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Tome septieme. [PRO - TE.]
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REN

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Quoi , toujours renifler,

Moucher, toufier , cracher, & toujours me parler.

Scarron.

On dit d’un cheval, qull renifle fur l’avoine, pour di-re, qu'il répugne à en manger. On ditauflï familière-ment & dans le même lens, renifler, en parlant deshommes qui marquent de la répugnance pour quelquechoie. Acad.^r. Populairement, renâcler.

$f 3 T Renifler , fe dit auíìì pour exprimer faction ducheval qui fairdu bruit avec ses naseaux , lorsque quel-que chose lui fait peur.

RENIFLERIE. f. f. Action d’une personne qui renifle.Narium pituita refiorhuio. Il ne fe peut dire que dans]e style comique & burlesque.

N’étoit-ce pas affe^pour me faire enrager ,

De son hem , desa toux, de sa rcnitìerieìScarron.

RENIFLEUR, EUSE. f. m. & f. Qui renifle, qui est ac-coutumé à renifler. Sorbitor pituita narium. Scarron adonné à un personnage bouffon de ses Comédies laqualité de renifleur. C’est un re/2i/?carde petun. Scar-

RON.

RÉNITENCE. f. f. Renixus, du latin reniti ; niti ,faire effort contre quelque chose, reniti , faire un con-tre effort. En Physique ce mot est synonyme à résis-tance , réaction. Noyé% ce dernier mot qui est plusd’usage.

Rénitence, en Chirurgie, signifie la même chose quedureté. On le dit des tumeurs qui résistent au tact. LeChirurgien juge parles différons degrés de rénitence,des médicamensr qu’il doit employer pour procurer larésolution de la tumeur. La rénitence des tumeurs skir-rheuíes.

$ 3 “ RÉNITENT, ENTE. adj. En Chirurgie, c’est lamême chose que dur, qui résiste au tact. Tumeur re-nuente. Le froid contribue beaucoup à rendre les tu-meurs renjitentes. Le gonflement inflammatoire desamigdales devient souvent une tumeur dure Sc réni-tente par faction du froid qui rend la lymphe plussuíceptible d’épaistìffement ; & par conséquent moinspropre à circuler dans les glandes.

Voltaire a employé ce mot dans un sens moral ,pour exprimer celui qui est d’un parti contraire , quioppose de la résistance aux sentimens de quelqu’un ,qui ne veut pas s’y rendre. Mahomet, dans ces pre-miers combats en Arabie contre les ennemis de sonimposture , fuioit tuer sans miséricorde ses compa-triotes reniteris.Repugnax. Addit, a l’Hist. GÉnÉr.

RENIVELER. v. a. & rédupl. Examiner si un niveauqu’on a pris est juste. Iterùtn librâ explorare , libellaindagare. Quand 011 entreprend une conduite d’eaude long cours, il faut plusieurs fois reniveler le terrain.03 “ RENNE, RHENNEjRANNE, RANGIER,RAN-GER, Sc RANCHIER. Le premier de ces noms estle plus ordinaire , excepté dans le blason où l’on ditRanger ou Rangier. Animal sort commun en Lapo-nie. On n’cn trouve plus que dans les pays froids. LesRomains ne l’ont point connu : les Latins modernesRappellent ranáser ou rangifer. Le genre du mot renne11’est pas trop détermine: plusieurs Ecrivains le fontindifléremment masculin Sc féminin , plus communé-ment féminin.

La renne a beaucoup de ressemblance avec le cerf ;mais elle est plus grande, son poil plus noir ou plusfoncé , son bois diffèrent. Les cerfs n’ont que deuxbois d’où ferrent plusieurs dagues - , mais les rennes enont un autre fur le front, & deux autres qui s éten-dant fur leurs yeux, leur tombent lur la bouche. Quoi-que les rennes n’aient pas les jambes si menues quele cerf, elles le surpassent en légèreté. Leur pied est ex-trêmement fendu, & presque rond, Sc ce qu’il y a deremarquable , tous les os de cet animal, particulière-ment f article des pieds, craquent, &font un clique-tis si fort, qu’on l’cntend presque d’auíìì loin qu on!eVoir.

