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Tome septieme. [PRO - TE.]
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R E C

f autre : ces femmes se sont donné des louanges l'unea sature. On ne peut tien dire de plus exact:. Voye%les tables des verbes qu’a fait cet illustre Académicien.

fr? Le pronom françois sc & soi est celui que quelquesGrammairiens nomment réciproque , & que staturesappellent réfléchi , 6 c que quelques-uns appellent in-différemment de ces deux noms. Ces deux pronomsmarguent la relation d une troisième personne à unetroisième personne ; 6 c si on ne les considère queious ce point de vue , comme une partie d’oraií'on par-ticulière , détachée de toute phrase, on peut les appe-ler indifféremment réciproques ou réfléchis.

sb? Mais ce pronom considéré dans quelque emploi ac-tuels doit être appelé réciproque , lortqu’il est jointavec les verbes qui marquent faction de deux ou depluheurs sujets qui agi stent respecti vernent les uns furtes autres de la même manière. Pierre Sc Paul s’ai-ment f un Vautre. Dans cette phrase , c’est Pierre quiaune Paul, 6 c Paul qui aime Pierre; ni l’un ni l’autren est l’objet de sa propre action ; faction d’aimer estréciproque. Mais loríque le lu jet qui agit, agit surlui-ineine, alors le pronom se doit s’appeler réfléchi. Sije dis, par exemple , Pierre s’aime , le íujet qui estPierre , est 1 objet de fa propre action , qui retourneen quelque manière vers ía source. Reflectitur , retrofleclitur.

f£? Suivant cette distinction, il y a des verbes récipro-ques Sc des verbes réfléchis.

En Poësie on appelle vers réciproques , recurrensou rétrogrades ceux qui se trouvent les mêmes enles lilant à rebours. Voye^ ces mots. V'jycq austì Pa-lindrome.

En Géométrie on appelle figures réciproques , cellesdont les côtés se peuvent comparer de manière quefantécédent d une raison Sc le conséquent de l’autrese trouvent dans la même figure. Si je dis, parexem-ple autant que le côté A du rectangle P est plusgrand que le côté B du rectangle Q , autant austì lec °te C du rectangle Q est il plus grand que le côté Ddu rectangle P; d’où il fuit que les deux rectangles fontegaux. Soit A—ra. D —z.C —9. B — q. A: B::D.

1:4:: h

V'J Un appelle proportion réciproque , plus communé-ment raison-inverse , quand on a quatre nombres dontle quatrième est moindre que le second dans la mêmerarlon que le troisième est plus grand que le premier ,G’ vice versa.

RÉCIPROQUEMENT, adv. D’une manière récipro-que. ViciJJim 3 mutuo , invicem. Les maries se peuventdonner réciproquement leurs biens par un don mu-tuel, pour cn jouir par usufruit, après la mort du

prédccédé.

RECIRER. v. a. 8 c rédupl. Repasser de la cire sur unechose cirée, Denuò cerâ iliuúre Voyez Cirer. -

RECISE, ss Plante appelée autrement Benoîte. Caryo-phillata. Voyez Benoîte.

RECIT. f. m. Narration d’une aventure , d’une chosequi s’e st passée; exposé exact & fidele d’un événement.Narra 110 , expositio. 11 m’a frit un long récit de toutce qui s est palle en cette cérémonie, en cette négo-ciation. Tout le monde fut ému de compassion autriste récit de cette funeste aventure. Que je hais cesTecu s amples, exacts, 6 c où l’onn’oubhe pas une cir-constance. La Bru y. de commis des gens dont toute laconversation, n’estque de longs récits pitoyables 6 c fu-nestes, extrêmement ennuyeux. M. Scud.. Certainesgens ront paroître plus d’esprit, cn gardant le silence ,que d autres par de longs récits. Bell. Vous m’avezait un magnifique récit de tous vos beaux exploits.ocar. (CT Faire un grand récit, faire de grands récitsc quelqu’un , expression du style familier , c’est enP^ler avantageusement. On m’a fait de lui un grandr ^ CU i è grands récits, un récit fort avantageux. IIo-ent' Ca mentl0 ‘ ne k commis que fur le récit qu’onau ‘ Commendatio in vulgus.

5entérinés de musique, se dit de ce qui estchan-P^rune voix seule, Sc sur-tout par un dessus. Mo-n °p onia. f 'fT Ainsi l’on dit, un récit de balle, unrccit haute-contre.

