Band 
Tome septieme. [PRO - TE.]
Seite
226
JPEG-Download
 

zz6 REF

adoucissèmens , ne choque point les personnes raison-nables. Bell. On ne s’ostenle point d’un refus de ver-tu. Mont.

Cn dit iamihèrement qu’une chose n’est pas au re-fus de quelqu’un, pour dire, que ce n’est pas une choiequ’on lui ostré, qu’il ne dépend pas de lui de l’accep-tcr ou de la refuser. Avoir, faire une choie au refustl’un autre , savoir après qu’un autre l’a refusée, la faire !après qu’un autre a refusé de la faire.

On dit auíîì, pour marquer qu’on accepte volontiers,cela n’est pas de refus. Non rejiciendum. Accipio quodoffers y utar suo tempore. Les Sergens mettent dansleurs exploits ; laquelle réponse j’ai pris pour refus.

JUfus, signifie quelquefois, ce qui a été reiusé par unautre. Je ne veux point de cette fille, c’est le «/«j d’unautre. Je ne veux point du refus d’un autre.

On dit en termes d’Architecture , qu’on enfonce lespieux jusqu’à refus de mouton; pour dire, jusqu a ceque le moutonne puisse plus les enfoncer davantage,ôc qu’on soit obligé d’en couper la couronne pour lesmettre de niveau a' ec les autres pilotis : ce qui arrivealors que le pieu est parvenu à un fonds solide oupierreux. Davilers. Palos usque ad repulsam figere.

.Refus. En termes de Vénerie , on dit qu’un cerf n’a plusde refus , lorfqu’il est en âge d’être chassé. Un cerf derefus est de trois ans.

$sT REFUSANT. Qui refuse, qui s’oppose , par op-position à acceptant. M. de Voltaire, fous le nom deFranchcville , parlant des mouvemens survenus enFrance à l’occatìon de la Bulle Unigenitus. L’Eglise deFrance resta divisée en deux factions , les Acceptansôc les Refusons Les Acceptans étoient les cent Evê-ques qui avoient adhéré à la Bulle fous Louis XIV.les Refusons étoient XV Evêques, &c.

ftF REFUSER. v. a. Terme relatif à celui qui n’ac-cepte pas ce qu’on lui offre , & à celui qui n’accordepas ce qu’on lui demand c. Recusate , negare 3 dene-gare , abnegare.

ífF Dans le premier cas * c’est ne vouloir point de cequ’on nous présente , rejeter une offre qu’on nous fait.On refuse des préíens, un emploi, un établillement.On lui propoíoit des conditions avantageuses qu il a eula simplicité de refuser.

-g pT Dans le second cas, c’est ne pas accorder ce qu’ondemande , rejeter une demande; Sc il se dit auffi ab-solument. On ne doit rien refuser à ses amis. La bon-té de la Reine alloit jusqu’à ne rien refuser 3 ou à nerefuser qu’avec regret. Abl. Quand on refuse, il fautdu moins contenter de mines Sc de paroles. Bell. Sivous refuse^, laillez voir fur votre visage que votrecœur résisté, soustre en refusant. M.Scuc.

Refuser la porte à quelqu'un , c’est ne lui pas permet-tre l’entrée de quelqu’endroit. 11 sc présenta pour ren-trer, & on lui refusa la porte;

Refuser une fille en mariage , se dit dans la dou-ble signification du verbe refuser. De la part des pa-rens , c’est ne vouloir pas donner leur fille cn ma-riage à celui qui la demande : & de la part de celui àqui elle est offerte, c’est ne pas vouloir l’accepter.

On dit au pastis être refusé. Frere Félix est refusé dubonnet de Docteur. Fie du Pape Sixte F, T.I,p. 4.1 P-à la Table au mot Fermo. Quelle plus grande hontey a-t il d’être refusé d’un poste que l’on mérite, oud’y être placé fans le mériter ; La Bruyere , ch. de laCour y p. 2 f 7. de la <f. & s D 10 e . édit. & T. I ,p. 3 S 9 . de L édit. de M. Cofte. Voyez-en un troisiè-me exemple tiré de Montagne, au mot suffragant.

5 e Refuser quelque chose, c’est s’en priver. Se refuser lenécessaire, ce que la nature demand 0. Fraudare , de-fraudare fe viclu suo , defraudare genium suum. Nele refusernen. genio indulgere. Curare cutem , pellicu-lam , Atatcm suam. Se refuser au plaisir, à la joie,nevouloir pass’y livrer, les fuir. Se refuser à l’évidence,ne vouloir Das s’y rendre , résister à l’évidence. Il estimpossible de fe refuser ï La force de ses raisons.

