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Tome septieme. [PRO - TE.]
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pour acheter son collier. Eclaircissement du Rabelaisà la fin de ses Œuvres, p. Q46 de F Edit. de 1 67y.A remotis ne peut trouver place que dans le style fa-milier.

REMOUCHER.v. a. & rédupl. Moucher de nouveau.Iterùm emungere. Les enrhumés font obligés de i'cre-moucher. U faut souvent remoucher cette chandelle ,elle va bien vke. Voye^ Moucher..

REMOUDRE. v. a^ & rédupl. Émoudre encore unefois. Iterum samiare , acuere. On fait remoudre lescouteaux , ciseaux & autres instrumens tranchans,quand leur taillant est émoulfé. Foyer Émoudre.

REMOULU, UE.part.

REMOUILLER, v. a. & rédupl. Mouiller de nouveau.Detiuò irrorare , madefacere. Il faut remouiller celinge pour l’empefcr.

Remouiller, íe dit aussi en termes de Marine. A peineeut-on levé l’ancrc , qu’un vent contraire obligea derelâcher dans le même port, Sc d’y remouiller. Ancho-ram jacere , mittere. Voyez Mouiller.

UsT REMOULADE, f. f. L’Académie écrit Remolade,Voye\ ce mot.

isT REMOULEUR, f. m. C’est ainsi qu’on appelle ce-lui qui repasie ou refait la pointe ou le tranchant dequelque instrument. Acutor. Quoique les Coutelierssoient rémouleurs , on ne donne guère ce 110m qu’auxGagne petits. Foye\ ce mot.

REMOUL 1 N. f. m. Vieux mot dont on fc fervoit autrefois , pour signifier la pelotte , letoiîe ou marqueblanche qu’on voit souvent au front du cheval. Quoi-que le terme de Femculin soit aujeurd hui bannides Ecoles de Cavalerie, il faut cependant le lavoir,afin d’cnteudre les anciens Auteurs qui s’en fontservis.

REMOUS, f. m. Terme de mer. Ce font de certainstournoyemens d’eau qui fe font quand un navire pâlie.Aquarum circulatio, circum a c ho, circumaclus, cir-cumversio. ÇfT On donne aulìì ce nom au mouvement particulier qu’on observe dans les fleuves , aueontre-courant , par exemple , caulé par les eaux duflux, dont le mouvement est opposé au cours des eaiude la rivière, ou à celui qui est formé par quelqueobstacle qui s’oppose au courant de l’eau.

REMPAQUEMENT. s. m. Terme de pêche & de commerce de poisson talé. Il fe dit de faction de paquetle hareng, c’cst à-dire, de f arranger par lits dans lesbarils. Les Pêcheurs étrangers qui apportent en Fran-ce leur hareng en vrac, íont obligés de le tirer desbarils pour le saler une seconde fois , Sc ensuite lepaquet.

REMP \QUETER. v. a. Sc rédupl. Remettre en paquet,en ballor , dans son enveloppe. Iterùm in sarcinamcolligere j involvere. On a rempaqueté ces lettres aprèsles avoir viles. Les Marchands refnpaquetent leurs mar-chandises , la Foire est finie. Voye\ Ballot , Pa-quet , Enveloppe.

REMPARD 1 ÉRE. f. f. Quelques-uns appellent ainsi unecoureuse de rempart, une femme qui íe prostitue àtout venant. On ne le dit plus.

REMPAREMENT. f. m. Terme de Guerre, dont s’estservi , Sc peut-être qu’a fait Brébeuf. Rempart, ter-rasse , défense, qui couvre des attaques ou des travail-leurs. Munitio , agger.

Ils couvrent dc boucliers des brandons allumés ,Font voir dans un moment des torches attacheesA ces remparemens qui bordent les tranchées.

Brébeuf.

REMPARER, fe REMPARER, v. récip. 5 e terrasser,sefortifier par un rempart, ou autre défense. Vallarefe.Les ennemis fe font bien remparés. Leur camp est bienfortifié. Ils lont remparés par des forets , ou par desfleuves. Abl. Se remparer contre les incursions de l’ar-mée ennemie. Du Loir, L. X, p. 24°.

On dit au figuré de celui qui s’est mis fous une pro-tection puissante , qu’il s’est remparé dc l’autorité deson nom. Il nous faut remparer de l’oraiíon contre delì formidables ennemis. Pat. Munire se. On ne le ditplus.

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REMPARE , ÉE. part.

