RED
Réduire une équation en Algèbre, c’est lui don-ner une disposition propre & commode pour l’uíagequ on en veut taire.
fJCF Sb Réduire. v. récip. dans la signification d’abou-tir. Tout ce qu il a dit je réduit a prouver que , Sc.í ò recidit ut, &c. Touc son diícours se réduit à deuxcltess , ad duo cupita revocatur. Dans cette acceptionon dit familièrement qu une choie , qu’un projet seréduit à rien , ad nihilum recidit.
ífT Ce verbe elt encore réciproque dans la plupart desautres acceptions. La jeunesse se réduit difficilement.Les mixtes l'e réduisent en leurs principes. Le bois parfaction du feu se réduit en cendres. Un lyrop íe réduiten cuisant, Sc.
RÉDUIT, 1 TE. part. Foyej le verbe.
RÉDUIT, s. m. Dans sillage ordinaire, ce mot signifiela même chose que retraite. Receptus , recejfus , se-cessus. Réduit agréable, paisible & commode.
Réduit , en termes d’Architcòlure, c’est un petit lieuretranché d un grand, pour le proportionner, ou pourquelque autre commodité, comme les petits cabinetsà côté des cheminées 8c des alcôves. D A vile R.
Réduit, se dit aullì d un lieu où s’assemblent plusteutspersonnes pour se divertir & converser ensemble. CetteMaison est un réduit très commode. C’est le rendezvous de tous les honnêtes gens. Corneille, en se mo-quant des lustrages qu’on mendie, a dit :
Et mon ambition , pour faire plus de, bruit ,dée les va point quêter de réduit en réduit.
En termes de Fortification, c’est un petit logementou 1 on est a couvert. On le dit particulièrement d unepetite demi lune ménagée dans la demi lune ordinai-re , qui le.t de retraite aux soldats, lorsque la demilune est einpoitée, ou qu’ils ne peuvent plus la délen-dre. De ce petit retranchement ils incommodent beau-coup les ennemis qui cherchent á le loger dans la de-mi lune abandonnée.
U'*’ On appelle encore réduit, en termes de Fortihcabon, un bastion dont on fortifie la gorge du côté dcla place, 8c en général un cípace fortifie tant contrela ville que contre la campagne.
RéDUPUCATIF, IVE. adj. Terme de Grammaire,qui se dit des mots qui marquent la réitération desactions. Reduplïcativus. Refaire , redire , redoublerfont des verbes réduplicadjs. Sens reduplicatis j par-ticule réduplìcative. Voilà tous les usages dc ce mot,c n Crammaire.
En Logique on appelle proposition réduplìcative ,celle qui contient une restriction qui indique la ma-nière , le rapport fous lequel l'attribut est énoncé dusujet. L’hommc, comme homme, considéré commesel, en tant qu homme, est raiíonnable.
RÉDUPLICATION. s. f. Terme de Grammaire Grec-que. Il signifie répétition d une syllabe , ou d unehtrre.
R^duplication, s. f. Figure de Rhétorique qui appro-che un peu de la répétition. C’est pourquoi M. Barrydh que c’est une répétition mêlée. La répétion consistea commencer plusieurs phrates par le même ou lesmemes mots: mais, dans la réduplication, c’est unerépétition q U i f e trouve dans le corps dc la phrase, quiy fait ordinairement un contraste, une antithèse 8c unjeu qui plaît. Exemple du même Auteur: Oui, Mes-sieurs , Marie íolitaire me semble plus auguste queMarie regente. J c ne fuis pas venu en Asie, diíoitAlexandre, pour prendre ce qu’on voudvoit me don-” cr , mais pour donner ce que je veux prendre. Fivit,vivit non ai deponendam , fed ad confirmandam'"siaciam.
REDUPLICATIVEMENT. adv. Terme de l’Ecole.ne chose prise réduplícatìvement est une chose pri-c comm c telle. Un cercle pris réduplícatìvement estf j ' C ^ lc e considéré en tant que cercle, le cercle con-1 etc com mc cercle. Reduplicativè fiumptus.
Rée
R E E.
U ^ 1 R* Lc lac de Rée ou de Rie. Rienfis lacus .
