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Tome septieme. [PRO - TE.]
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<iue sous Constantin, parce qu’on ne commença qu’ence temps là d’avoir des autels fixes, & où Ton putgarder ces íacrés dépôts, les persécutions n ayant pointpermis jusqu alors qu’on en construisît. S. Silvestre futc premier, dit-on, qui ordonna qu’on les fît de pierre,oyez Autel. L’usage de faire toucher les linges auxreliques des Saints, est très ancien. On le remarquedes les premiers siécles, comme ilparoît dans l’inven-p 0n ~ e celles des quarante Martyrs à Constantinople.

ar u y avoit à leur cercueil une petite ouverture,pratiquee, pour faire toucher des linges à leurs reli-ques. Dans le XI e . siècle la coutume étoit d’éprouvercs reliques douteuses par le feu. Celles qui ne brû-oient pas, etoient réputées vraies. Nous en trouvonsun exemple dans la Chronique du Mont-Cassin, L.

• c * 3 3 (î ôf un autre dans la vie de Saint Meinverc,rapportée par les Bollandistes, T. I. de Juirij p. 14 g ,

Ce mot vient du Latin reliquia, qui signifioit lcj. s des corps morts. Les Anciens les coníervoientreligieusement dans des urnes, qu’ils renfermoient en-íuite dans des tombeaux.

Dans ces tombeaux antiques ,

Où des Rois vos ay eux font les froides reliques.

Racine.

RELIQUES, s. f. pi. Restes. Reliquia. Éuée sauva unepartie des tristes reliques de Troye. On volt encoreque quesre/i^aej de l ancienne Babylonne&du Palaise Darius, qu’on appelle Chilminar. Les enfans de, formèrent encore une armée des reliques &u débris du naufrage de leur père. Il rentra dansabylone avec les tristes reliques de l’arméc. Vaug.°us sommes obligés à Arrian de nous avoir sauvé^reliques de la Philosophie d’Epictete. Balz. 11erc he les reliques précieuses de íes ancêtres. S.v R.On montre encore aujourd’hui les superbes reli-ques de la magnificence des Romains. Idem. Monu-Balzac appeloit M. de Peirefc, les reliques dule . c e d or. II avoir pourtant décidé que le mot dereliques ne íe disoit jamais dans la signification derej es. Mais quoi qu’il ensoit du tems de Balzac, il estt j a rta V, 1 st u ’on ne le diroit point aujourd’hui, du moinsj s , > ordinaire. Il pourroit tout au plus pasiers e style sublime ou soutenu. On y joint ordinai-rement une épithète.

n dit proverbialement d’un homme qui fait grand«s de quelque choie, qu’il en fait une relique. Magni

m \ Cere ‘ 1 ^arde fa femme comme une relique.

^IQEHR. v. n. Vieux mot hors d’uíàge. Retarder.A’slte/in.BoREL. Tardare , c effare , morari.

v. a. & rédupl. Je relis , tu relis , il relit j nousrelisons, & c . Jerelifois. Je relus. J’airelu. Je relirai.Que je relise. Que je relusse, ou je relirois. Lire deuxou plusieurs fois un écrit. U 11 Auteur doit lire & relireplusieurs fois son Ouvrage. On doit relire souvent lesAnciens, Relegere.

E, UE. part. Leclus iterum, relectus. S’il n’est fait^ ans un testament, qu’il a été lu & relu

RELlu stateUr,ilestnul '

leur ^ ou manière de relier des livres, &

. couverture même. Librorum concinnatio , com-n • .1 y a des reliures en parchemin, en veau, enmèi 'U* 11 ’ Ou fait des reliures avec des comparti-agréT C autres ornemens. La reliure de la Chine a sonla ^tioique fort éloignée de la perfection de

p, 1101 Ou ne dore point sur la tranche, on n’y jetteV *?, eiTle de couleurs. Les livres ordinaires font cou-f, c un carton gris astez propre. On relie les autres,taff° n V ^ Ut ’ avec un ^tin fin, ou une espèce de petitordsif- 2 ^eurs, qui est à grand marché, & qu’on saitcouve lre j> ent Pour cet usage. J’en ai vu quelques-unsform/^ ° Un brocard rouge à Heurs d’or & d’argent, fapense Etoujouts la même, mais on fait de la dé-Comte ° U a mat ^ re qu’on y veut employer. P. le

hg^jcpO.ÇÔTlON. f. f. Terme de Jurisprudence quiaction de louer une seconde fois. Iterata

REL 2<?i

conductio , reconducito. On peut appliquer ce terme àun propriétaire qui loue une choie à celui à qui illavoir déjà louée, & à un locataire qui reloue à dessous-locataires.

