27 6 REN
terni la rémunération de ses bonnes œuvres.Asiles ,muneratio. Car remuneraáo signifie la récompenséd un bienfait.
RÉMUNÉRATOIRE. adj. m. Sc f. Terme de Palais.Qui tient lieu de récompense; qui est donné pour ré-compense de services. Remuneraáo nis causa saclus.Un contrat rémunératoire , une donation rémunératoi-re. Un legs rémunératoire.
|CT RÉMUNÉRER, v. a. Synonyme à récompenser.Munerari , ou munerare. Il se dit peu.
AI- RÉMUNÉRÉ, ÉE. part.
HéF Tous ces mots viennent du latin munus, don, pré-sent.
$C7" REMURIES. f. f. pi. Fêtes instituées chez les Ro-mains par Romulus , pour appaiíer les manes de Re-mus son frère. Remuria. Cette fête devint ensuite gé-nérale; & on lui donna le nom de Lemuries. Voyezce mot.
REMY. Voye\ Rémi.
R E N.
RENABLE. adj. m. & f. Vieux mot qui se trouve dansBcaumanoir, & signifie, raiíonnable. Rationabilis , ra-tioni congruens. On a dit auilì Regnable ,8c mêmeRenaule.
fy3~ RENÂCLER. Voye% Renasquer Sc Renifler.
RENAISON. Ville de France , dans le Forez j Dio-cèse de Lyon , Eleétion de Roanne.
RENAISSANCÉ. í. f. Nouvelle ou seconde naissance.Regeneratio. Il ne se dit qu’au figuré. Ressouvenezvous de votre divine renaijjance en J. C. Port-R.C’est-à-dire, de votre régénération. Le renaissance desbeaux Arts. Renovatio , refiauratio.
{seF RENAISSANT, ANTE. Qui renaît. Renascens.On le dit au propre de ce qui est reproduit de nou-veau: au figuré, de ce qui reparoit avec 1 éclat qu ilavoit perdu, ainsi que de ce qui avoit été interrompu.Prométhée avoit un foie renaissant , pour servir deperpétuelle pâture au vautour qui le déchiroit. Romerenaissante. Ablanc. Il sent dans son cœur une Ra-me renaisante pour celle qu’il avoit quittée. Jc pein-drai les plaisirs en foule renaisans. Boil. Les arts re-naissant.
REN AÌ ERE. v. n. Naître une seconde fois : Reparoître,Dcnuò nasci , renasci. Pas un mortel ne renaît, & nerevient au monde que par miracle. Les fables fontre-naître Hippolyte fous le nom de Virbius. QuelquesNaturalistes ont cru que le phœnix renaît de ía cen-dre. Les pères semblent renaître dans leurs enfans.Quand les dents de lait font tombées, il en renaîtd’autres. Cette rivière , après avoir disparu , aprèss’être perdue fous terre, renaît en tel endroit.
Renaître, se dit auilì des plantes, & de quelques cho-ses inanimées. Reviviscere. Les Heurs, les feuilles, lesplantes, les arbres renaissent, toute la nature renaîtau printemps. Les loupes, les dartres renaisent, lors-qu’on les croit tout-a-fait guéries.
Renaître, se dit figurément en choses spirituelles &morales. Denu'o nasci, renasci. J. C. dit à Nicodèmequ’il faut renaître pour entrer au Royaume de Dieu.Renaître en J. C. S. Cyr an. Nous renaissons enJ. C. quand nous renonçons à nos pallions , Sc quandnous nous abandonnons a l’étude de la sanctification.En ce sens il signifie , régénérer , sanctifier, devenirnouvelle créature. Il leur déclara qu’il falloir rentrerau ventre de leur mere, renaître dans la vie spirituelleSc se transformer en d’autres hommes. Bouh. Xav.L. F.
Renaître , se construit encore de plusieurs maniéréspoursignifier rallumer faire revenir, reíluíciter , ré-veiller. Excitare , suscitare, resuscitare, resurgere.Faire renaître l’amour des sciences presque éteint.Voir renaître les jours de Saturne. & de Rhée. Boil.On vit renaître toutes les têtes de l’hydre. Pat. C’est-à-dire, tontes les distensions qu’on croyoit assoupiesSc étouffées. Tous les scrupules & toutes les frayeursrenaissent à la vue de la mort. Nie. Vous faites à cha-que moment renaître les mêmes difficultés. Boss.Dès
REN
que ma flame expire, un mot la fait renaître. Cork.
