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25 A H E L
Extension qui survient à quelqu'une de ces parties ,occaíionnée par la violence qu’on lui a faite , ou par fapropre íoibleíle. Les hernies íont des delcentes, desrelaxations des intestins.
RELAXER, v. a. Relâcher un prisonnier, consentir à sasortie. Dimittere , relaxare »
RELAXÉ, ÉE. part.
En Chirurgie on appelle muscle, tendon, nerf, &c.relaxé , celui qui est relâché, qui n’a pas la tensionnaturelle. Remijsus , relaxatus.
RELAYER, v. n. Se íervir de relais, changer de che-vaux, en prendre de frais. Equos integros 6’ recentesconjcendere. Ce Seigneur relaye deux fois de Paris àFontainebleau. $CF Nous relayâmes en tel endroit.Quand la traire est trop longue, il faut relayer.
07 ? Relayer , en termes de Chaste, ç’est lâcher leschiens du relais après la bête. Voyey Relais.
07 ? Relayer , se dit activement des ouvriers ou tra-vailleurs qu’on occupe a u travail l’un après l’autre,dont l’un reprend Pouvragc quand l’autre cesse. On aenvoyé tant d’hommes pour relayer ceux- qui travaii-loient. On le dit auilì avec le pronom personnel. Al-ternatim , alternis vicibus inflare operi , laboranti autfatigato succedere. Il fautque les ouvriers íe relayent ,& travaillent les uns après les autres íur la mer» Lesmatelots íe relayent de lìx heures en íìx heures, & fontchacun leur quart. Il croir que tous les yeux íont ou-verts pour lui, Sc que îxs hommes se relayent pour lecontempler. La Bru y.
RELAYÉ, ÉE. part.
RÉLÉGATION. i. f. Espèce d’exil qui se fait par l’au-torité dti Prince, qui envoyé ordre à quelqu’un d’alleren un lieu qu’il lui nmque, & d’y demeurer juíqu’àce qu’on le rappelle. Relegatio. A Rome, la réléga-tion ne faisoit point perdre le droit de Citoyen. Milene le fait point perdre non plus parmi nous. Cette re-légation se fait ordinairement par une lettre de cachet.Voy. Lettre de cachet. La rélégation est un ban-nissement en un certain lieu, & pour quelque temps.C’étoit parmi les Romains une moindre peine que ladéportation, en ce que le relégué ne perdoit point lesdroits de Citoyen Romain, ni ceux de famille, com-me les droits d’un père fur ses ensans. Courtin.
RELÉGUÉ, f. m. Récompense d’un Gendarme de laGarde ou d’un Chevau-Lcger , lorsqu’il a servi uncertain nombre d-annécs, Sc qu’il veut se retirer. Lerelégué est de 540 liv. Il a demandé Í011 relégué. Il n’apu obtenir son relégué. On n’accorde guère de reléguésen temps de guerre. Le relégué chez les Gendarmes ScChevaux-Lcgcrs , est ce qu’on appelle Retraite dansles Gardes du Corps.
RELÉGUER, v. a. Exiler, envoyer un. ordre à quelqu’unde demeurer dans un endroit qu’on lui allìgne juíqu’ànouvel ordre. Relegare. On a relégué cet homme àQuimpcrcorentin.
Reléguer, se dit auíîï d’un exil volontaire qu’on s’im-pose à foi-même, par l'amour de la retraite , de la vieprivée. Voluntario secedere. Cet homme s’est reléguédans un désert , il s’est relégué dans un monastère,dans fa province, dans fa campagne.
07 ? RELÉGUÉ, ÉE. part. Relegatus.
Relégué , íe dit figurément en Morale. Amandatus. Lapiété, la vertu fout bannies des villes. Pietas & virtusab urbibus amandata, sunt. Elles font releguees dansles cloîtres Sc les déserts. Aristote est relégué dans lesCollèges Sc chez les Pedans.
ffT? Chez les Romains les relégués n’etoient point trans-portés dans une île, comme les Déportés , mais onleur en assignoit une pour demeure avec défense d’ensortir pendant tout le temps que devoit durer leurexil.
RELENQUIR. Vieux v. a. Laisser, abandonner, délais-ser. D’où vient arrelanquit en Languedoc, c’est-à-dire,harassé, recru de chemin, & qui se rend. Borel. In-carnat. de JesUS-Christ en vers :
Pourquoi font-ils de leurs mères naquis,
S U doivent être à jamais relinquis ?