RÉE r.7 5
Ce lac est formé par le Shannon, fur les confins de laLagénìe & de la Connacic, en Irlande, un peu ail-dellus de la ville d’Althcne. Maty,ífJ" RÉLDIFICATION- f. f. 8 c non pas Rédificatìon.Action de réediíìer. Re&dificaúo. On a fait une quêrepour la réédfication de cette Eglise. La réédficationdu Temple de Salomon.
éfs" RÉEDIF 1 ER. v. a. Rebâtir,bâtir une seconde fois.
Réédifier une maiíon. Réedifier une Eglile. Readficare.fCT RÉÉDITEUR. 1 . m. Qui donne une nouvelle édi-tion d un ouvrage. L e Rééditcur qui vient de faire pa-roître pour la quatrième fois les Réflexions du P. DuCerceau lur la Poésie, n’a pas lans doute déféré aujugement de M. l’Abbé Goujet dans le troisième to-me dc fa Bibliothèque Françoise. Obs. sur les EcritsMod. T. XXFils p. 2p.
RÉÉDITION, s. s. Nouvelle édirion. Les Bénédictinsonr entrepris la réédition du Gallia Christiana. Me m.de Trcv. Sept. i j p. 16 j 3 , 16 j p.
ÇfT Une réédition est une simple répétition d une édi-tion précédente, une édition jouxte la copie, commeon difoit autrefois. Une nouvelle édition supposepour l’ordinaire qu’on a retouché l’ouvrage, corrigéou augmenté. L’édirion du Trévoux qu’on donne au-jourd’hui j n’est pas une réédition , mais une nouvelleédition. *
ifF RÉEL, ELLE. adj. Qui est en effet, qui est vérita-blement. Realis ,reipsá constans , quod reipsâ existit.On ne sautoir-rien dire de plus clair. On le dit par op-position à figure, fiction , apparence. Un être réel. Lapielence veelle du corps dc J. C. lous les cípcces eu-chanstiques. Je ne vois rien de réel dans ce que vousme dites. Pourquoi amuícr les gens par des compli-mens stériles, quand on n’est pas en état de leur ren-dre des services réels? Bell. L’amour est peut être leplus sensible 8 c le plus réel dc tous les biens. M. Scud.
Il lui saut faire comprendre ce que la grandeur a deréel. Port-R. Nous nous formons plusieurs idées quine lont pas réelles, qui ne subsistent que dans notreimagination.
îfT On dit figurément qu’un homme clé réel & effectif,
• pour dire qu’il est d une parole inviolable , qu’il nemanque jamais à ce qu’il a promis. In stde cons ans,promijst tenax , fidem fallere nescius , exsolvendi fi-dei studiosus.
IfJF On appelle offres réelles, celles qui se sont en ar-gent comptant & à deniers découverts. Pecuniâ pre-fienti, ou numeratá.
En termes de pratique, le mot de réel se dit dece qui concerne les choses, res, un fonds, un héri-tage, un immeuble, par oppolition à personnel, quiregarde les personnes. Ainsi l’on dit actions réelles,qui s’excrcent fur les choies, les biens; à la différencedes s-ÍïìoïìS personnelles , qui s’exercent contre les per-sonnes. Acliones dividuntur in reales & personales.Une saisie réelle qui est faite par Justice, d un fonds,d un héritage, d une maison, dun immeuble. Foye%Saisie. Taille réelle, celle qui est imposée lur les ter-res, fur les héritages, 8 c non pas fur les peiíonnes. Ily a des endroits où la taille réelle est etablie. La capi-tation est un impôt établi fur les personnes. Servituderéelle. C’est une assujettissement impose lur une mai-son , &c. par lequel celui qui en est poílelleut est obli-gé d’y louffrir certaines charges, ceitaines incommo-dités, comme un passage, une rue, 1 écoulement deseaux.
On dit que les Coutumes (ont réelles, c’est-à-dire,qu’elles ordonnent de tous les heritages qui lont dansl’étendue de leur ressert, en forte qu on n’en peut dis-poser qu’aux conditions permises par les Coutumes ou.ils font situés.
REELLEMENT, adv. Vraiment; dune manière réelle 8 ceffective. Rcaliter , cffcclualiter, verè. Il a été misen prison réellement 8c dc fait. Jésus - Christ estréellement 8c corporellement dans l’Hostie consacréeOn n’a remboursé que les deniers qui sent entrés réel-lement dans les coffres du Roi.
Réellement , sc dit en termes de Pratique, des fonds