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savoir la paternité , là filiation , la spirátion actiVe ctla spirátion paliìve. Voye% ces mots.
^ Relatiom , en Géométrie, est synonyme au mot rai-son 5 qui est plus uíìté.
Relation , en termes de grammaire , signifie la mê-me choie que rapport. Voye ç ce mot ct íe Rappor-tes.) terme de grammaire.
^ Relation , dans les arts, en Peinture, en Architec-ture. Proportion que différentes parties d’un corpsquelconque ont entre elles & avec leur tout. Vcye%
.^Symétrie.
Relation, dans l’usage ordinaire, signifie le récitd un fait , un exposé exact & fidèle de ce qui s’estpaílé, de ce qu'on a vu ou entendu. Relatio , rela-t!ls > renunciado. Relation d’un siège, d’un combatna-Va * o’c. Les relations des événemens remarquables doi-vent etre fidèles , véritables , exactes On m’a envoyéu ne fidèle relation de ce qui s’est fait en cette négo-cration , en ce combat ; la relation extraordinaire deà gazette contenant les cérémonies du couronne-ment de ì’Fmpereur.
Relation , ic dit particulièrement des aventures desVoyageurs, des observations qu’ils font danSleurs voyaEnarratio , observatio. Il y auntrès-grandnombredes livre de Relations. On a inféré dans le présent ouVrage plusieurs termes de Relations pour en faciliter1 intelligence aux lecteurs. Jc ne lai lequel est le plus àplaindre, ou d’un Voyageur qui donne trop aisémentdes Relations au public, ou de celui qui les lit fans pré-caution & fans discernement. Ce genre d’écrire n'estpas tout-à-fait si facile qu’on se l'imágine. Pour y réussir, il faut non-seulement de l’esprit & du goût; maisencore de la bonne foi, de l’exactSrude, un style sim-ple, naturel, & qui persuade. Il faut même de lerudi-tlo n : & comme un Peintre, pour être parfait en sonar Ç ne doit rien ignorer de tout ce qui peut être ex-prime par les couleurs ; de même celui qui entreprendde peindre les mœurs des peuples, ct de représenter lesàts, les Sciences, les Religions du nouveau monde,ne peut toucher avec succès tant de matières différen-ds, (ans Une grande étendue de connoiffances, & fansav oir en quelque forte un esprit universel. Tout celanaem e ne íustít pas, s’il n’a de plus été témoin de la pluPart des événemens qu il raconte ; s’il ne s’est instruit/■f? coutumes ct de la langue des habitans, s’il n’a euoin de lier commerce avec les honnêtes gens &s n n a meure pratiqué les personnes d’une qualité distin .Bure. Enfin pour parler sûrement de l’abondauce qui se Jt ouve dans un Empire , de fa beauté, de fa puillance, |c stnécdlaire clc considérer de ses yeux, la multitude« e s peuples, le nombre ct la situation des villes, l’étcn-sine des provinces; c’est-à-dire, qq il saur employer unepartie de là-vie dans des courses continuelles, & danstine recherche curieuse de ce qu’il y a de plus rare dansR pays ; ce qui fans doute, coûte un peu plus que de setrouver ici dans les assemblées des bavans; ou mêmeans sortir de Ion cabinet,de parcourir en repos, ct àrouit toure l’anriquité.
ependant il y a peu de gens à qui on fâche moins de gréf - _ eur ti:aN au, qu’aux Auteurs des Relations. Quel-rrrp, S r l Ì nS ^ eu touches des nouvelles étrangères, ne s’ar-f 3 ,S Uere qu’à ce qui fe paffe fous leurs yeux; d’au-n onr point de foi a ce qui vient de li loin ; ils le, i 7 ; , .c une maxime de ne rien croire; anus
a teiTtv., imqu’à n’en vouloir connoîtrÍTaucunc. Ily en a qui ne peuvent souffrir dans les Relations nii^Vr C | £5 ni , evenement extraordinaire, ni tour ce quijf* e cs P re í u 8 es les plus communs; comme fi la nature■punec a nous enrichir ici, n’avoit rien pu produireí * CLUS t!e tare; ou- lì Di cu étoit moins puissant dansauì nouvelles Eglises de l’Orient, qu’il ne l est encoreomdhui parmi nous. Enfin il en est d’un caractèrePour^* 30 ^ 5 nC ^ enc ccs fortes d’ouvrages quetens au’T U3er du "^rveMeuxctlz ne font jamais con-infiniU»'/ n admirent. Ce qui est naturel leur paroïtDardes indigne d’etrc écrit; ct fi on ne les réveilleils «w r enUues 'non es, & des prodiges continuels,R ot uaem fur les histoires les mieux écrites ct lescs : de forte que pour leur plaire, il
plus raifonnabl
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fáudroir, ce semble, faire des peuples d’uiie nouvelleeípèce ct créer exprès pour eux un nouveau monde.