K E L
Et dans la vieille Traduction manus. d’Ovide evvers :
I ous ceux qui auront par dejloi ,
Rclenqui la divine loi.
|fT RELENT. í. m. Mauvais goût que contracte uneviande ou quelque autre substance alimenteuíe qui *été renícrméc pendant quelque temps dans un heuhumide. Situs. Cette viande íent le relent , commenceà sentir le relent. Situm ducere. Ces confitures lententle relent. 11 y a ici une odeur de relent.
075 ' RELEVAÍLLES. f. h pi. Cérémonie qui sc pratiqueà l’Egliíe loríqu’une femme y va la première fois aprèsiès couches pour fe faire bénir. Ceremonia pur sc ti-tionis. Philippe premier, Roi de France, raillant fur lagroíleur Sc l’embonpoint de Guillaume le Conqué-rant, demandoit s’il accoucheroit bientôt, Guillaumelui fit répondre qu’oui, Sc qu’à ses relevailles , il Et-roit viliter avec dix mille lances en forme de chair*délies.
On le dit austi d’un festin quisse fait quelquefois eucette occasion au retour de l’Eglíse.
RELEVÉ. í. m. L’oppoíé d 'abaissement. Le clin d’oeijrenferme trois points successifs, l’acte de la volonté quile commande, l’abaistemeqt de la paupière, Sc ion re-levé. Mém. de Trév.
Relevé. C’est l’ouvrage que fait un Maréchal, en rele-vant le fer d’un cheval , 3 c en le rattachant.
07 ? Relevé de compte. C’est un état de plusieurs arti-cles qui regardent le même objec, épars dans un grandlivre , & ramassésJùr un papier séparé. Voilà le relevsdu compte que vous demandez.
{CT Relevé. Terme de Vénerie. On appelle relevé d’uníbête fauve , le temps où elle fort du lieu où elle àpassé le jour pour aile» repaître. Voye £ Relever danscette signification»
RELEVÉE. í. f» Terme de Palais. L’aprcs-dînée, ou 1 etemps d’après-midi. Pomeridianum tempus. On donnédes assignations chez des Commissaires à deux ou troisheures de relevée. U n’est guère en usage qu’au Palais,où l’on appelle aussi les Audiences de relevée, celle*qui fe donnent après midi. La Cour n’entre point au-jourd’hui de relevée. On ne juge point les procès cri-minels de relevée quand les conclusions des gens duRoi vont à la mort, ou aux galères, ou au bannisse-ment. Art. 9, tir. 25 de l’Ordonnance de 1670. Cemot s’employe aussi de même dans les actes des Assem-blées du Clergé.
Ce mot vient de cc qu’autrcfois on faisoit la méri-dienne sur des lits de fable qu’on nommoit grabats s3 < 011 nommoit relevée , le temps où l’on íe relevoispour retourner à son travail.
RELÈVEMENT, s- m. Action par laquelle on relevequelque chose. 07 ? L’uíage de ce terme est très-borne*On dit le relevement d un mur, d’une fortification >d’un folie, pour dire, le rétablissement de ce qui étositombé en ruine. Rejeclio. Il en a tant coûté pour I erelevement des murs de mon père. On dit encore I erelevement des vailleaux péris en mer; mais on n’*jamais dit relevement de couches, quoiqu’on dise re-lever de couches.
Relevement , en termes de Marine est la hauteur d'unepartie dji.tr vaisseau, eu égard à une autre partie cfi*est plus Salle. Altitudo. Un vaisteau qui n’a pas aíst 2de relevement à savant. U11 vaisseau dont le relevsment est bien proportionné. C’est la différence qu’il 1a en ligne droite de Pavant d u pont à son arrièreAubin.
«o- Relevement , terme d’Hydrographie Sc de Géog#'phie. C’est faction de relever un cap, une île, &c- ^d’en observe r la position. Voy. Relever. On a unnombre de latitudes observées de très-prés de terre >Sc dans différens points, de même que plusieurs flevemens, qui en lient routes les parties ensemble, #donnent l’étendue Sc la situation des unes par rapp.st ftaux autres. ( de 111 e d’Anjouan Sc des iles voisi-nes. )
Relevement. Dans la Coutume de Metz est unendrot