REMPART, f. m. Levée de terre qu’on fair autour d'une, place de guerre pour la défendre, & qui est a l’éprcuvcdu canon. Agger , propugnaculum , vallum. Il a d’or-dinaire un parapet, un terreplain, Sc un talus intérieurSc extérieur. Pour fortifier un rempart , il faut le re-vêtir d’une muraille, ou d’une chemise de pierre, si-non il a une berne. Le talus intérieur du rempart doitavoir une pente douce , Sc un angle dc 4J degrés attplus. Saper un rempart. Ablanc. L’ennemi déserte d eles remparts. Bon.. Les soldats montent la garde lutle rempart.

Ce mot vient de l’Efpagnol amparo , qui signifiedéfense, couverture.

Rempart , le prend en Architecture civile pour l’efpa cequi reste vide depuis la muraille d’une ville, juíqu’aux jplus proches maisons. C’est ce que les Romains appC' jloient Pomoerium , où il étoit défendu de bâtir, Sc ou |l’on plantoir des allées d arbres pour le plaisir du peU- jpie , comme le cours qui a été fait depuis quelques |années à Paris, qui commence à la porte S. Antoine, j& finit à celle de S. Honoré. Daviler. Allons taireun tour fur le rempart. On dit communément à Parfiboulevart. Voyez ce mot.

C'CT Reaipart , fe dit au figuré de ce qui fert de de-fense. Ainli l’on dit qu’une place est le rempart deroute une province. Munimentum. Malte est un de*principaux remparts de la Chrétienté. Mes soldats assemblés près de mon étendait , vous offrent de leutlang 1 invincible rempart. Rac. Mon nom sert de rem-part à toute la Castille. Corn. Sa modestie se fit unrempart contre l*s louanges. Boss. LouisXI se saisosicontre la mort comme un rempart d’images Sc de re-liques. Fl. Quel rempart trouva-t-il contre la vengeaiv ,ce des Dieux? Abl. Un Solitaire a la solitude, un Re-ligieux fa retraite , pour rempart contre les occasionsSc les tentations. Bourdal. Exhort. I, p. 362. L Jpauvreté est comme le rempart dc la Religion. BouH-Fie d’Ign. L. III.

On appelle proverbialement une coureuse de rem'part , une femme qui se prostitue au premier venu*Prostibulum.

REMPE. Vieux mot. Un rot. Borei. Ruclus .

REMPHAM. s. m. Nom que la Vulgate donne à uníIdole, ou à un faux Dieu, dans les Actes, où S. Etienn 6cite le Prophète Amos , v. 2 y. Remphan. L’Astre d*votre Dieu Remphan. Port-R. Les Septante dansAmos dilent , R&phan ; dans les Acles, le Gte cdit Pí,«*n>ar, Remphan. M. Simon écrit Rempham ; ap'paremment parce qu’il a cru , comme bien d’autres?que ce mot venoit de l’Hébreu Lm'Sq, Rephaìm, q ulsignifie des Géans. Le texte Hébreu, dans Amos, ap'pelle ce Dieu Chiun. Voyez ce mot. C’est le Dieu Sa'turne. Simon.

REMPLACEMENT, f. m. Action de remplacer; 0 CFnoU'vel emploi de deniers dont on a reçu le rembourse'ment, tels que ceux qui proviennent d’une terre veO'due > d’une rente rachetée, Sc qu’on est obligé de pi*'cer ailleurs. Collocatio. Voyez Placer Sc Emploi*

On stipule dans un contrat de mariage le remplact 'ment des propres qui feront aliénés.

REMPLACER, v. a. & rédupl. ( Remettre en la plaÇ ed’un autre. In alterius locum restituere. On ne .dit guère que pour signifier, faire un nouvel enipl 01des deniers provenans de quelque rembourfemect' jAlibi collocare. Il flut qu’un mari remplace les de' >niers dotaux, le prix des propres aliénés, qu’un rureikremplace les deniers de les mineurs qu’il a divertisperdus. Cette succession est venue bien à propos bf e , [jeune homme , pour remplacer ce qu’il avoir dilhP*de son bien.

Remplacer, s’emploieauísi figurément,& signifie, m ettrtfen la place,suppléer,tenir lieu. Vicesfupplere.C nef eIIÎme qui est furie retour, tâche de remplacer par d’aUtf eSmoyens ce qu’elle perd par l’âge. Bell. La bienséantoblige un jeune mari à remplacer par quelques dehps (le peu d’amour qu’il a pour une vieille épouse. Bell. Vtant d’ami* déguisés un seul m’est resté, qui me rem'