Mais le morde relocation a principalement lieu enmatière de contrats pignoratifs mêlés de vente , dontla relocation est le principal caractère. C’est un contratpar lequel un débiteur qui a vendu à son créancier unhéritage pour l’argent qu’il lui doit, avec faculté derachat perpétuel, s’en rend le fermier pour une sommeà laquelle peuvent monter les intérêts de ce qu’il doità ce créancier. C’est-à-dire, quel’acquéreur, pontne pas déposséder le vendeur, lui fait une relocationou réconduction de ce même héritage , moyennanttant de loyer, lequel loyer lui tient lieu des intérêts deson principal.

RELODS. f. m. & pi. Terme de Jurisprudence. C’est lamême chose que lods en vente d’héritages censuels. Lesrelods font de dix deniers pour livre en la Châtelleniede Montereau, quand le vendeur doit avoir son argentfranc.

RELOGER, v. a. & rédupl. Retourner loger en un lieuqu’on avoit quitté. A d primum domicilium r everti. Jereloge en la maison où vous m’avez vû ci devant loger.On le dit auilì populairement de ceux qu’on remet enprison. Ce prisonnier s’étoit évadé, mais fa partie l’afait reloger.

RELOUAGE. f. m. Terme de pêche de hareng. C’estle temps que ce poiflon fraye, ce qui arrive vers Noël.Le hareng dans cette saison est de très-mauvaise qua-lité.

RELOUER, v. a. 8 c rédupl. Louer une seconde fois.Iterb.m conducere , reconducere , relocare. J’avois louéma maison à des gens insolvables, je les ai chastes, tícje l ai relouée à d’autres. Le bail de ma maison éteieexpiré, j’ai été à mon hôte & jel’ai relouée delui.

Relouer, signifie aussi, louer une partie de ce qu’on apris à louage. Cet Artisan a pris une maison entière;mais il en reloue la meilleure partie à des sous-loca-taires.

$3 RELOUÉ, ÉE, part.

RELUIRE, v. n. Réfléchir la lumière, luire par réflexion.Relucere ,vel emicare. Tous les corps bien polis relui-sent, parce qu’ils réfléchissent route la lumière. Lesdiaphanes reluisent aussi, quoiqu’ils n’cn réfléchissentqu’une partie. Lesdiamans, les pierreries n’ontl’avan-tage de reluire, que parce que leur dureté leur fait rece-voir un plus beau poli. Touc reluit en cette maison,parce que tout y est bien propre, bien poli, bien frotté,L'or bruni est fort reluisant.

Reluire, sedit aussi figurément en Morale, des chosesqui brillent, qui éclatent, qui ont quelque avantagesurlesautres. L lucere, relucere, refulgere. La doctri-ne , la vertu reluisent en ce saint Prélat. On voie reluireen ce jeune homme l’ancienne bravoure de ses ancêtres.Elle disoit qu’ellc ne voyoit reluire qu cn lui les qua-lités d un Souverain. Ablanc. L’homme se porte aucrime dès qu’il y volt reluire quelque utilité. Cl. Ily a mille caractères de divinité qui reluisent dans l’E-criture. La Pl.

On dit proverbialement, tout ce qui reluit n’est pasor. Quod lucet non praftat. Pour dire qu il ne faut pasfe fier aux apparences, & que les choies qui ont leplus déclat, ne font pas toujours les plus solides.

RELUISANT, ANTE. adj. Qui te\nn. Relucens . elu-cens, emicans. L’acier bien poli est plus reluisantque tout autre métal. Il * vu âes hommes & deschevaux tout reluisans , non pas d or , mais d’acier.Vaug.

On dit d’une personne fardee, qu’elle a le visage coûtreluisant de fard.

RELUQUER, v a. Regarder. 11 est familier & badin.On [employé souvent pour dire, regarder d une ma-nière affectée, ou du coin de l’oeil.

§3- RELUQUÉ, ÉE. part.

RELUSTRER. v. a. Redonner du lustre, lustrer de §3*nouveau. Reluflrer un chapeau , une étoffe. Voye^Lustrer.

gCTRELUSTRÉ, ÉE. part. Un chapeau relustré, est