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& autres Lettres de Chancellerie, quand elles ont étévérifiées & enregistrées. 0CT Cet extrait s appelle rc-giflrata, parce qu’ancienncnient quand les actes se ré-digoicnt cn latin, onmettoit ,registrata, audito & re-quirente Procuratore generali Regis. Aujourd’hui onittet, registre en Parlement, ouï , 8c ce requérant leprocureur Général du R.oi. Le Regiftrata de la Courdc home est marqué par un grand R , qui rient tour lcrevers de la íignature.
-GISTRArEUR.Í. m. Terme de Chancellerie Apos-tolique. Officier qui enregistre les Bulles & les Suppli-ques. 11 y 10 Registrateurs des Bulles Lc Suppliques dcCour de Rome. Registratdres, à commentariis.
On donnoit autrefois le nom de Registrateurs à ceuxhrh £ n0Us ^??elons aujourd’hui Greffiers.LGìSTRATIÒN. í. f. Vieux mot. Droit de régistrationtiiis la Coutume de Liège, c’est la mente chose queRFr° J,t re ëlftte. Voyc\ ce mot plus bas.
’ BISTRE. í. m. ( Plusieurs écrivent 8c prononcent Regî-r/ £ publie qui sert à garder des mémoires, ou des“ .tes, ou des minutes pour la justification de plusieursLtits dont on a besoin dans la fuite. Acla> aclorum ta-culij vel commentarius. Le registre d’un Banquier, lesri 'gijlrcs de la Geôle doivent ctre numérotés 8c para-phés de la main du Juge. On appelle registre des gross UUs j un registre que tient le Greffier des villes 8cbourgs, où il y a marché, fur lequel on couche le prixchaque espèce de grain, & ce qu’ils ont valu chaque| e ntaine. On marque le plus hauc, le moyen & le plus“as prix. En Cour Romaine on appelle Officier du/íe-■Slflre, le Vice-Chancelier, le Collège des Scripteurstics Brefs, les douze Maîtres du Regifire 8c les Régistra-tcurs. Tous les Arrêts ou Jugemcns qui ne font point- forme, portent pour titre, extrait des Registres du1 atlement, du Conseil, dc la Chambre des Comptes,"?s Requêtes du Palais <S’c. Toús registres publics font■ ffijets à être compulsés. La Cour prononce quelque-f°is, qu’il en fera délibéré fur le reffiy?re,lorfqU’elle ne• veut pas juger à l’Audience, ni aussi prononcer Un ap-pointement , mais feulement revoir les pièces fur lebureau, 8c juger à huis clos.v-P On app e ll c registre des Baptêmes , celui fur lequel*?, !1 Curé inscrit les noms des enfans qui font bapti-* es dans l’étendue de fa Paroisie. Registre mortuaire,c dui où font écrits les noms de ceux qui meurent. Re-gistre des mariages, celui où l’on écrit les noms de ceuxqui le marient,
£ gistrE' Journal, livre dont les Comptables fe fer-vent peur enregistrer la recette dc la dépense journaliè-re qu’ils font dans 1 exercice de leurs charges ou com-Puisions.
Bistre des soumissions. Ce livre est en usage dansplusieurs fortes d'affaires, & parriculièremenraugreffeConseil, dans les bureaux où l'on traite du prix desoffices, £ x. Les particuliers qui désirent de fe fairePourvoir d’une charge, s’adrelfent ordinairement auh ut eau des parties cafuelles, traitent & conviennentp 11 prix de l'officc, 8c font leurs soumissions par écritun registre , qu’on nomme pour cet estet registre den J° U771 -istlon.
e . Gi stre des déclarations. Ce livre est en usage danshs bureaux des cinq grosses fermes, & sert pour y cn-lc §istrer les déclarations que les Marchands vont fáire? u bureau, pour des marchandises qu’ils envoient dé-sir -
Gi stre portatif. Ce terme est usité dans les Aides,st fe dit d un livte dont les Commis aux exercices felervent lorfqu’iís font leur tournée, & fur lequel ils en-l 'egistrcnt les vendant vin à pot , & les vendant vin ànllìette, en les distinguant les uns des autres. Ce re-P ststre est coté & paraphé par Un Officier de l’Election.Egis tré sexte. Terme de Finances. C’est un registrecontenant les noms, qualités 8c emplois des habitans, es siaroisscs, les sommes auxquelles ils font imposés3. baille, le nombre des personnes dont chaque fa-, 1 , est composée, & la quantité du lel qu’ils onteve au grenier. L’Ordonnance des Gabelles fait fou-Vcnr llle ntion de ce registrefexté.aoiT de Reqlstre, ou Contentor, qui appartient áuxd orne VU.