C’est un animal sauvage, mais qu’on apprivoise ai-

REN

sèment. Les Lapons en ont des troupeaux qui leur fontd’une très-grandc utilité. La peau leur sert pour leurshabillemens. En hiver ils s’en lervent avec son poil, Scen été sans poil. Ils íc ncurrillent de leur chair qui estpleine de suc, grasse Sc extrêmement nourrissante. Lesos leur font d une utilité merveilleuse’pour faire desarbalètes, des arcs Sc des flèches, des cuillièrcs , Scpour orner les ouvrages qu’ils veulent faire. Ils en boi-vent lotìvcnt le íang; mais ils le conservent plus ordi-nairement dans la veille de cet animal qu’ils exposentau froid pour le condeníer. En cet état, quand ils veu-lent faire da potage, ils en coupent un morceau, qtiilsfont bouillir avec du poisson. Ils n ont point d autre filque celui qu’ils tirent des nerfs. Ils fe servent du plusfin pour coudre leurs habits, Sc du plus gros pour cou-dre ensemble les planches de leurs barques. Le lait dela renne est leur breuvage ordinaire, Sc parce qu il esttrès-gras, ils y mclent-preíque la moitié d’eau. Ils enfont aussi des fromages qui servent de nourriture auxpauvres qui n’ont pas le moyen de tuer leurs rennes.

Les rennes íont encore d’une très-grande utilité poutvoyager Sc pour porter des fardeaux. On les attelle *des traîneaux qu’elles tirent fur la glace avec unetr ès-grande vitesse. Une renne vigoureuíe ainsi attelée ,peut faire par heures six lieues de France ; mais ilfaut qu’elle fe repose après sept à huit heures de tra-vail. On ne peut aller ainlr en traînau que pendantl’hiver, lorsque la neige a rendu les chemins unis.

La désunie de la renne est dans son bois Sc dans sesdeux pieds de devant dont elle frappe rudement.M. Pluche donne la figure de cet animal dans sonSpect. de la Nat. t. 3.

Le fléau des rennes est une forte d’insectes ou d emouches qui se creusent un logement dans leur dosoù ils dépotent leurs oeufs, Sc vivent avec toute la fa-mille aux dépens du malheureux animal. PluchE*Voye\ M. Regnard dans la relation de son voyageen Laponie.

On a dit que ce qu’on admire le plus dans les ren-nes , c’est qu’elles vont par des chemins qui ne fontpoint tracés , 6c qu’elles ne manquent jamais d’at-river au lieu où leur maître a dessein d'aller , s’aire-tant justement à la porte des marions qu’il cherche.En partant, on leuriouftle, dit-cn, dansí’oreillequel-ques paroles qu’on n’entend point. 11 est inutile d aver-ti r que c’est un conte qui 11’est digne que de riíée.

RENNES.Nom d’une ville de France, capitale de la Bre-tagne, Sc située à vingt lieues de Nantes, vers le nord »furie confluent de l’île & de la Vilaine, 03 * dans k sterres. Rhedones , Condat a, Rhedonum. Long. 1 y A*4 6', 30". Lat. 48 d. 3', 10".

C’est le siège d’un Parlement, d’une Cour des Ar-des , d’une Cour des Monnoies, d’un Présidial, d’m ,eIntendance, d’une Table de marbre Sc d une Juridic'rion consulaire. La Faculté de droit qui étoic à Na"'tes y a été transférée.

En 1720 , une partie de cette ville fut consu-mée par un incendie qui dura six à íept jours. L eShuit cens mations qui furent brûlées ont été rebâtie*depuis, & font le plus beau quartier de la ville, fi 011Evêché est suffragant de Tours.

RENNOIS. (le) Le territoire de Rennes. Pagus Red°*Ficus . Territorium Redonicum. Grégoire de Tout*'Flist. L. V, c. 30, L. IX, c. 24. Valois, Not. G^‘pag. 468.

RENO. Nom d’une rivière de la Lombardie. RennflElle prend ía source dans le Florentin, vers la ville dPistoie, passe dans le Boulenois, où elle baigne 'j ei 'garo Sc Boulogne, Sc va fe décharger dans le Pô, vb'vis de Ferrare. Maty.

RÉNOBERT, Foye$ Raimbert.

RENOIRCIR. v. a. Sc rédupl. Noircir de nouveau, I e frhm denigrare , niaritie inficere. On renoircit les r i Jpots de temps en temps. On renoircit les souliers ennettoyant. -

RENOIS.s. m. Vieux mot. Trompeur, criminel,v eliade reus. Villehardouin. Borel. c

RENOM. s. m. Réputation, opinion publique , bo"ou mauvaise. On le dit également des perso""