RENÉ, ÉE. part. Renatus, iterum natus. Il ne 1e ditqu’en parlant de S. René Voyez ce mot.
RÉNAL , ALE. adj. Terme d’Anatomie , qui se dit dequelques parties du corps humain, voisines des reins,qui concernent les reins. Renalis. La première vertè-bre des lombes s’appelle néphrites ou rénale. VoyezNéphrites. Les glandes rénales font les capsulesatrabilaires, ainsi appelées, parce que l’on trouve tou-jours dans leur cavité une liqueur noire; d’autres lesnomment reins juccenturiaux , parce qu’elles ont pou rl’ordinaire la figure des reins ; enfin d’autres les appel'lent glandes rénales, à cause qu’elles ont la Insistancede glandes, Sc qu’elles font situées proche des reins.Dionis. On doit àB.arthélemi Eustache, natif de San-Sévcrino en Italie, la découverte des glandes rénales.Calcul rénal-, pierre rénale , qui se trouve dans les,reins.
RENÂQUER. v. n. Terme populaire. Voye\ Renas-quer.
RENARD, f. m. Petit animal à quatre pieds, sauvage,fin, ruíé,' Sc sort nuisible. Vulpes, f fT Le renard rel-semble beaucoup au chien ; mais il a les oreilles pe-tites & droites, la queue fort groste, garnie de longspoils, & prelque auilì longue que tout son corps, stmange les poules , les oies, les lapins, les lièvres. I- 3femelle du renard s’appelle renarde , Sc leurs petitss’appellent renardeaux. Un vieux renards, le poil ar-genté. On dit que les poumons du renard servent àguérir l’asthme. Les renards se cachent dans leurs ter-riers. La plus plaisante chaise du renard est de les pren-dre vifs, en les déterrant avec des ballets, de leur cil-ler les yeux, & de les laister courrir par la campagne.Le renard n’a rien de bon que le poumon, qui, pré-paré, sert aux pulmoniques, Sc la peau sert aux four-rures. Salnove. ;
Ce mot vient de l’Allcmand reinard. Ménage. Lerenard est le symbole de la ruse & subtilité. Esope i’asouvent introduit dans ses fables.
Un vieux renard , mais des plus fins ,
Grand croqueur de poulets , grand preneur de lapins <
Sentant son renard d’une lieue.
Fut enfin au piège attrapé. La Font.
Renard, se dit figurément & familièrement, pour signi-fier un homme fin ÔC rusé, cauteleux. C’est un fin re-nard, un vrai renard. Vafer, callidus Vulpes. CeCa-pitaine fait la guerre en renard, W oie de stratagèmesde guerre. Ce chicaneur est un vieux renard qui saietoutes les ruses du Palais. Scriba recoclus.
Renard , en matière de canaux, se dit des trous ou desfentes qui le trouvent dans le terrain, par où l’eau seperd, & des terres qui ne retiennent point l’eau. Hia-tus, rima. Cet endroit du canal à bien coûté , parcequ’il s’est trouve des renards , il a fallu faire un cour-rai, y mettre du ciment, de la maçonnerie.
Renard , en termes de mer , est une petite palette debois attachee au mât d’artimon , où l’on a figuré sestrente-deux vents .Planispherium ventorum. Elle a plu-sieurs rayons, & à chaque rayon, il y a six trous, lutlesquels le timonier marque avec des chevilles cequi s’est écoulé de temps ou d’horloges, pendant lesillage du vaisseau sous un même vent. C’est fur cetteobservation qu’on fonde l’estime pour pointer les car-tes, & conjecturer le lieu où l’on est.
Renard. Terme vulgaire, qui dans l’art de bâtir a plu-sieurs significations. Les Maçons appellent ainsi les pe-tits moilons qui pendent au bout de deux lignes at-tachées à deux lattes & bandées j pour élever un m utde pareille épaisseur dans toute fa longueur. Norma >perpendiculum. Ils donnent austì ce nom à un mur or-be décore pour la symétrie d une Architecture parcilj eà celle d’un bâtiment qui lui est opposé. Les Fontai'niers appellent encore renard un petit pertuis ou sou-te, par où l’eau d’un bassin ou d’un réservoir se perd;Enfin ce mor se dit peur signal entre des hommes qU*battent ensemble des pieux ou des pilotis à sonnette »de sorte qu’un d’entre eux criant au renard, ils s’arre-