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récendue des cordes des angles. Voye\ encore Saute-relle.
RÉCIPIENDAIRE, f. m. Terme de Palais. Celui quipoursuit la réception dans une charge dont il est pour-vu. Recipiendus. On examine les Récipiendaires furles choses qu’ils doivent savoir pour bien remplir leurétat, Sc s’ils font trouvés capables, on leur sait prêterserment, & on les installe.
£3* On le dit de même dans les Académies & les au-tres corps ou compagnies , de celui qui doit être re-çu. Le discours du Récipiendaire fait l’ouverture desséances publiques de l’Académie. Après le discours duRécipiendaire Sc celui du Directeur, les autres mem-bres de l'Académie récitent des pièces de leur façon.
RECIPIENT, f. m. Terme de Chymie. Cest une par-tie de l’alcmbic ; le vaisseau qu’on attache à son becpour recevoir les liqueurs qui distillent, en général pourrecevoir certains produits dans les opérations chimi-ques. Excipulum , exceptoria ampula. On appelleaussi récipient, un vaisseau qui sert dans la machinedu vide, dont on tire l’air par le moyen dune pompe.
fjpT C’est un vaisseau de verre fait en forme de voûte ,& appliqué fur la platine de la machine. On donnecette forme au récipient de la machine pneumatique,afin que, lorfqu’on a pompé l’air, ses parties se soutien-nent mutuellement, Sc que faction de l’air extérieurpreste vers un centre commun ; la platine de la machi-ne est garnie d’un cuir mouillé, afin que par ce moyenle récipient soit plus exactement appliqué fur la plati-ne. Après les premiers coups de piston, le poids del’atmosphère procure nécessairement cette jonction.On renferme dans le récipient de la machine pneuma-tique , les corps fur lesquels on veut faire des ex-périences dans le vide. Foye% Machine pneumatityuc,
RÉCIPROCATION. s. f. Action pat laquelle on reçoitla pareille. Reciprocatio. Entre les relatifs il y a de laréciprocaùon ; il y en a entre l’agent Sc le patient. Laréciprocation du tìux & du reflux de la mer.
|fT Réciprocation du pendule. Cest ainsi qu’on ap-pelle un mouvement de libration ou d’osciilation ,presque insensible , que quelques Physiciens préten-dent être imprimé à un pendule fixement attaché à unplancher, par le mouvement de la terre. Comme lecentre de gravité de la terre, discnt-ils, change conti-nuellement de place,nefut-ceque par le mouvementdu flux Sc du reflux, ce mouvement dans le centre degravité doit nécessairement produire quelque altéra-tion dans la direction Sc le mouvement des graves.Aussi prétend-on avoir observé du mouvement dans unlong pendule attaché à un plancher, Sc qui étoit parparfaitement en repos. Après bien des expériences pres-que toujours réitérées avec des résultats différens, laquestion est toujours indécise. Y at-il un balance-ment, n’y en a-t-il point ? s’il y en a un, est-il sensi-ble , dépend-il d’une cause régulière qui tient au sys-tème du monde, ou d’unecauseirrégulière,prochaineSc isolée; Voye\ la Dissertation de M. Bouguer. Mem.de r Acad. dej 7 j4.
RÉCIPROCITÉ, f. s. Qualité réciproque , caractère dece qui est réciproque. Je suis très-sensible à votre ami-tié , & vous pouvez compter sur une réciprocité par-faite. Jocaste ne révèle son secret à Œdipe que pourle guérir de son trop de crédulité pour les oracles. J aidéjà rendu justice à M. de Voltaire fur l’art qui règnedans le motif de cette affreuse confidence : mais je nepuis assez le blâmer de la réciprocité d’ouverture decœur , Sc de la ressemblance d’un íort à 1 autre. Merc.d'Aoùt, I 7 2Q ,p. I 7 2+, I 72 S-
RECIPROQUE, adj. m. & f. & f. Mutuel; cequi le faitmutuellement de part dcd’autre. Mutuus , reciprocus.La société des hommes est établie pour se donner unsecours réciproque. Il y a des devoirs réciproques en-tre le Roi Sc les sujets ,, le pere Sc les enfans, le mariSc la femme. Les amitiés qui ne font pas réciproquesne font pas de longue durée. Il la porta à un divorceavec son mari, sous une promesse réciproque de s’é-pouser. Ablanc. Notre propre raison nous engage àplusieurs devoirs réciproques. M. Scud. Le don ou le
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testament mutuel est une donation, ou une institutionréciproque. On confond aujourd’hui mutuel Sc réci-proque contre la remarque de Vaugelas. Corn. Poye\Mutuel.
fjsT Ce mot s’emploie aussi substantivement. Rendre leréciproque , rendre la pareille. Par pari referre. Sivous faites cela pour moi, je vous rendrai le récipro-que j je ferai pour vous autant que vous ferez poufmoi.
