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Tome septieme. [PRO - TE.]
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REN

$3* Rendre , se dit encore à l’égard des faveurs inter-rompues , des préscns ou mommiens de cendreííe.JJnre«</ ( on amitié à qui en avoir été privé. On rends es ctt;cs à une maîtresse abandonnée. On lui rendPottrait.

Rendre visite à quelqu’un , invisere , c’est lui faireUne v dite, quoiqu’on n’en ait point reçu de lui: maisRUand on dit, rendre íes visites , on entend alors lesv, sitcs qu’on a-reçues, Et dans le mcme lens, rendre àquelqu’un ía visite , c’est lui faire une visite après en3^oir reçu une de lui.

***" Rendre la justice, & rendre justice font deux chosestout a ssit differentes. Rendre la justice, c’est l’admi-fisicrer, faite les fonctions de Juge. Jus dicere, judicismunia ot in, On a institué differens Tribunaux pourr f n “'e R justice. Prendre justice à quelqu’un, lui rtn-r f la justice qui lui est due , c’est parler de lui, &a 8 Ir a son égard comme il le mérite: reconnoître &récompenser son mérite, ses talens. Pro meritis , aque ,ex & E í0 tractare. La Cour a rendu justice à cet Offi-fout le monde rend justice à son mérite.vs Rendre iervìce à quelqu'un, c’est le servir, lui ren-dre de bons offices. Rendre de bons ou de mauvaisoffices, c’est servir ou desservir quelqu’un. René , velmereri de aliquo.

Dans le sens moral, rendre la pareille, le récipro-R ue > R change. Par pari referre , referre vicem, vicesrependere. Rendre un bienfait pour un autre. Repen-]<*re merita meritis. Rendre le bien pour le mal, lema four le bien. Rendre injure pour injure. Injuriam™P°nere.

Dans le discours familier on le dit en bien & ennaal. 11. m’a rendu un service signalé, il m’a joué^ mauvais tour, mais je le lui rendrai bien.

Rendre , en parlant des choies, dont on ctoit pri-ve, signifie la même choie que faire recouvrer. J. C.rendait la santé aux malades, la vue aux aveugles, laparole aux muets, louie aux lourds. Ce remède lui arendu la vie, les forces. Rendre í’appetit, la liberté ,tous fces mots.

Rendre, dans la signification de faire devenir, effi-cere j donner une qualité qu’on n’avoit pas. Une pros-périté continuelle rend les gens plus fiers & moins fa-ges. Reddit elatiores. Sa vertu l’a rendu illustre. LaP ime rend certaines femmes plus belles. La bonne &e ottune ont servi à le rendre égalementre. bl. y a des pommades qui rendent le teintuni. L exercice rend le corps plus vigoureux.

Avec le pronom personnel, il signifie la même choseque devenir ce qu’on n’etoit pas. On f e rend illustretecommendable, agréable, odieux , méprisable, ridi-cule. On íe rend malade par des excès. Il ne faut pasLe rendre trop familier auprès des grands. Il y a desgens qui savent fe rendre nécessaires. On se rend maî-tec de ses passions, de l’efprit des autres, &c. Voye\US ccs m °ts.

Rendre partie contre quelqu’un. Voye\ au motf artíe. Se rendre Catholique , Religieux , &c. era-braffer le Christianisme, la vie religieuse.

Rendre, dans la signification de produire , rappor-, er ‘ P ans cc sens on le dit non-feulement des pro-T l01 js de la terre ; mais encore du revenu qu’onií ' sC f Une charge , d’une ferme , de largeur placé.

I a des terres qui rendent jufqu’à deux cens gerbespar arpent. Un grain de blé en rend quelquefois j us—qu a oixante. Les vignes fumées rendent plus que lesaunes. Les gerbes rendent beaucoup cetre année. L’ar-gent quu a placé lui rend tant. Les Fermes généíalesren ent tant au Roi. Ses terres lui rendent autant de|w5 v . c ’ u, j Reficitur ei tantum ex possessionibus.

f e (p 11 e RR ausiì d’un métier, d’un art, d’une pro-laistp 0, mctaer où l'on devroit mourir de faim , nepere ^ 3 ue de re 1 dre - 11 est généalogiste , & il ef-Montes ° n arC rcridra -> ù R s fortunes continuent.

^ à'Pcu-près dans le mcme sens qu’un fruit,scrr k», m " de rcnd beaucoup de jus, pour dire, qu’ilde 1 . UC j U P de jus du fruit, quand on le presse , &

dc la viande, quaud on la coupe.

