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Tome septieme. [PRO - TE.]
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REN

-cu la pensée cie mettre cet ouvrage au 'jour, mais il apns conseil, il a rengainé. Rengaine ta Rhétorique.Mait. Hé, Moniteur, rengaine ç votre compliment.Moi. Rangainez vos rodomontades. Abl. Tout cela estdu familier.

Le compliment sut court , le Maire le rengaine.

T ,r-,., T SÉNEcé.

ÉE. part,

EÍNuAINE. f. m. Mot tout-à-faic bas Sc cl u petit peu-P c de Paris. Il a eu un furieux rengaine , pour dire ,Pfm ^ a<dleux tefus. Repulsus.

NGEITë. f. f. A la rengette , c'est-à-dire , tout deDrxî Cc ‘ Notes sor CT. Marot.

ENGIER, R'oyei Renne.

W RENGORGER. (Je ) v. récip. En parlant des fem-nies , c ’est avancer la gorge, 6c retirer la tête en arriè-re >pour avoir meilleure grâce. Prominenti , protensopcclore ambulare. Voyez comme cette jeune fille íe

rengorge.

vM" On J» dit auíïï des hommes, qui par de semblablesTOouveniens affectent un air de beauté ou de fierté ;à figurément, de quiconque fait l’important, quoi-c I u ’il ne salle point les mouvemens dont on vient de. parler.

TNCjORGEURS. f. m. pi. Funatores. Nom de de uxmuscles qui fervent à faire faire differens mouvemensa la tête fur la première 6c fur la seconde vertèbre du‘N 11 - Ces muscles ont été découverts par M. Dupré ,PPki Ur 8‘ cn âe l’Hôtel-Dieu de Paris.

TNGRAbSER. v.a. 6c rédupl. Engraisser de nouveau ,Elire redevenir gras. iterum pinguefacere , fagi-ne , opinare , obej'are. Le riz dont il fait usage , ler s n graijje à vue d œil. On rengraise un cheval avecà ion. Les bons pâturages rengraisent les bestiaux,malade étoit exténué; mais il commence à íe ren-n 8 rai Jjer.

e ngraisser, se dit aussi au figuré. Ce Marchanda euí~ es banqueroutes qui l’avoient rendu bien sec : mais1 c °mmence à íe rengraijjèr. Damna resarcire. Ex-|ptellion très-familière.

^ R est auslì neutre. Il renpraifj'e à vue d’œil depuis^ Prend du lait.

RHNGRAISSÉ , ÉE. part.

NGREGEMENT. f. m. Augmentation de mal ou de°U-leu\\ Mali acerbicas 3 exacerbatio ; mali gravitas.l a senti du rengrégement à son mal, depuis qu’onui a applique ce remède. Il sc dit au figuré. Rengré-gement de mal, surcroît dc désespoir. Mol. On ne lek dit que du mal, de la douleur, &il est vieux.RENGREGER. v. a. Augmenter Ie mal. Malum exauge-T’j acuere, exasperare. Cc remède est trop caustique ,il rengrège la plaie au lieu de la guérir. La maladie serengrèg e , s’augmei te tons les jours.

R Eîj geÉger , l'c dit figurément en morale, ll y a des gensst 11 * pensant consoler un affligé, rengregent Sc renou-vellent fa douleur, /lugere , ingravescere. Telle coleree rengrège, lorsou’on pense l’adoucir. Il ne le dit guè-le e,ue dans ces fortes de phrases; encore n’est-eequedans le style familier.

â-? douleur se rengrège & mon cruel martyreaugmente & devient pire. Régnier.

SmGBÉGÉ.ÉE. pm .

ENGRENEMENT. f. m. Terme de Monnoie. Actionc rengréner. 11 f aut q UC j c rengrénement soit juste.

Voyez Rengrener, terme de Monnoie.ENGRENER, v. a. & rédupl. Terme de Meunier. Re-mettre du grain dans la trémie du moulin. Irumcn-íli m in insandihulum immittere. Il y aaux moulins uneotEM^ocbctte , q«i sonne pour avertir le Meunieros!, au . c rwgréner, remettre du grain dans la trémie,p 1 ne tourne pas à vide.

ngrener 5 f c dit aussi des machines à roue, dont les^cn s engrènent l’une dans l’autre. Inserere. Cette rouengrene dans l e pignon , qui porte une roue qui ren-

ReÏ* 3,15 r ne . auttc ;

GR NER ' * e RR auslì en térines de Monnoyeur,quand

R EN 2.8y

on remet une monnoie, ou une médaillé fous la presse,quand elle n’a pas bien reçu l’empreinte, eníorte toutefois que les grains du chapelet qu’on nomme autre-ment le grenetis , rentrent justement dans les creuxsemblables du coin , afin que 1a figure ne soit pointdifférente. Recudere.

