R É P
re , con
ifutare. Repousser \
liepoitjjcr l'injure par
une injure, s’est s’en venger.
[ injure. Rendre le change. In-juriam regerere , injuriam reponere. Repousser la. ca-lomnie c’est la réfuter hautement, la détruire. Repous-fer une raHicrie., c’est laite taire le railleur. Irrisoristínguam & sermones retundere. P.epouser une mauvaisepensée, une tentation, c’est l’éloigner de son esprit, larejeter.
Repousser , se dit auflì des armes à feu qu’on tire à lamain , qui tout un effort tu anière: mais en ce íens iles neutre, 8 c se met lans régime. Repercutere. Ce fu-1 ne vaut rien, il repousse trop. íl fuit tenir bien fer-nie ce pistolet, pour empêcher qu’il ne repousse,y m °t exprime alors le mouvement de lactose quidonne rudement contre l’épaule de celui qui tire le' scstuíils trop chargés repoussent.
V'-í On dit auflì quiin tellottrepousse trop , ou ne re-P ou JJ e pas allez , pour dire , qu’il a trop ou trop peude force. *
Repousser, en termes de jardinage ,se dit encoreneutralement, pour dire, pouster de nouveau , faire denouvelles productions. Regerminare. Les arbres étc-Ees repousent. Repousser par les racines. Repullularea radicibus.
vO* On dit dans le même sens qne les cheveux repoussent,^ v pR ls grande quantité quand on se fait râler la tête.'R' On dit auflì activement qu’un atbre repousse de nou-nsp OO-'n-'anches, qu’il repous'e de nouvelles touilles.
1 OUSSR, RE, p;ut.
Les laines repoussées ou tapées, font les jeunes lai-PPn S “^.‘SEes 8 c élancées avant que la vieille soit tondue.L 1 OUSSOIR. f tn. Ç’eít un nom qne les Artisans don-nent a plusieurs de le’urs outils." Repulsatorium, inslru -m "nturn repulsans. Il y a des repoussoirs à chalser &Eepoullcr les chevilles, quand on veut défaire quelque^leinblage. En termes de mer on les appelle repous.ie poussoir à clous , c’elt une longue cheville de ferterminée un peu en pointe, dont on le íert pour chasser
clous des endroits où ils font cloués. Aubin.
Repoussoir à chevilles, instrument rond, ordinai-rement de ssr, q U1 {' er tu repouller des chevilles , & à
aire lortir des trous de tanière où elles ont été pla-cées.
Les Charpentiers & les Menuisiers ont de ces sortese ’epousoirs pour chastes, faire sortir les fiches d’afeinblage, qu’ils ne mettent pas à demeure ., mais íeu-enient p air astembler les pièces. D’autrcs ouvriers secrvent auíii sic icpouffoïys pour 1 c mcnie ushg£i
Les Arracheurs de dents ont an f n uniustaiment qu’ilsa ppellcnt repousoir, Sc dont ils sc fervent pour ana -cher les chicots des dents.
Repoussoir d’arrete. C’est upe canule longue d’cnvironRpt pouces , composée d un fil d’argent tortillée cn‘piralc; ce quila rend Hexible. On enfonce cerinstrujjient dans l’œsophage par l’éponge imbue de quelqueLqueut, pour la rendre plus souple , & on repousseCS ancres, les petits os & autres corps étrangers qui seRotivent engagés dans ce canal. En ôtant l’énonge, elleert ainsi à Laite entrer dans l’estomac des bouillons ou^res asimens liquides. Cet instrument a été imagine
C est une espèce de grostir les cl ais du pied , lorf-
Elem. de Caval.
par seu M. Petit. ,. ,
Repoussoir. Outil de Matecnai-clou pour chasser Sc faire s>qu’on veut déferrer un cheval
prern. part. v 7 s. po imc, servent non-
Ces chevilles de fer, tailstes-n p ainsi que
seulement a repous!er des cluUS "fJ ée(; — $ , e £ d ,
les pointes qui peuvent dcttìeateinc ^ ^ se ^
mais eneote a nettoyer les trous ou c •• r
^ des paillettes qui y foiv restées. infsides
Les Tailleurs de pierre, les Sculpte» , ‘
repoussoirs, mais qui fervent à «n vil b " f r
lent. Ils appels .nt repoussoir , de bng «seaux deavec lcíquels ils poullent des moulures.
fc? Repoussoir , en peinture, se p tend dans une hgmfication particulimaste d’objets vitplacés fur le dev
re. Les Peintres appellent ainsi unevigoureux de couleur, ou très-ombrés,ant d'un tableau, pour repouller les
l
R E P j 11
autres objets, c’est-à-dire,pour les faireparoître fuyans,plus éloignés.
