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Tome septieme. [PRO - TE.]
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z8z REN

peut résoudre, on dit absolument qu’on se reni. Vic-tum se fat cri. 11 n y a qu’un entêté qui ne se rend ja-mais.

Se rendre, n’en pouvoir plus. Un homme qui nepeut plus boire ni manger, dit qu’il íe rend , qu’il eítrendu. Il ne peut plus marcher, il le rend.

(sT On dit la même choie d’un cheval excédé de fati-gue, qui ne peut plus avancer. Ce cheval le rend. De-fectus vitibus.

Rendre , íe dit proverbialement en ces phrases. 11 sautrendre à Céíar, ce qui appartient à Céíar, 6c à Dieu ,ce qui appartient à Dieu. Reddite qua sunt Casaris ,Casari & qua sunt Dei, Deo. Ce qui est bon à prendre,est bon à rendre. Amis au prêter, ennemis au rendre. Dudérober au rendre , on gagne trente pour cent. Ce pro-verbe vient de l’Itaiien. D’al robar al refluir ,fi gua-dagna trenta per cento. On dit aullì, cet homme a boncœur, il ne rend rien. On dit aulli, ville qui parle-mente est à Aemi-rendue. (CF On le dit figurément pourlignifier qu une personne qui écoute des propositions,est prête à faire ce qu’on exige d’elle. On dit aulli ,grand merci julqu’au rendre. Dieu vous le rende enParadis, chaud comme braise. On dit aullì, ce n’est.pas un prêté , c’est un rendu , quand quelqu’un fait une

. prompte riposte, 6c rend à un autre le change, lai rendla pareille. Dans cet exemple, il est employé substan-tivement.

RENDU , UE, part. Il a les lignifications de sonverbe.

Rendu. Qui est las Sc outré de fatigue, qui ne peut plusmarcher.

Femmes, Moines , Vieillards, toutétoit descendu ,L'atelage J'uoit,souJsoit, eroir rendu. La Font.

fCT On dit la même chose d’un cheval.

OsT II lignifie quelquefois, arrivé où l’on vouloit aller.C’est ainsi qu’on dit, nous voilà bientôt rendus, pourdire, qu’il reste peu de chemin à faire.

ffr Rendu, est quelquefois substantif, 8c l’on appelleainsi un transfuge. Les rendus rapportent que, &c. Ona appris par les rendus. Transfuga.

RENDSBOURG. Nom d’une ville du Cerdé'dela Bassc-Saxe, située dans le Holstein propre, aux confins duDuché dcSleíwick, 6c à cinq lieues de la ville de cenom, vers le Sud. Rcnsburgum. Rensbourg, capitaled’un grand Bailliage, n’est pas une grande ville ; maiselle est une des plus importantes de celles que possèdele Roi de Danemarck. Elle est forte par fa situationdans une île formée par la rivière d’Eider, en un ter-xein marécageux. Elle est environnée de bons bastions,6c de bons ouvrages de dehors , revêtus de briques, 6celle est défendue par un bon château. Maty^ Long.27 d. 30 % lat. y 4 d. 32 '.

RENDUIRE. v. a. &rédupl. Jerenduis , tu renduis , ilr enduit-, nous renduisons. Je renduifois. Je renduifls.J’ai r enduit. Je renduirai. Que je renduife. Que je ren-duisjfe , ou je renduirois. Enduire de nouveau. Voy.Enduire. Cette maison paroît neuve , quoiquelle nesoit qu erenduite de plâtre. Cette toile, cette menuise-rie a besoin d’êtrc renduite d’une nouvelle couche decouleur. Iterhm illinire , oblinire, inducere.

Renduire , signifie quelquefois , appliquer le premierenduit. Obducere fa construction d.esmursde ce bâtiment est achevée, il n y a plus qu’à les r en-duire. Aux lieux où il n’y a pas beaucoup de plâtre ,on ne renduit guère les maisons.

RENDURCIR. v. a. 6c rédupl. Endurcir de nouveau,rendre plus dur ce qui l’étoit déjà. Indurare , duriusfacere,firmius reddere. La trempe r endurcit le fer. Ilya des viandes des légumes qui se rendurciffent en cui-sant.

Rendurcir , se dit figurément en choses morales. Ce pé-cheur íe rendurcit tous les jours contre la grâce. Du-refeit, induré feu, obdurescit , obfirmatur.