11 n’est pas aisé de compter tant de goûts disterens ; ctles Voyageurs qui reviennent en leur pays, n’ont guèrèmoins de peine à fe faire entendre de leurs compatrio-tes, qu’ils en avoient eu peu de temps auparavant à fefaire entendre parmi les étrangers-. Il est vrai qu’ils neméritent pas toujours d’être écoutés; le vide, lepetïd’ordre qui fe trouve souvent dans leurs Relations , làpaillon qui y régné par tout, & qui fait quelquefoisd’une histoire une fuite continuelle de calomnies; maisfur tout la hardiesse avec laquelle on y débite, mêmedans les matières indifférentes, des sables ridicules )pour des vérités constantes, rebutent avec raison leshonnêtes gens, ct rendent même suspects les Auteursles plus diícrets ctles plus sincères. P. le Comte. LesVoyages, de M. Spon, les Mémoires de la Chine du P;le Comte, le Voyage de du Loir, celui de M. de Tour-nefort, celui du P. Feuillée, plusieurs Lettres de cellesqui fe trouvent dans les Lettres édifiantes ct curieuses,font des modèles en matière de Relation.
RELATION, en style de pratique, fe dit d’un rapport, diìtémoignage d’une personne publique. Relatio , decla-ratio. Dans tous les contrats en forme, le Juge dit.Nous, à la relation des Notaires, avons fait apposer àces présentes le feel, &c. Relation libellée. Coutumed’Auvergne. C. II. art. i o & 1 1 . Relation d’ajourne-ment, au procès-verbal de la Coutume de Berri. Rela-tion de Sergent, c’est l’exploit par lequel le Sergentrapporte au Juge qu’il a ajourné un tel, à la requêted un rel, pour celle cauíè, ou qu’il a fait telle saisie,arrêt, exécution, ou criée. £’est la même chose quérapport.
Relation, signifie encore Intelligence, correspondantecommerce qui est entre deux ou plusieurs personnes.Consentio , commercium. Ce Banquier a relation avecplusieurs Prélats d’Italie. Les deux accusés n’ont jamaiseu aucune relation entre eux. On dit dans le même sens,être en relation avec quelqu’un.
RELATION AIRE. f. nu Qui fait ou écrit des relations.On donne ordinairement ce nom à ceux qui écriventla relation de leurs voyages. On ne doit guère ajourer foiaux Relatior.aires. Les Relationaires cherchent à noirscn faite accroire; ou bien, comme ils ne peuvent toutvoir, ct qu’ils font obligés des’en rapporter à ce qu’ouleur dit, on leur en fait accroire à eux-mêmes. Ce motn’est pas reçu.
REL AT IV EMENT . adv. D'une manière relative. Rela-tive. Relativement à tel objet, relativement à ce quipréccde & à ce qui luit.
RELAVER. v. a. & rédupl. Laver de nouveau. Relavare ,iterum lavare. On relavc la vaistelle, les verres; ctquand on parle du linge relavé, on entend du lingequ’on n’a pas mis à la lelììve, mais qu’on a simplementmouillé, & puis séché. La plûparc des draps d’hotelleriene sont que relavés.
RELAVÉ, ÉE. part.
Rel aver, parmi les Artisans de Paris, fe dit d’iine céré-monie ou cfpècc de demi-réception que font les Maî-tres d’un métier, quand ils entrent des fauxbourgs dansla ville, ou de la ville dans les fauxbourgs; ils prêtentUn nouveau terment en Justice, & traitent les Jures ctAnciens. Denuò initiari , juramentum pr&Jlare. Laréunion des Justices au Présidial a abrogé cette cou-tume.
RELAXATION, f. f. Terme de Palais, qui se dit de ládélivrance d’un prisonnier, qui ie fait du consente-ment de celui qui l avoir fait ecrouer. Liberatio , re-laxatio. On a emprisonne cet homme polir un autre)mais la Partie a consenti aufli-tot a sa relaxation.
Relaxation , se dit auilì en Jurisprudence Canoniqueèn cette phrase. Relaxation des peines canoniques,c’est-à-dire , diminution ou entière rémission des pei-nes canoniques. Imminutio , remiffio-.
En Physique, le mot de relaxation est synonyme àrelâchement. Laxamentum. Relaxation des^ierss, desmuscles, des fibres, &c. c’est-à-dire , relâchement cuiempêche ces parties de faire leurs fonctions ordinaires;
Ip* On le dit dans le même sens en Chirurgie pour un*