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me chose que s’épurer, s’éclaircir, se rasseoir. Confi-dere s desecari. Cette eau est trouble, il la faut laisserreposer, il faut qu elle repose quelque temps.
Dans le sens motal, on dit laitier reposer íes esprits,dans le même sens que les laister rasseoir, se calmer,en parlant d'un homme agité de quelque paífion vio-lente. Vqyeq Rasseoir, & Calmer.
tS-f Se reposer, v. récip. C ester de travailler, d’agir ,d être en mouvement. Cessare ab opere , requiescere.On se repose après le travail. Il y en a qui travaillentlong-rcmps fans se reposer. Dieu se reposa le septièmejour après avoir créé toutes choses.
Le mot de reposer ne peut guère être adressé qu’àune personne fatiguée. Reposez-vous, Monsieur, Ma-dame. Il est un peu de la comédie. Dans la tragédie ,on peut proposer le repos à un conquérant, pourvuque cette idée soit ennoblie
&V Dans le sens figuré, se reposer fur quelqu’un , c’estavoir confiance en lui. Voyez Confiance.
Se reposer de quelque aíïaire fur quelqu’un. Com-mittere aliquid alicui. C’ests’enrapporter à lui,com-me à une personne dont on est sûr. Il se repose entière-ment sur lui. In eum , in eo reponit omma. Uni creditomnia. Sc reposer, s’cn reposer fur l'amitié, fur la pa-role, fur les foins, fur la probité, lur la capacité dequelqu’un.
REPOSÉ, ÉE. part. Cheval reposé. Eau reposée. Parler àtête reposée, teint reposés c’est-à-dire, frais, vif, coloré, tel que l’ont les jeunes períonnes, après avoirbien reposé la nuit. On le dit particulièrement desfemmes. Nitidâ cute.
REPOSOIR. f. m. Lieu où l’on se repose. Capienda quie-tis statio , sedes. Il y a dans ce jardin de petits íìcgesde gazon qui font des reposoirs agréables. On a ditque les comparaisons qu on met dans un Pocme épi-que font des reposoirs pour delaster le lecteur. Vau-gelas dit qu’il faut faire des reposoirs dans les pério-des, afin qu’elles ne suffoquent pas le lecteur par leurlongueur excessive, parce qu’on n’aime pas à être con-duit trop loin, fans qu’on trouve à s’arrêtet.
On le dit particulièrement des Autels qu’on élèvedans Jes rues, qui font fort ornés, pour faire reposerle S. Sacrement, quand la procession passe. Le peuplejes appelle des Paradis. C’est une décoration d’Archi-tecture feinte qui renferme un Autel avec des gradinsqui portent des vases, chandeliers Sc autres ouvragesd’Orfévrerie; le tout accompagné de tapisseries, ta-bleaux 8c meubles précieux, pour les Processions de laFête-Dieu. Il s’en fait de magnifiques à l’Hôtcl des Go-bclins à Paris, au Luxembourg, avec des meubles de laCouronne. Daviler.
IReposoir de bain. Terme d’Histoire ancienne. C’étoitchez les anciens une partie du bain, en manière deportique, où avant que de se baigner on se reposoit ,en attendant qu’il y eût place dans le bassin. Vitruveappelle cette partie, Schola , parce qu’on s’y entrete-nois de diverses choses, qu’on yapprenoir les uns desautres. Daviler.
Reposoir. C’est le nom qu’on donne dans l’Amériqueàla troisième cuve qui sert à la préparation de l’indigo.On l’appellc reposoir , parce que c’est dans cette cuveque l’indigo préparé dans les autres se sépare de l’eau ,pour íè reposer au fond, d’où on le tire pour lc met-tre dans les sachets. Cette même cuve s’appelle dia-blotin à S. Domingue.
REPOSTAILLE. f. f. Vieux mot. Réponse, de riposta.Borel, Roman Dela Rose.
Car je sai trop de repostaillc.
Repostaille, signifioit aussi un apostille, une note.PER-ceval. Borel.
REPOSTEMENT. Vieux adv. En cachette. Clam,secre-tb ,pclan culum.
REPÔT,ÔTE. Vieux part. Colloqué. Borel. Mis, pla-ce. Reposttus.
