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fiefs que le vassal devoir rendre à son Seigneur, encas de guerre, mais encore à certains cens & rentes ,par opposition à ceux qu’on appelle querables. Ainsi'on dit qu’un cens est rendable en tel endroit, dansla maison seigneuriale , par exemple , c’est a-dire ,portable. Foye\ ces mots.
Rente rendable, dans quelques Coutumes, est larente constituée à prix d’argent. Foye\ Rente.
0CT REND AGE. í. m. Terme de Jurisprudence & deCoutume. Ce que l’on rend d une choie au Seigneurou maître ; le profit qu’il en retire. Foycq_ sart. íuiv.rendage en fait de monnoie.
On appelle dans quelques endroits rente par ren-dage, les rentes foncières ou réservées, lors de la tra-dition & de l’aliénation du fonds, à la différence decelles qui font constituées à prix d’argent. Foye\ leGloss. de M. de Lauriere.
Rendage. Terme de monnoie , qui se dit de la dimi-nution de la valeur des monnoies, qui fe fait par lemoyen de l’alliage pour supporter les frais de la fabri-cation des monnoies , des droits de brassage & de sei-gneuriage , & des Officiers des Monnoies. Valorismoneta imminutio. 03“ C’est proprement ce que lesespèces, quand elles font fabriquées, rendent à causede l’alliage qu’on y mêle, au-dessus du véritable prixde l’or & de l’argent avant ce mélange; ce qui com-prend le droit de seigneuriage dû au Souverain sur lesmonnoies, & le droit de brassage accordé aux Maîtresdes Monnoies pour les frais de la fabrication. Le ren-dage du marc d or est dix livres dix fols, savoir septlivres dix fols pour le seigneuriage, & trois livres pourle brassage. Le rendage d’un marc d’argent est de 28fols ‘-y,savoir, 10, fy, pour le seigneuriage, & 18lois pour le brallage. Foye% Brassage & Seigneu-riage. , r
A3 RENDANT , ANTE. s. terme de Jurisprudence.Celui qui rend un compte. Le rendant compte, paropposition à l’oyant compte.
03“ RENDETTER. (Je ) v. récip. S’endetter une secon-de fois. Nova nomina facere. JE s alienum de novocontrahere 3 facere , conflare. Ce Marchand s’étoit ac-quitté; ils’est rendetté plus que jamais.
RENDEUR, EUSE. í. m. & f. Celui ou celle qui rend.03“ Quelques Ecrivains fe font servis de ce mot pourexprimer plus laconiquement & plus naïvement leurspensées. Une belle Dame prioit Dieu tous les matinsde lui donner le moyen de défendre son cœur des Ten-deurs de petits foins. S. Evr. pour dire , de ces gensqui pour gagner les bonnes grâces d une Dame , luirendent toutes sortes de petits services. On lit dans lesMémoires de la Minorité de Louis XIV. Il s’érigeoitinsensiblement en rendeur de bons offices.RENDEZ-VOUS. f. m. Lieu où l’on fe doit trouver àcetain jour & heure aflïgnée. Condiclus locus.ifFOnle dit également de l’affignation que deux ou plusieurspersonnes fe donnent pour se trouver à certaine heureen un lieu dont ils conviennent. Ce mot a été trouvé sicommode que la plupart des nations s’en fervent, enFrançois , leur langue manquant de cette expression.On donne un rendez-vous général à l'armée,des ren-dez-vous particuliers à des régimens , qu’on appellequartiers d’assemblées. 03* On donne un rende\-vousaux vaisseaux d’une flotte , c’est-à-dire , qu’on con-vient d’un lieu où ils doivent se réunir en cas qu’ilsviennent à ctre dispersés. On donne en ville un rendez-vous pour parler d’affaires, pour faire quelque partie deplaisir. Les Tuileries (ovale rendez-vous &w beau mon-de. Les Amans fe donnent des rendez-vous secrets. Lavertu d’une femme est dé j a bien ebranlee quand elledonne des rendes - vous. Manquer au rendes - vous.ScAR. Se trouver au rende^-vous. Ablanc.
Les Temples aujourd'hui servent aux rendez-vous.
Régnier.
Ce mot s’emploie aussi au figuré. On diroit que soname n’est pas éprise d’une seule passion, mais que soname est le rendez-vous de toutes les passions. Boa.Receptaculum.