Tome Fil.

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Une fleur rend une odeur agréable. Emittit, exha-lat , pour dire, qu elle pouffe hors de foi , qu’elleexhale une odeur agréable. Un instrument, un luth,un violon rend un ion clair, doux, harmonieux, &c,pour dire, que ces font en sortent, quand on enjoue.

ffT Rendre est quelquefois employé comme synony-me à payer. Ce fermier rend tant de sa ferme à sonmaître.

fjCT Rendre , dans la signification de livrer. Dedere.Rendre une place, rendre les armes.

Rendre, dans la signification de traduire. Ce Tra-ducteur a bien rendu son Auteur. Rendre un passagemot à mot. Ferbum verbo reddere. Le premier devoird’un Traducteur est de rendre le sens de son Auteur.

Il y a des expressions si fines, qu’on ne les peut rendrequ’imparfaitement d’une langue en une autre. Caill.

Rendre, dans la signification de répéter. Repetere. L’é-cho rend les sons. On rend un discours, une conver-sation qu’on a entendu tenir.

fCT Rendre , dans la signification de représenter. Ex-primere. Une glace rend les objets. Un mot rend lapensée. Un Artiste rend les objets qu’il a conçus.

fCT Rendre est quelquefois synonyme à évacuer, enparlant de ce que le corps rejette par les conduits na-turels. On rend un remède v une medécine. On renddu sang par le nez, par les urines. U est parlé dans lesTransactions Philosophiques d’un homme qui renditun ver par les urines. Differens Auteurs font mentionde differens animaux rendus par différentes parties ducorps. Un abcès rend du pus.

Ay Dans le style populaire, rendre gorge, au propre ,c’est vomir. Au figuré, dans le style familier , c’estrestituer ce qu’on a acquis injustement.

Ay Rendre lame, l’efprit, les derniers soupirs, c’estmourir. Animum , vitam reddere; animam, vitamexhalare ; animum , extremum halitum e fflare.

Ay Ce verbe a encore plusieurs autres significations quel’uíage seul peut apprendre.

Ay On dit rendre raison d’une chose, d’un effet, d’unphénomène, expliquer pourquoi cette choie sc fait.

Ay Rendre un jugement, un arrêt, c’est le prononcer.On dit de même rendre des oracles. »

Ay Rendre témoignage, témoigner.

Ay Rendre à quelqu’un fa parole. Fidem alicui remit-tere, le dégager de ce qu’il avoir promis, l’en tenicquitte.

En termes de Marine , on appelle rendre le bord »quand on arrive , & qu’on vient mouiller en quelquèport ou rade; quand on revire le bord, & qu’on portele cap fous un autre vent. Appellere. Le vaisseau estvenu rendre bord à la Rochelle. Les Capitaines desnavires de guerre ne rendront le bord, fans ordre, qu’a-pres avoir consumé tous leurs vivres. Aubin. Un vais-seau qui a rendu le bord, c’est-à-dire, qui a désarmé.

En termes de Manège, rendre la main à un cheval,lui lâcher un peu la bride. Freina equo remittere. C’estle mouvement que l’on fait en baissant la main de labride , pour faire aller un cheval en avant. Elem. deCav. z e . Part. p. 4 .

Ay Rendre, estaulììv. n.&dans cette acceptioni! signi-fie la même chose qu’aboutir. C’est ainsi qu’on ditqu’un chemin rend à tel endroit, à tel village.

Ay On le dit de mcme avec le pronom personnel. Tou-tes les rivières fe renient à la mer. In mare defluunt ,deferuntur. Le sang fe rend au cœur.

AT Se rendre , signifie ausli fe transporter d’un lieudans un autre. Je me rendrai au lieu que vous m’avezindiqué, Un soldat se rend à son Régiment, à son dra-peau. Un marin sc rend à son bord.

Ay Se rendre, dans la signification de fe soumettre,íelivrer. Dederc manus, deditionem facere. Cette villes’est rendue. Se rendre aux ennemis. Dedere fe hosti-bus , in ditionem hostium. Se rendre prisonnier.

Ay Dans le sens moral, se rendre à la raison , aux priè-res, à l’autorité, aux avis, à 1 "opinion &c. Cedere , as-sentiri , acquiescere , obtemperare . Si vous ne voulezvous rendre qu’à l’écnture, j’y consens. Pasc.

Hy Quand on est arrêté par quelque difficulté qu’on ne

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