§3“ Ce terme étoit usité dans les Hotels des Monnoies,loríqu’on y faifoit le monnoyage au marteau. Depuisqu’on íe sert du balancier, on ne fait plus guère lerengrenement des espèces.

Ces mots de rengrenement & rengrener viennent ddgrenetis qui borde le contour des espèces.

Dans cette acception on le dit généralement de toutce qui a reçu une empreinte ,8c qui entre juste dansle creux de la matrice. On vérifie l’empreince d’un poin-çon en le faisant rengréner.

RENIABLE. adj. m. Sc. f. Il ne se dit guère qu’en ce pro-verbe: Tous vilains cas font rentables. Denegandus jabnegandus.

RENIEMENT, f, m. Action de renier. Ejuratio >abdicatio. Le reniement de S. Pierre , dont il est parlédans l’Évangile.

§3* RENIER, v. a. Méconnoître z ou plutôt déclarercontre la vérité qu’on ne connoît point une personneou une choie. Ejurare. S. Pierre renia son Maître partrois fois.

if3° C’est auslì nier une chose de tain Renuntiare , ab-dicare. Renier Ía. patrie. Une méchante mere renie sonenfant. Un enfant dénaturé renie les païens.

Renier , signifie aufíì renoncer entièrement à unechose. Renuntiare y abjurare. On renie sa foi, sa re-h.gion, sa patrie. On renie, comme on dit, Chrême& Baptême. Je te renie pour ami.

£CF On dit absolument renier , pour dire renoncer à sareligion. Il a renié. Religionem , Deumque ipsum eju-ravit .

CfT Renier Dieu , & absolument, renier , c’est jurerle nom de Dieu. C’est un scélérat qui ne fait que re-nier Dieu, que renier ôc blasphemer. On le joint or-dinairement avec ce dernier verbe.

§3* Renier, renoncer, abjurer, considérés dans une li-gnification synonyme. On renie le maître qu’on sert,ou la religion qu’on avoir embraflée. On renonce à deamaximes 6c à des usages qu’on ne veut plus suivre, ouà des prétentions dont on íe désiste. On abjure l’errcurdans laquelle on s etoit engagé,ou dont on faifoit pro-fcílion publique. Philippe V a renoncé à la couronnede France. S. Pierre a renié J. C. Henri IV a fait ab-juration du Calvinisme.

Abjurer Ct dic toujours en bonne part; c’est l’amourde la vérité 6c l’aversion du faux , ou du moins de ceque nous regardons comme tel , qui nous engagent àfaire abjuration. Renier Cc prend toujours en mauvaisepart. Un libertinage outré, oit un intérêt criminel faitles renégats. Renoncer est d’uíage de l’une & l’autrefaçon, tantôt en bien, tantôt en mal. Le Chrérienre-nie qliand il se fait Mahométan. Tel résiste aux per-sécutions, qui n’estpasà l’épreuve des catefses ; cequ’ildéfendoit avec fermeté dans supposition, il le reniéensuite avec lâcheté dans la saveur. Voyc\ les autresmors.

RENIÉ , ÉE. part. On appelle, Moine renié, lin Moine:qui a apostasie de son Ordre; Chrétien renie ,Un hom>rne qui a renoncé à la Religion Chrétienne. Et dans cesphrases, renié se prend dans une signification activeSc signifie, quia renié. Acap. Fr<

RENIERS. Vieux mot, L m.René ,nornd’homme. Borel*'Renatus.

RENIEUR. s. m. Qui jure Sc qui renie Dieu, DesertorNuminis & fidei , blasphemdtor. L’Ordonnance veucqu’on punisse les renieurs Sc blasphémateurs en leurperçant la langue d’un fer chaud.

RENIFLER, v. n. Pousser & retirer son haleine à traversles obstructions des narines; attirer en dedans & enrespirant, l’humcur, la mucosité qui remplit les nari-nes. P,ecipróco narium spiritu pituitam retrahere, re-sorbere. Ceux qui sont enrhumés reniflent quelquetemps avant que de pouvoir cracher ou íe moucher.

i Un homme qui renfle toujours.