R ÊN
RENDÏMA. Rivière. Voye\ StramonaÏ
RENDINA, Nom d’une ville archiépiscopale de la Ma-cédoine. Rendina , anciennement Ejon , Ejone , Anac-taropolis. Elle doit être à l'embouchure de la rivièrede Stromana , dans le golfe de Contesta, à une lieueau-dessus d’Empoli. Maty.
03“ RENDONNÉ, ÉE. part. Terme de Vénerie, paflequel on désigne faction du cerf, qui, après avoirété donné aux chiens , fe fait chaster deux ou troisfois dans ion enceinte, & fait deux ou trois tours auxenvirons du même lieu, avant que de prendre le par-ti de fuir au loin.
03“ RENDORMIR, v. a. & rédupl. Faire dormir denouveau celui qui étoit réveillé. De novo fomnutttalicui parere. On ne sauroit rendormir cet enfantquand il est réveillé. Au récip. Se rendormir. Redor-mire. Somnum repetere. Je me suis rendormi.
RENDOUBLER.v.a. Terme de couture. Mettre le bordd’une étoffe en double pour la raccourcir ou pour la ré-trécir. Reduplicare } vel conduplicare. Quand un habitest trop large, pour le rétrécir il vaut mieux rendoublefl’étoffe que de la rogner. C’est la même chose que tem-plier.
REN DRE. v. a. Je rends , tu rends , il rend. Je rendois •Je rendis. J’ai rendu. Je rendrai. Que je rende. Qg eje rendiffe. On doit dire rend à l’impératif, puisq° cMalherbe a dit, Prend ta foudre, Loiiis.
03“ On dit aussi, & même plus ordinairement, rends .Ce verbe a plusieurs acceptions tout-à-fait différentesque nous allons parcourir.
03“ Rendre, dans fa signification la plus générale, estemployé pour dire, remettre une chose entre les mainsde celui à qui elle appartient,de quelque manière qu’onsait eue, ou qu’on sait prise. Reddere. Ainsi l’on dit,rendre à quelqu’un sargent qu’on lui a emprunté; ren-dre un effet qu’on a volé ; rendre une somme qu’on *touchée mal à propos. Rendre un dépôt. U11 homm equi fe mêle de deviner, est obligé de rendre sargentqu’il a gagné par cet exercice. Pasc.
03“ On dit proverbialement qu’il faut rendre à Césa cce qui appartient à César, pour dire, qu’il fau t rendre^chacun ce qui lui est dû. Expression qui a lieu au pi' 0 'pre & au figuré.
03’ On dit de même de celui qui ne rend point ou q 111rend difficilement ce qu’on lui a prêté, qu’il emprunt©à jamais rendre.
Vous rendez fort soigneusementUne visite , un compliment ;
Une grâce qu on vous a faite ;
Fous rendez tout, Monsieur Clément ,
Exeptél’argent qu on vous prête. N. C», de V£í^'
03“ Rendre une lettre, un paquet &c. Remettre unel £r 'tre entre les mains de celui à qui elle est écrite, Ul1paquet à celui à qui il est adressé.
03“ Rendre des marchandises, un ballot &c. en q° e>que endroit, c est les y porter, ou les y faire voitur £ jï03* On voit par ces exemples que le mot de rendre cemployé comme synonyme avec remettre & reflit u ^‘Cependant ils ont leurs nuances particulières qui ‘ £distinguent , d’où naît, dans beaucoup d’occasi° llS Zune nécessité de choix, pour les placer à propos ^parler avec justesse. Nous rendons , dit M. l’Abbé^fraid, ce qu’on nous avoit prêté ou donné. Nous re#* 1 'tons ce que nous avions en gage ou en dépôt, 0,1chose dont on étoit chargé. Nous restituons cenous avions pris ou volé. Foye\ au mot Remet ** 1les autres différences de ces synonymes. •
03“ On fe sert encore du mot rendre à l’égard detains devoirs 8c de certaines obligations. C’estacquitter des premiers , & remplir les seconds, .jrend gloire à Dieu, on lui rend hommage, ° n ^rend grâce. Un vassal rend hommage à son Sei$ ne .suzerain,il lui rend aveu. Un inférieur rendit s de v °‘ ’ses respects à ses supérieurs On rend les demiesvoirs à une ame. On rend compte. On rend le f 3 Jj eSalutem referre alicui. En fait de mariage, on r d 1 ^devoir, ou le devoir conjugal. Foyez tous ces * fl0 ^