REC ipi

A? On le dit aussi dans ce sens de ce qui est joué parles instrumens. Un récit ie violon, de stute , de haut-bois. Alors on le dit par opposition au chœur ct à lasymphonie. Une belle musique doit être entremêlée derécits Sc de chœurs. Les récits 11e font point assujettisà la mesure comme les airs.

{sF On appelle encore récit ce qui est chanté par unevoix feule , qui fait 1 ouverture d’un ballet ou d’unautre divertistement, & qui en expose le íujet; ct gé-néralement la partie ou règne le sujet principal, Scdont les autres ne font que f accompagnement.

A?RECITANTE {partie) Terme de musique. Partiequi se chante par une feule voix , ou qui le joue parun seul instrument.

RECIT ATEUR. í. m. Qui récite par cœur. Recitator .Ce Prédicateur s’est mis en vogue , parce qu’il estexcellent récitateur. Balzac appelle desrécitateurs ,cesgens qui viennent préparés dans une conversation, &qui allèguent à tout propos quelque sentence qu’ilsontapprise par cœur. Malherbe éroit le plus mauvais réci-tateur de son temps. Balz. L’usage de ce mot est res-treint à ces phrases. Bon , mauvais récitateur.

ï£F RECIT AT 1 F. f. m. Sorte de chant qui n’est point as-sujéti à la mesure, & qui est une espèce de déclama-tion en musique. On l’appelle ainsi, parce qu’il Rappli-que au récit ou à la narration , & qu’on s’en sert dansle dialogue. Les Italiens se vantent de mieux réussir danále récitatif que les François. Ils prétendent que nos ré-citatifs font trop chargés d’ornemens, de cadences, deports dc voix, de roulades , &c. En un mot qu’ils ap-prochent trop du chant, ct s’éloignent trop de la dé-clamation. Ils ajoutent enfin que notre langue , char-gée dc consonnes, quelquefois âpres, souvent difficilesà prononcer, ne permet pas au récitatif toute la rapi-dité de la déclamation. Nos Musiciens François riepensent pas de même.

ífT RECITATION, f. f. Recitatio, Action de réciter enprenant un ton moins élevé que celui de la déclama-tion, plus élevé que celui de la simple lecture. C’estrproprement tme déclamation qui n’est point accom-pagnée des mouvemens du corps. Il y a des gens dontla récitation en impose.

RECITER, v. a. Raconter, faire une relation, un récit.Recitare , narrare. Réciter tme histoire. Il nous a ré-cité toutes ses aventures.

(VT Reciter , signifie aussi prononcer quelque discours ,principalement ce qu’on flic par cœur. On dit qu'unActeur récite bien, qu’il récite mal. U11 Acteur réciteses vers. Un écolier récite ía leçon. Les Postes aimentmieux réciter leurs vers que de les donner à lire. Ilsn’ont pas tort. L’oreille est flattée par l’harmonie des ;vers qu’on entend réciter. On est tout entier à ce qu on*entend. La lecture est un travail pour les yeux , ct cetravail diminue le plaisir.L’auditeurcst plus indulgentque le lecteur.

RECTTEUR. f m. Faiseur de récits. Recitator , narra-tor. Il est vrai que les réciteurs éternels font fort àcraindre, & fort incommodes. M. Scud. Ces réciteursfont proprement des Acteurs qui répetent leur rôle. SEvr.

RECKLINGHAUSEN, Voye1 ci-délions Reclin-

CHUSEN.

REC L AIN. f. m. Terme de Coutume. Demande & pour-suite qui fêlait en Justice .P etitio, poflulatvo a Judi-ce. Libellus reclamationis , petitionis , <S’c. Rcclaitid’Arrêts. . ,

RECLAMATEUR. s rn. Celui qui réclamé une choseperdue. Si ce terme ne fe dit pas en toutes occasions,du moins il íc dit su r, me r dc celiìi qui réclame desmarchandises qui avoient fait naufrage. Pat l’Ordon-nance de la Marine, Titre des Naufrages, article 13.il est porté que s’il ne íe présente point de réclama--teur dans le mois après que les effets auront été sau-vés , il fera procédé à la vente de quelques marchan-dises des plus périssables, pour payer les salaires desOuvriers.

RECLAMATION, f. f. Terme de Palais. Revendica-tion de meubles ou effets de la part du Marchand quiles a vendus à crédit, ou qui les a loués » lorsque 1*

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