REPREHENSIBLE, adj. de t. g. Qui mérite d’être reprispour quelque faute qu’il a laite. Reprehensibilis , re-prehensione dignus. Cette laute est lì légère , qu ellen’est pas repréhensihle , elle ne mérite pas qu’on la relè-ve. Un Officier qui prévarique en la charge, est répré-hensible & punistahle.
REPRÉHENSION. 1 . f. Correction , réprimande d’unsupérieur. Reprehenso , correclio , objurgatio. Ilétokaigre dans les reprehensions. Ablanc. La sévérité desrepréhenstons doit être modérée par la charité. Her-man. On n’ahne point à recevoir des avis, & l’on estsensible aux repréhenstons. Bourdal. Exhort. T. I,p. 286.
REPRENDRE, v. a. & rédupl. Je reprens , tu reprens ,il reprend, nous reprenons, ìkc. Je reprenois. Je re-ptis. J’airepris. Je reprendrai.-Queje reprenne, (sueje reprise, ou je reprendrois. fsT Ce mot lignifie gé-néralement prendre de nouveau ce qu’on avoir per-du, renvoyé,quitté, vendu,donné, &c. Resumere, re-cipere. Reprendre une ville. Urbem recipere , recupe-rare. On reprend à son service un ancien domestique.Celui qui a vendu un cheval poussif est obligé de lereprendre. Redhibere. Voye'z Rédhibition & Redhi-bitoire. Reprendre ses fonctions , rentrer dans Ionemploi. Repetere ministeria. Reprendre le loin, la con-duite d’une choie. Curam repetere. U faut reprendrele grand chemin que nous avons quitté. Je vais repren-dre le chemin du logis. II faut reprendre bientôt l’ha-bit d hiver. Injlaurare tunicam advershs hiemem. Onreprend la panne, la mode en revient. Ce mari aprèsavoir bien plaidé contre fa femme, a été obligé de lareprendre.
Reprendre , en ce fens,fe dit auflì en termes dévolu-tions militaires. Par demi-rang , reprene\ vos dis-tances; pour dire , remettez-vous dans la même dis-tance où vous étiez. Voye ç Remettre.
On dit figurément, reprendre le dessus, pour dire,regagner l’avantage qu’on avoir perdu. Cette expres-sion signifie auflì , reprendre courage , ou reprendrevigueur.
Reprendre, signifie ausiì, rattraper , saisir de nouveauce qui s’étoit sauvé ou échappé. On a repris ce pri-sonnier qui s’étoit sauvé, cet oiseau qui s’étoit envo-lé. Reprehendere.
&- On dit neutralement que la fièvre, la goutte a re-pris à quelqu’un, & activement que la fièvre l’a re-pris, pour dire, quelle l’a pris de nouveau. De novocorreptus est morbo , febri.
Reprendre, lignifie auflì, rejoindre , recoudre ce qui estdéchiré. Rejunpjere, resuere , conneclere. On ledit pro-prement dqs étoffés, des habits, des dentelles, &c.Il s’est fait un accroc à ce manteau 1 il en faut repren-
, dre les bords bien proprement. Il y a une maille rom-pue à ce bas de íoie, il la faut reprendre.
IfF Reprendre , en Architecture. Reprendre un mur,dit Daviler, c’est en réparer les tractions, ou le refairepar fous œuvre, petit à petit, avcc peu d’étais& che-valement.
Reprendre un mur fous œuvre, ou par dessousœuvre, c’est en rebâtir les fondemens, en soutenant lereste de l’édifice avec des étais. Substruere. Voyez Re-prise.
■ En termes de Marine, reprendre une manœuvre , fedit d une manœuvre lut laquelle 011travaille, quandíe trouvant trop longue, on est oblige de la replier, &de faire un amarrage ou plus haut ou plus bas. Aubin.Funem replicare , complectere , r.fijclere.
$sT Reprendre , s’emploie auflì dans la signification deréprimander, corriger. C’est, dit l’Académie, corrigerquelqu’un par des paroles pour quelque chose qu’onprétend qu’il a dit ou fait mal-à propos. On reprendles vices; on reprend un jeune homme de ses défauts.Il ne faut point reprendre les autres avec chagrin 8cavec aigreur: c’est le langage de la haine. Corripere,reprehendere.
IfT M. l'Abbé Girard nous marque les nuances qui dis-tinguent ces trois mots. Celui qui reprend ne fait qu’in ■