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aullì Jovet , Hifi. des Religions du Monde , T. I, p.& fstvantes.
îpr REMONTRER. v. a. Faire des remontrances ; repré-senter les inconveniens dune choie qu’il a faite, ouRu il est lur le point de faire. Exponere. Permettez-moi, vous remontrer que les ordres que vous avezden-nes peuvent avoir des luîtes très-lâcheuses. Remon-trera. quelqu'un les choies où il fc trompe. Remon-trer \z droit qu'on a, le tort qu’on souffre, f injusticequ’on nous fait.
Le Procureur Général & le Procureur du Roi com-mencent ainiì kurs réquisitoires ou requêtes : Vcusrc-m °ntre le Procureur-Général; vous remontre lc Pro-cureur du Roi : au lieu que celles des parties com-nienccnt par ces mots : Supplie humblement, &c.emontrer, fe dit aullì d’un supérieur à un inférieur ,quand il l’avertit doucement de son devoir. Admone-re j commonere. Un Général prêt de combattre remon-tte â ses troupes qu’il s’agit dc l’honneur de l’Empire,ó'C.
Remontrer , fe dit aullì simplement, pour, représenter,raire considérer. Exhibere , exponere. Il remontra quepersonne ne pouvoir prétendre cet honneur. Ablanc.
Remontrer, dans la Coutume de Valenciennes, art.182, c’est représenter en Justice une personneque l’on a bleílée, en lui faisant par ire ou par cour-roux, une plaie ouverte. De Lauriere. Saucium cx-hibere Judici.
Remontrer, en termes de Vénerie, c’est donner con-noillance des voies de la bête, qui est pallee. Salnove.Fcrœ VLam i ni l LC are. Un bon piqueur doit lavoir re-montrer les voies dune bête qu’on chaise , quand on
Rrw a P'rdues.
REMONTRÉ, ÉE. part.
n t\l()HA. s. m. Instrument de Chirurgie. Foyert Arrêt.
^ REMORA. s. m. ou REMORE, s. f. petit poisson,la grandeur du hareng, ainsi nommé du latin re-ff ra -> retardement, parce que tous les Anciens, aprèsLline, ontcruqu’ens’attachantaux vaisseaux en pleine™ er , il avoir la force de les arrêter dans leur course.Ou regarde aujourd'hui comme des sables les chosesMerveilleuses qu’on adebitées du rémora ou de lare-n ‘ore. Les Grecs nommoient ce poillon écheneis. Lenom latin est rémora. On l’appelle aullì en françois
Mst íxe ’ s uce f 3 & ar rêce-nef.
tM* Ce mot s emploie métaphoriquement pour signifier,retardement, ce qui arrête quelqu’entreprise. Un ré-mora , comme on parle familièrement en notre lan-gue. Il étoit furie point de terminer une affaire, maisil est survenu un rémora.
L’or est comme une femme, on n’y saurait toucher,Que le coeur par amour nés y laiste attac er,
L’un & l’ autre en ce temps , sitôt qu on les manie ,Sont deux grand rémoras pour la philosophie.
Le Joueur. Act. 4, Sc. 1 °.
REMORDRE. v. a. Sc rédupl. Mordre une seconde sois.Iterùm mordere. Cette poire est si âpre, que quand ony a mordu une fois, on n’y veut plus remordre.
A? Remordre, fe dit encore quelquefois absolument,pour attaquer de nouveau. On dit , suivant le Dict.de l’Acad. Fr. particulièrement en parlant des chiensqu’on fait combattre : ce dogue a été si maltraité ,qu il n’a pas voulu remordre. , ,
îp* Et figurément on le dit des troupes qui ont ete re-poussées en quelque attaque , & quine veulent plusretourner à la charge. Ce régiment a été si maltraité^ 1 attaque de la contrescarpe, qu on n a pu 1 obligera remordre.
Remordre, se dit ausiì figurément des emplois dont onE dégoûté. Resumere. Ce jeune homme a tare de laëur rre, on ne le fera plus remordre à l’hameçon. Tout-Jf est que du style familier.
On dit austì, que la conscience remord à quelqu un,quand elle lui reproche quelque méchante action. Saconscience lui remord. Ablanc. Remordet animusconscius.