Ríciproque, en Logique „ sc dit des termes qui ont lamême signification, qui se peuvent convertir, commeanimal raisonnable Sc homme. Reciproca.
(fT En termes de Grammaire, il y a des verbes récipro-ques 8c des pronoms réciproques. On appelle, com-munément verbes réciproques ceux qui marquent fac-tion d’un sujet fur lui même. Se repentir, s imaginer,Scc. sont des verbes réciproques.
<5P Les verbes actifs íont íouvent employés d’une ma-nière réciproque. S ’aimer , sc louer , &c. font em-ployés réciproquement.
Les verbes réciproques font une espèce de ceux queM. l’Abbé Dangeau appelle pronominaux , & qu’ildivise en identiques, réciproques, neutrisés , passives.Voici ce qu’il dit des réciproques. J’appelle verbes re-ciproques des verbes dont le nominatif est pluriel, Scsignifie des personnes qui agissent réciproquement lesunes iur les autres : Ces quatre hommes s’entrebat-toient. Pierre & toi vous vous loue% l’ un f autre. Monjrere & moi nous nous aimions fort. Ces femmes sedisent des injures. Comme il y a plusieurs occasionsou l’on pourroit être en peine si ces verbes ont une si-gnification identique, ou une signification réciproque 3il est souvent néceílaire d’ajouter les mots, moi mime ,toi-mîme,lui-meme, foi-même , pour restreindre la si-gnification de la phrale au sens identique, Lc d’ajouterles mots l’ un C autre , ou la particule entre , ou fad-verbe réciproquement , pour restreindre la phrase ausens réciproque. Si je dis, ces deux hommes se louentà tout moment , on pourra croire aussi que je veuxdire que chacun de ces hommes sc donne des louan-ges à lui même; on pourroit croire aussi que je veuxdire, qu’ils íe donnent des louanges l’un à l’autre. Pourôter toute équivoque, je n’ai qu’à dire, ils se louenteux-mêmes à tout moment , & l’on verra qu’alors leverbe sc louer a un sens identique ; Sc si je veux qu’ilait un sens réciproque , je dirai, ils fe louent Vun l’au-tre. Quoique j aie dit que ces verbes réciproques nefont qu’au pluriel, il en faut excepter ceux qui ontpour nominatifun nom collectif . comme , tout lemonde , tout le peuple _, Sc l’on dira fort bien, tout lemonde s’entretuoit, ou sc tuoit; tout le monde s’en ■trebattoit, ou íe battoir. Il en est de même quand onemploie le pronom on , Sc qu’il signifie plusieurs per-sonnes indéfiniment, on se battoit à toute outrance,on se tuoit les uns les autres, on se disoit toutes for-tes d’injures. En ces occasions, quoique le pronom onsignifie plusieurs personnes, cependant le verbe réci-proque ne s’emploie qu’au singulier. On voir que lerver oes réciproques gardent toujours leur nature d’ac-tif, & marquent un sujet qui fait faction, Sc unsujet sur qui faction tombe : mais il faut remarquerque les pronoms me, te, se , font employés avec lesverbes réciproques quelquefois comme des datifs, Scquelquefois comme des accusatifs ; ces deux femmesJe louent Sc s’enerelouent, le pronom se est mis commeun accusatif; ces deux femmes fe disent des injures ,le pronom se est mis comme datif, Sc signifie la mêmechose que disent des injures l’une à l’autre. C’est dela différence des cas , ou si vous voulez des sens, danslesquels on prend le pronom, que vient la manière donssc forment les parties composées des verbes récipro-ques. Quand le pronom est pris à f accusatif, les se-condes sections du verbe réciproque marquent le nom-bre Sc le genre dans le participe ; par exemple : Ceshommes sc font blessés f un f autre : ces femmes scíonrbleflées f une f autre. Mais si lc pronom est p r ‘ sau datif, le participe qui sert à former les secondessections demeurera toujours indéclinable, & l’on di-ra : ccs hommes fe font donnés des louanges l’un *