#7 RENDURCI, IE. part.

RENE. f. f. Ce mot le dit de deux longes de cuir quifont attachées à la branche de la bride, 6c de l’autrefont dans la main du. Cavalier, & font agir l’e»-

REN

bouchure, tiennent la tête du cheval sujette, Sc scr-fvent à le conduire à droite 6c à gauche. Habena ,lora,frani, habena. Les chevaux de carolle ont aulli desrênes pour les conduite à droite 6c à gauche. Ajusterles rênes. Ablanc. La plupart menoient leurs chevauxpar les rênes. Vaug. Aulìì-tôt Phaëton prend les rênesen main. Bon.. Sa main, fur les chevaux, laiísoit flot-ter les rênes. Racine.

FausseRêne, est une longe de cuir qu’on passe*quelque-fois dans Tare du banquet pour faire donner un che-val dans la main , ou pour lui faire plier l’cncolure.Lorum falsum , pseudolosum.

Renes, íe dit figurément en Morale, & dans le beaustyle, pour signifier le souverain Gouvernement. Im-perii habena. Tandis qu’un tel Prince tenoit les rênesde l’empire. Gubernacula , habena , clavus. Pour di-re, tandis qu'il regnoit. Il fut infortuné de n’avoir pasatteint cet heureux siècle, où Trajantint les rênes del’Empire. Ablanc. Prendre en main les rênes de l’Etat.Quitter les rênes du Gouvernement.

Valois regnoit encor, & ses mains incertainesDe l’Etat ébranlé laijfoient flotter Les rênes.

De combien de soucis 8c d’inquiétudes font agite?ceux qui tiennent les rênes des Monarchies.

Ce mot vient de retina , 6c de retinaculum , selonMénage, contre l’avis de ceux que le veulent dériverde l’Hébreu resen.

RtNE. Vieux mot. Le ventre. Lypse , Tatian. Borel*Venter, alvus.

RÊNE. f. f. Voyey Renne.

RENÉ. f. m. Nom d’homme. Renatus. En 1408 naquità Angers le 16 Janvier René le Bon, Roi de Naples& de Sicile, Duc.d’Anjou, Comte de Provence, &c.second fils de Louis II, Roi de Naples 6c d’YolanJd’Arragon. Saint René est le Patron d’Angers. La villed’Angers croit avoir reçu d’Italie le corps de SaintRené. Baillet , au 12 e de Nov. On dit que Saint RenéEvêque d’Angers, revint au monde sept ans après lamort, pour recevoir le Baptême par les mains de SaintMaurille. Sur quoi Jean de Launoi a fait une Disser-tation. Delcattes s’appeloit René ,• c’est de lui que parlela nièce, lorfqu’elle dit dans la Relation de la mortde son oncle :

Vû Villuflre René,

Seul entre les mortels , il peut finir ta peine ,

Con f u cke% les Bretons , il naquit en Tour aine, S'd

Et plus bas :

Telle aux y eux de Renéyè voyant découverte ,

La Nature s’irrite, & conjure fa perte ,

Et d’un torrent d’humeurs qu’elle porte au cerveau ,Accable ce grand homme, 6 le met au tombeau.

RENÉE. f. f. Nom de femme. Renata. La Duchesse deFerrare, Renée de France, fille de Louis XII, 6c d’Annede Bretagne, 6c née à Blois le 25 Octobre 1 jio, don*na dans les erreurs de Calvin, 6c favorisa ceux quiet*étoient infectés. C’est à elle que Marot adresse quel'ques-uncs de les pièces.

Ces deux noms viennent de Renatus, qui signifie»Né une seconde fois. C’est fur cette signification q uCsont fondés ces vers de Marot fur la Duchesse de Fcí'rare, après qu’il eut quitté le service de la Reine doNavarre pour s’attacher à cette Duchesse.

Mon ami, j’ai changé ma Dame ,Une autre a dessus moi puissance ,Née deux fois de nom & d’ame,Enfant de Roi par fa naissance, &c.

RENEGAT, f. m. Qui a renoncé à la foi de J. C. P otlembrasser une autre Religion. Desertor facrileg“ S >christìaM religionis transfuga, Apostata. On le “ lCproprement de ceux qui sc rèndent Mahométans. C esont les Renégats qui sont les plus cruels aux Chre*«jens, lorsou’ilssont leurs esclaves.

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