Repot. f. m. Vieux mot. Dans le petit Dictionnaire pu-blié par le Pcre Labbe dans son livre d’étymologies, cemot fignilìe cachette, lieu secret. Latebra. Faire quel-
REP
que chose en repot, c’est la faire en fureté. Clam, clan-culum , remotis arbitris.
Ce mot vient de reposttus , prisau sens d’écarté, sctcret.
Dans l’ancienne traduction des Décrétales , repot8c reponailles íè prennent pour une élection clandes-tine luivant la remarque de M. de laThaumassière,dan*son Glossaire sur Bcaumanoir.
REPÔTE. Vieux í. f. Cache, lieu où l’on cache quelquechose, de reposita. Borel.
REPQTEMENT. Vieuxadv. Secrètement. Borel. Clàm'iclanculum , remotis arbitris.
<*00 REPOTIA, s. pi. n. Nous n’ayons point de moldans notre langue pour rendre celui-là. Les Romainsappeloient ainíi le renouvellement de noces, festinqu*se faiíoit tous les ans à pareil jour que celui des no-ces: ce qui sc pratique encore en France à la cinquan-tième année de mariage. Ce mot vient de reputatio >repas, débauche qu’on renouvelle.
Quelques-uns prétendent qu’on appeloit repotiíchez les Romains, le festin du lendemain de noces,quod rurshm potaretur.
REPOUDRER. v. a. 8c rédupl. Poudrer de nou-veau , recouvrir de poudre. Repulverare. Voyez Pou-drer.
REPOUS, f. m. Terme de Maçonnerie. C’est une espècede mortier qu’on fait avec de la brique, de la tuile ,ou autre vieille maçonnerie réduite en poudre,qu’on jmêle avec de la chaux, & qui sert de íable & de ci-ment. On nomme ainsi les petits plâtres , qui provien-nent de la vieille maçonnerie, Sc qu’on bat & rvêluavec du tuileau, ou de la brique concastée, pour af-fermir les aires des chemins, & sécher le sol des lieu*humides. En latin Rudus. Da vil.
ÇT Repous. Terme de Marine. Voyeq Repoussoir
REPOUSER. v. a. & rédupl. Epouser une seconde foi*Un’estpas d’ufage. Uxorem reducere. Se marier à la se*conde femme.
REPOUSSABLE. adj. m. Sc f. Que l’on peut repoussesou empêcher d’entrer. Ce mot n’est point usité. Molière»pour remercier le Roi d’unepension dont il l’avoit gra-tifié, conseille à fa muse de íè travestir en Marquis.
Jetteq-vous dans la foule , & trancheq du notabisCoudoycq un chacun; point d u tout de quartier.
Presteq , pouffe £ faites le diablePour vous mettre le premier ,-Et quand même VHuissier ,
A vos destrs inexorable ,
Vous trouvesoit en face un Marquis repoussable.
Ne démorde\ point pour cela ;
Teneq_ toujours ferme là .
REPOUSSEMENT. f. m. Action par laquelle on re-pousse. Depulsio, repulsus. ha repouffement dela forcepar la force est permis de droit naturel. Vira vi repd'
Iere licet.
f$CT C e mot ne paroît pouvoir être employé qu’en parlasde 1 action dune arme à feu trop chargée, o u sale, &q utpar cette rai ion, repouste celui qui la tire. Cette con-tusion vient du repouffement de ion fusil.
REPOUSSER, v. a. &rédupl. Renvoyer ce quiaV°JÎété poussé. On lui avoitpouílé une balle, il l’a reposfée avec la même force. Retorquere. Repousser un Iíiltavec la main contre celui qui l’a lancé. Reciprocatelum manu.
#3* Repousser , signifie aussi écarte?, pousser quelqu’ 11en le faisant reculer. Repellere , retrudere , refutat e>propulsare. Il vouloir entrer ; mais le Suisse l’a repo u u\
Il est permis de repousser celui qui vient pour s’emp*rer de notre bien. Pas c. »
On dit dans ce sens repousseriez ennemis. Les eP n ^mis furent repoustésa l’attaque de tel ouvrage. Ils n econtentent plus de repousser l’ennemi , ils le vcU‘ epoursuivre. ^
jGT Repousser la force par la force , c’est employezforce pour se’défendre contre celui qui attaque- f 1vi repellere. s , t. r
fìCT Repousser, dans un sens figuré, Refutate , tij c