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Audicncicrs 8c Contrôleurs des Cliáncelleries, cnl’E-dit du Roi Henri Ií j dc fan ijsji. C’est auísi dans iaCoutume dc Vimen , art. ï, Un droit dû áu Seigneur,pour être enfáisiné dc l’hcritáge cotier ; il est de qua-tre deniers. Au style de Liege , Ch. V, art. 9 , il est ap-pelé droit de régistration , & il est dû pour insinueren Justice un transport d’héritage, de cens ou rente ,ou pour l’approbationd’une saisine. De Lauriere.
$C T Dans les Indes Occidentales de la domination Espa-gnole, on appelle navires de registre , ceux à qui leRoi d’Efpágneou le Conseil des Indes accordent la per-mission d’aller trafiquer dans les ports de l’Amérique.Cette permission doit être enregistrée avant qu’ils meu-rent à la voile. Voye\ Navire.
Registre , en termes de Chimie, font les tampons ou cou-lisses qui bouchent les ouvertures qui font aux four-neaux à vent des Verriers, des Essayeurs, &c. qui ser-vent à mesurer le feu ; car on les bouche, ou on lesouvre, selon qu’on veut avoir un feu plus doux, oùplus violent.
Registres , en termes d’Organiste, font leS bâtons qu’onrite pour faite jouer les dissérens jeux de l’orgue, par-ce qu’ils ouvrent le passage au vent, pour entrer dusommier dans le portevent des tuyaux. Opercula. Lesnoms des registres font marqués au bas de la montreaux deux côtés du clavier , 8c font les mêmes queceux des jeux de l’orgue.
Les Imprimeurs appellent registre , la disposition dcla presse , qui est de telle forte, que les pages revien-nent les unes fur les autres.
IO" Ce qu’on appelle registre, en termes d’Imprimerie,c’est la correspondance que les lignes des deux pagesd’un feuillet ont les unes avec les autres. Bon regis-tre , mauvais registre. On est de registre, quand leslignes des deux pages d’Un feuillet font juste l’une furl’autre. Le défaut de cette correspondance fait le mau-vais registre. Faire son registre * c’est tirer les deux pagesd’un feuillet, de forte que les lignes fe répondent exac-tement. Le registre se prend par le moyen des deuxpointes du grand tympan.
Les Imprimeurs Sc les Relieurs donnent encore lenom de registre à ces lettres que l’on volt au bas de lapremière moitié des feuillets de chaque cahier, O 11donne aujourd’hui le nom de fignature à ces fortes delettres; mais autrefois on les nortmoit le registre , &on les nomme encore ainsi en Italie. Les registres ousignatures , ont été inventées pour faciliter aux Re-lieurs l’ordre dc chaque cahier, 8c pour collationnerun livre, afin dc voir s’il est complet. La réclamé sertencore aux Relieurs, aussi bien que le registre, ou lafignature , à remettre en ordre des cahiers qui fontbrouillés.
Registre. Les Fondeurs de caractères appellent aussi re-gistre j une des pièces intérieures du moule dans le-quel ils fondent leurs lettres.
Ménage tient que ce mot vient de registrum , qu’ona dit pat corruption au lieu de regestum , qui signifioitUn livre qUi coiitenoit les mémoires des autres livres,&des épîtres ramassées ensemble : & dicitur registrum ,quasi iterum gestum. Ifo Magister in Gloffis.
REG1STRER. v. a. Ecrire quelque chose dans un registreInscribere , describere. On fe sert plus ordinairementdu mot enregistrer , qui signifie la même choie. CetEdit, ces lettres ont été lues , publiees 8c regiflrées.
|CF REGLE. f. m. Regula. Dans le sens propre , c’estun instrument, au moyen duquel on tire d’un pointà un autre, la ligne la plus coùrte , 8c qui, pour cetteraison, est appelée droite.
sT Dans le sens figuré 8c moral, la règle n'est autre; -chose qu’un principe, ùnê maxime , qui fournit àl’homme un moyen fut & abrégé pour parvenir aubut qu’il fè propose.
On verra dans les articles fuivans les différentes ap-plications de ce mot pris áu physique 8c au moral, aùpropre 8c au figure.
Dans les Arts la règle est un instrument lè plus sou-vent de bois, mince & étroit, avec lequel on tracedes lignes droites, &qui sert méchaniqitementà tousles ouvriers. Elle sert aux Géo métrés, aux Ecrivains,
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