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$? Remordre, pris dans cette acception , pour re-procher un crime, ne le dit qu’en parlant de la cons-cience , Sc ne s’emploie qu’à la troisième personne dupréteur de l’indicatif. Sa conscience lui remord sanscelle. La conscience des médians les remord. Il estvieux Sc suranné.
£<? REMORDS, f. m. Reproche que fait la conscience.Conscientia stimulus -, angor , morsus. Il ne faut pasconfondre les remords avec le repentir. Remords ditsimplement le trouble de l’ame à la vue d’un crimequ’cllc fe reproche; repentir dh lc chagrin de lavoircommis. Le remords peur incliner au repentir, maisce n’est pas le repentir. Ce n’est pas non plus le re-gret, qui paroît relatif à un bien perdu. Les médianslont toujours p reliés dc remords , ils ont l’esprit com-battu de mille c,ruels remords , qu’ils ne íauroient étouf-fer, parce qu’on ne peur pas étouffer la lumière de laraison, ni la voix de la conscience. Le remords, insé-parable du crime, est un ester du sentiment que Dieua imprimé en nous, Sc qui en est le premier vengeur.S. Evr. Un bien dont on 11e peut jouir fan s remords,est un mal. Id. Les remords dont Oreste étoit cruelle-ment déchiré après son inceste, étoient des ressenti-mens de la nature offensée. Celui qui commet le cri-me sans remords, est un homme endurci, incorrigi-ble.
L’ absence des remords est, dans un cœur coupable ,
D’un Tyran achevé la marque indubitable.
Quin.
REMORE, f. f. V oyei Remora.
REMORANTIN, ROMORANTIN. Nom d une petiteville de France. Remorcntinum , Remoraminum. Elleest dans le Blaiíois , lur la Sandre, à huit lieues deBlois, vers le midi. Mat y. Les draps de Rar.orantin.
9 ? REMORQUE, f. f. Terme de Marine. Action parlaquelle un bâtiment à rames tire un navire, un grandvaisseau , ou quelque autre bâtiment. Remulcus. Laremorque est d’un grand secours en plusieurs actions.On dit , prendre la remorque , quitter la remorque ,c’est le faire tirer, cesser d’être tiré, ou de fe faire tirerpar une galère, ou par un autre vailleau à rames.
REMORQUER, v. a. Terme de Marine. C’est tirer,faire voguer un vaisieau à voiles par le moyen d’unvaisseau à rames. Aubin. Remufcate, remulco navemabducere. On remorque les vaisteaux à voiles avec desgalères. On les fait aussi remorquer pat les chaloupes,galiotes Sc aunes vaisseaux à rames. Remorquer unnavire. Ablanc. ££? Le vaiíleau étoit engagé dans lefable; trois galères lc remorquèrent, il fe fit remorquerpar des chaloupes.
Touer , marque la même action : mais l’on roue àl’aide du cabestan ou par la hausière, Sc l’on remorquepar un vaisseau à rames. Aubin. Notre Amiral voyant,lc vent tombé, fe fit remorquer par deux galères, Scordonna aux autres galères de remorquer les vaisseauxde la dernière division. Aubin. Remorquer fe dit aullìpour tirer en ouaichc. Voye\ Ouaiche.
Ce mot vient du latin remitkare.
H? REMORQUÉ, ÉE. part.
Ç? REMORS , ou MORS du Diable. Espèce de sca-breuse , ainsi nommék, parce que la racine clt commemordue Sc rongée tout autour. Poye £ Mors du Dia-ble.
RÉMOTIS. A remotis. Expression latine , eu usage de-puis long-temps parmi nous, pour dire, éloigné, à l’é-cart. Les Parisiens regardoient Pantagruel en grand éba-hissement , Sc non faus grande peur qu’il n’emportâcle Palais ailleurs, eu quelque pays à rémotis , commeson père avoir emporte les campanes de Notre-Damepour attacher au cou de lâ jument. Rabelais, L. II,ch. 7. Tout le monde fait que cette jument est Ma-dame d’Etampes , Maîtresse du Roi (François I, ) ] amême qui abattit les forets dc Beaulïc , a laquelle laRoi vouloir donner un collier de perles, & faire quel-ques levées fur les Parisiens qui ne vouloicrit pointpayer : enforte que le Roi & Madame d’Etampes aullì
■ les menaça de vendre les cloches de Notre-Dame ,