distin-guer de ceux que l’ufage a reçus.

RECETTIÈRE. f. f. Vieux mot. Receleuse. D’où vientrecatadouire , mot de Languedoc, signifiant la mêmechose. Borel. Rèceptrix.

RECEVABLE. adj. m. Sc f. En termes dc Commerce ,qui a les qualités qu il doit avoir; qu’on ne peut re-fuser, ni rejeter. Admittendus , accipiendus. L’or oul’argent qui sont décriés , qui ne font pas de poids,nc font pas recevables. Du blé gâté ou corrompu n’estpas recevablc.

Recevable, en termes de Palais, se dit de ce qui estvalable, admissible , de ce qui peut ou doit être ad-mis, reçu. Admíjsbilis , acceptabilis. Cette ITÚsojj,

REC

cette excuse n’est pas recevable en Justice. Un hommenoté n’est pas recevable à déposer. Un mari n’est pasrecevable à accuser fa femme ù’adultère après cinqans, un Religieux a réclamer contre ses vœux. On l’adéclaré non -recevable , Sc íubordinément mal fondeen la demande. C’cst la vérité des faits qui rend lesbulles recevables. Pasc.

RECEVEUR, EUSE. f. Qui reçoit pour autrui. Coaclor,exaclor. Les fermiers des terres seigneuriales s’appellencdes receveurs. Villicus. Ce Commis est receveur dc lafabrique, du bureau des pauvres, aìtdis curator. LesGripcíous de l’Hôtel de-Ville font ceux qui reçoiventdes rentes pour les particuliers. On appelle Receveusela femme du Receveur.

Receveur , est auíiì un Officier titulaire qui a droit derecevoir les deniers du Roi, Sc de les distribuer suivantTordre ou Téta t qui lui cn est donné. Tribunus ararius.Il y a des Receveurs Généraux des Finances établis enchaque Généralité ; des Receveurs des Tailles, du Do-maine , des Décimes ; des Receveurs des restes de laChambre des Comptes; des Receveurs Sc Payeurs desrentes de la Ville, Sc une infinité d’autres. Voyeç Fi-nance , Généralité , Taille , Domaine , Déci-mes, Sc.

Receveur des Hôtes. Terme usité parmi les AugustinsDéchaussés. C’est celui qui dans le Couvent a loin derecevoir les Religieux dc l’Ordre qui voyagent, tìospi-talarius.

Receveur, dans l’Crdre de Malte, estuiiChevalier quiréside dans une Commanderie pour en recueillir lesrevenus. Les Receveurs dans TOrdrc de Maire jouissentde tous les droits Sc privilèges de la résidence conven-tuelle. Macri.

RECEVOIR, v. a. Je reçois. Je recevois. Je reçus. Jereçu. Je recevrai. Que je reçoive. Que je reçusse, 01Ije recevro's. Recevant. Accepter ce qu’on nous don-ne, ce qu’on nous présente. ésT Accipere, recipere .Recevoir un don, des préíens, quelque chose en don.Quand il est relatif à ce qui est offert fans ctre dû, ils’emploie auffi absolument. Ainsi Ton dit , c’estune bafselle aísez ordinaire que d’aimer à recevoir .Bell. Tout homme qui reçoit s’engage visiblement àquelque restitution, & il est bien heureux s’il en estquitte pour des lentimens. Tour. Nous nous plaisonsplus à donner qu’à recevoir. Abl.

§CP Recevoir, se dit auffi en parlant de ce qui est dû;alors il est synonyme à toucher. Recevoir un paye-ment, une rente , un remboursement, une pension ,des gages, des appointemens.

Çs? Recevoir , en parlant de ce qui est envoyé, adressélorlqu’il est remis entre les mains. On reçoit des let-tres, un paquet. Un Juge reçoit des plaintes, des requê-rtes, Sc. Sc à peu-près dans le même sens on reçoit estecornier, des nouvelles, des ordres, des visites.

Recevoir, accepter, dans une signification synony-me. Nous recevons ce qu’on nous donne ou ce qu’ortnous envoie. Nous acceptons ce qu’on nous offre. Lcpremier exclut simplement le refus. Lc second marqi 1 - 5un consentement, une approbation plus expresse, stfaut toujours être reconnoiísant des bienfaits qu’onreçus. Il ne faut jamais rejeter cc qu’on a accepté.

Recevoir, signifie auffi, recueillir, recouvrer des de-niers publics, ou particuliers. Recipere , colligere , rc -cuperare. On a créé des Officiers pour recevoir les rad-ies, les décimes. Ce Commis a été chargé de recevoisles restes , les deniers des francs fiefs. On ne reçcstpresque rien de ces fermiers , ils font chicaneurs (h*insolvables. Le trésorier d’un Prince reçoit ses revenusUn trésorier du Sceau reçoit les émolumens du SceaU-

Recevoir, se dit auisiMes choses qui servent à contenstcelles qui viennent y aboutir. Recipere , accivere, f 3mer reçoit toutes les rivières. La Seine reçoit í’Yoiir.c»la Marne, l’Oiíe, Sc. L’ame ne connoît rien de ma 1 *'”riel que par les esprits qui font reçus dans les org 3 "nés du corps. Le sang est reçu dans Içs veines, & 7circule.

Quelquefois ce verbe est employé comme fynonf'me à retenir. Nous recevons dans la main, dans 1,11

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