Refuser, s’emploie aussi avec le régime simple. On ditrefuser quelqu’un. Il refuse tout le monde. Il a refusétous tes amis qui l’cn on t prié, il a rejeté les prières*lc ses amis.

R F. F

fJCT Refuser, joint avec l’infinitif des verbes. Refusesde faire une chose, d’aller en quelque endroit. Refusesà dmer , à souper.

En termes de Marine, on dit qu’un vaisseau a refu-sé lorlqu’il a manqué à prendre vent devant. Aubin.

§CF Et l’on dit que le vent refuse , pour dire, qu’il estcontraire. *

! |pT En termes de Manège, on dit qu’un cheval refuse >quand il ne peut pas , ou ne veut pas obéir.

Ce mot vient du Latin refutare. Ménage.

On dit proverbialement j qui refuse mule. Quisper->nit stertit. Et particulièrement des filles qui demeu-rent à marier, après avoir refuse de bons partis.

REFUSÉ, ÉE. part. pals. ìk adj. Negatus , denegatus.

REFUSEUR. f. m. Qui refuse. Le proverbe , à bon de-mandeur, bon refufeur , qui se trouve avec beaucoupd’aurres à la fin du trésor de Nicot, est expliqué patce vers latin:

Qu&renti multum , reddatur blanda repulsa.

C’est-à-dire , qu’il faut refuser honnêtement ce qu’oiîdemande avec instance, à quoi revient mieux le pro-verbe François, tel que Furetièrc l’a mis au mot de-mandeur ; à beau demandeur beau refufeur. Refufeun .ne fe dit guère que dans ce proverbe.

En premier lieu je vous prie, De me prêter de l’argent ;

Sinon, Tircisyje vous fiuplie

De me refuser promptement.

Sur cela mon defir est tout contraire au votre.

Pour moi s aime fort le prêteur :

Je ne hais point le resute u r.

Mais vous n êtes ni f un ni Vautre.

Martial liv. 7. Epigramme 42. traduite par Bufsy j

T. I. de ses Lett. p. $ /3, 3 S4>

REFUSION. f. f. Terme tout pur du Palais. Rembourse-ment des fiais préjudiciaux, des dépens des défauts& contumaces. Foye\ Refonder.

REFUTATA. Mot latin. plur. neut. Terme’de chancel-lerie. II fe met íur les lettres par les Référendaires ,lorsqu’elles font mal dressées, ou qu’ellcs contiennentdes choses contraires aux Ordonnances. De refutareréfuter, rejeter.

REFUTATION, f. f. Action de refuter, c’est-à-dire^de détruire les raisons de son adversaire, de prouver qu®cc qu’il a avancé est faux ou mal fondé. Refutatio >confutatio. La réfutation d’un Auteur , de son ouvra-ge , de ses raisonnemens. Je fuis obligé d’employetune partie de ma lettre à la réfutation de vos maxi-mes. Pas c.

ÇsT Dans fart oratoire, la réfutation est la partie diftdiscours qui fuit la confirmation, dans laquelle on ré-* 1pond aux objections de la partie adverse, cn détruisanten même temps les raisons Sc les preuves qu’elle a allé-guées. La réfutation demande beaucoup d’art. Eli®doit être vive & animée.

REFUTER, v. a. Répondre à des objections, à des faitsou propositions qu’a voulu établir un adversaire, 1 £Sdétruire par des raisons solides. Bellarmin ôc les au-tres controversistes ont réfuté les dogmes des Réfor-més. IJCT Refuter une proposition, un raisonnement »une erreur.

§ 3 * On dit dans le même sens refuter un livre, détruit®ce que l’Auteur a avancé dans un livre. Refuter unAuteur , détruire ce qu’il a avancé.

Ce mot vient du latin refutare , dont le simple ,selon Festus , signifié argumenter. Ménage.

RÉFUTÉ, ÉE. part.

R E G.

REGA. (la) Nom d’une rivière de la Poméraniecale. Rega. Elle a sa source dans la nouvelle Marcs®de Brandebourg , entre dans la Poméranie, y baigsi eRegcnwolde , Greiffenberg& Treptow , & peuap rt:Sfe décharge dans la mer Baltique. Maty.

REGAGNER, v. a. ôc rédupl. Gagner uue seconde fo lS *