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Tome septieme. [PRO - TE.]
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REF

jour. Ablanc. Le lendemain le courage de ceux d’O-thon s’érant refroidi, ils dépêchèrent vers les Vitel—liens. Id. Et parce que l’iniquité fera venu à son com-ble, la charité de pluíieurs íe refroidira . Bourr. Mattk.XXIV\ n. II faut laiiser refroidir fa colère.

Refroidi, ie. part.

ífr REFROIDISSEMENT, f. m. Action pat laquelle■ un corps devient froid, en perdant fa chaleur, ou parlaquelle on refroidit ce corps . Erigesaclìo , refrigera-tio. Le refroidissement de l aie, le refroidissement de lachaleur naturelle. Le prompt refroidissement d u terdans la trempe lui donne de la dureté. En plongeantle fer tout rouge dans l’eau froide , tes particules quiétoient relâchées & amollies par Faction du feu, fonttout d’un coup comprimées , condenlées par le froid.Les parties ainsi rapprochées, ferrées les unes contreles autres en deviennent plus dures.Refroidissement , fe dit figurément en morale , & si-gnifie diminution d’amitié, de zèle. Ardoris remiffio ,debilitatio. La jouissance caute bien du refroidisse-ment en amour. Cela faifoit soupçonner quelque re-froidissement. Ablanc. Ce qui le fit découvrir davan-tage fut le refroidissement qui parut du Duc d'Anjoupour le Duc de Guise. De la Fayette. IIy a dure-froidifsement entre ces deux amis.

A? Refroidissement. Terme de Maréchallerie. Ma-ladie du cheval, provenant du paílâge subit du chaudau Iroid. C’est une morfondure légère. Voyer; ce mot.Le refroidissement arrive loríque le cheval patte toutd’un coup d'une action vive à une action lente, ou àUn repos entier, dans un temps froid; ou parce qu ilprend une boisson fraîche an moment où il a chaud.REFROTTER. v. a. & rédupl. Frotter de nouveau. De-nub tergere , vel detergere. Four entretenir des meu-bles, des planchers bien clairs, ilfaut lesrc//uíter sou-vent.

REFUGE, f. tu. Lieu de retraite ou un homme qu onpersécute va chercher fa fureté. Refugium , perfugium.Moyse avoir établi des villes de refuge. L’ Allemagne,l'Angleterre , la Hollande, font le ref uge pour les Ré-formés de France , que la révocation de 1 Edit de Nantes a contraints d’abandonner leur patrie. Une fablefur le rossignol, dit,

Honteux , exclus de tous ses droits,

IIfe retire dans les bois ,

Ses plus agréables refuges,

Oìi depuis j il a dit cent fois,

O nature ! ôte^-moi la voix ,

Ou donne\-moi de meilleurs Juges ,

Les réfugiés François ont souvent pris ce mot pourretraite. Dans le commencement de notre refuge.

^ Nous eûmes bien à louffrir dans notre refuge. Je vousexpliquerai les raisons de mon refuge.

Ce mot vient du latin refugium.

Dans l’Ancien Testament il y avoir des villes dere-f u ge. Le Seigneur voulant pourvoir à la furetedeceuxstui par hasard & fans le vouloir, avoient tué un hom-1Tle j ordonna à Moyse d’établir six villes de refuge oud'asile, afin que celui, qui, contre fa volonté, auroitrépandu l c sang d’un homme, pût s’y retirer , & eûtR' temps de fe justifier, & de fe défendre devant lesâges, fans que le parent du mort pût l’y poursuivre,dc l’y tuer. Cela n’empêchoit point qu’on ne lui fit sonptocès. S'il fe mouvoir innocent, H demeuroit enfu-lct é dans la ville où il s’étoit retiré: mais s il étoit cou-pable , on le punissoit suivant la rigueur des lois. Ily avoir aussi des asiles parmi les Grecs & les Romains.ry-lf s perfugii, perfugium inviolabile. Voyez Asile.

On donne auflì le nom de refuges > à des hospicestssicles Communautés Religieuses ont dans certaines_ Vl 'es pour leur servir de retraite en cas de guerre.E ^ Uge > fe dit aussi d’un réduit, ou d’un lieu , ou s’as-em Lent plusieurs personnes. Confugium. Cette mai-on est ouverte à tout le monde , c’est le refuge de

ceux i

_-- v o ^

qui veulent jouet , fe divertit , j es

fane. Votre maison est lc refuge m 1 r w 1 CS re-faméans de la Coût. Mol. Les HopuI orne FIL

REF ars

fuges de toutes fortes de besoins &d’ìnfìrmités.FLÉcH.

ifF Refuge , te dit figurément des peilonnes. Dieu estnotre refuge , notre unique refuge. La Vierge Marieest appelée lc refuge des pécheurs. Salluste dit que Cé-sar étoit le refuge des malheureux , & Caron íe fléaudes méchans.

Refuge, fe dit figurément en Morale pour, excuse, pré-texte. Effugium, perfugium. Quand on preste un Hé-rétique tut quelque point de ía doctrine, son refuge ,son échapatoire, est de nous attaquer íur la vie licen-cieuse de plusieurs des nôtres. Le refuge d’un chica-neur, c’est la dénégation des faits , c’est finfcriptionen faux. Vous voulez dire que la Cour ne fe connoîtpoint à ces chofes-là, & c’est le refuge ordinaire dcvous autres, Messieurs les Auteurs. Mol.

Les Filles du Refuge. C’est un Ordre de Religieusesétabli pour retirer les filles 6c les femmes de mauvaisevie. II a été fondé à N and , & il s’en est formé nnétablissement à Rouen cn 1657. Dom Dupltffis ,Descript. Géogr. d lift or. de la Haute Norm. T. II, p*62. & f 11 y a aussi a Paris une Maiion dire du refuge ,où l’on enferme les filles débauchées.

REFUGIER, [fe) v. récip. Se retirer en quelque lieu »ou auprès de quelque personne , pour y trouver unasile, du secours, de la protection. Aliquò, vélin ali-quem locum ou ad aliquarfigtre.Ce Prince dépouilléde íes Etats s’est réfugié chez ses voisins. Les paysansont été obligés de íe réfugier dans les Eglises, à causedu passage des gens de guerre. Près dc-là il y avoitune pyramide large de cent pieds & haute de deuxcens, où s’étoient réfugiés quelques Rarbai'cs. A.blAN-covrt. Se réfugiercn quelque lieu. Vaugelas.

REFUGIE, EE. part. qui est sauvé en quelque refuge ,ou asyle. Receptus , qui confugit. Jac jues II. Roi d’Aa-gleterre, étoit réfugié à la Cour de France.

On appelle absolument Réfugiés , les Calvinistesde France, qui depuis la révocation de fédit de Nan-tes fe font retirés en Allemagne, en Suille , en Hol-lande , en Angleterre, pour ne point quitter leur Re -ligion, ou pour reprendre leurs erreurs qu ils avoientabjurées la plupart. On a dit dans le style burlesque >la Gent réfugiée, en parlant des Réfugiés François.La Gent réfugiée faifoit grand bruit. La Gent réfugiée.fut route déconcertée. Voye\ Révocation.

REF U L f. m. vieux mot. Refuge. Perfugium. Blason deîfausses amours:

Sûn dernier refui, ce font larmes. Borel.

REFUIR. v. n. Terme de Vénerie, qui ledit des cerfs ;6c du gibier qui fuit , & retourne fur fes pas pour*donner le change. Souvent le cerf rufe, 6c refuit furfoi, c’est-à dire, retourne fur fes pas. Ad decursamredire semitam , & eodem pedum pofitu.

Refuir, verb. a. Vieux mot. Refuser. Po 'es du Roi deNav.

REFUITË, s. m. Terme de Vénerie. Ruse que saitun cerfpour fe sauver, quand il est poursuivi par les chiens. Onle dit aussi, quand il reprend les voies de son buisson,pour dire, les lieux où il a accoutumé de palier quand011 l’a chassé. Agitata fers: refugium . On met des relaisaux refuites.

REEuiTE,en Architecture, c’cstletrop de profondeur d unemortaise, d’un trou de boulin, &c. Limia loculi pro-ditas. On dit qu un trou a de la resuite , quand il estplus profond qu’il ne faut pour encastrer une piècede bois, ou dc fer qui sert de linteau entre les deuxtableaux d’Une porte. DaViler.

fjC?* On le dit quelquefois au figuré des détours , desmoyens détournés qu’un homme emploie pour recu-ler la conclusion d’une affaire. C’est un homme quiuse de refuites dans toutes les affaires. Perfugiis uti.

HC REFUS, f m. Action de refuser, dc ne pas accorder cequ’on demande. Recusatio , repulsa. Essuyer , rece-voir un refus. Repulsam ferre,patì. Il faut assaison-ner un refus, & le faire goûterpeuT-peu. Les grâcesaccompagnent jufqu’a vos refus. Fi.Écii. Il y a des re-fus obligeans parles manières obligeantes dont ouïesaccompagne. S. Evr. Un refus tempéré par certains