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Représenter. En parlant d’une personne constituée endignité, Ôc qui sait se faire respecter Sc faire respectersa place, en conservant une gravité convenable lors-qu’ellc en remplit les fonctions, on dit que c est unhomme qur représente bien, qui représente avec di-gnité , & alors cc verbe s’emploie absolument Sc sansrégime. On le dit encore pour lignifier, qu’il tient ta-ble ouverte, qu’il reçoit beaucoup de monde, & quepar upe grande dépense il fait noblement les honneursde la place. Acad. Fr. On le dit de même des parti-culiers qui font grande figure.
Représent er, signifie auílî > tenir la place de quelqu’un,avoir en fa main son autorité. Vicem , auctoritatemalicujus obtinere , referre , suflïne r e , gerere. Le Roireprésente Dieu sur la terre. Les Ambassadeurs repré-sentent le Prince, pour dire, qu’ils tiennent la placedes Souverains qui les envoient. Les Magistrats repré-sentent le Roi dont ils exercent le pouvoir. On ditauíli dans la cérémonie du Sacre, un tel Seigneur re-présentoït le Duc de Normandie, le Comte de Cham-pagne, pour dire, qu’ils faifoient certaines fonc-tions à la place Sc au nom de ceux qui auroient droitde les faire , s’ils croient préscns.
ÇCT En matière de lucceíîìon, on le dit des héritiers quifont reçus à recueillir ou à partager une succeslìoncomme étant à la place d’un autre dont ils exercent ledroit. Un fils représente son pere décédé , & en cettequalité, il est rc çr. 1 partager avec ses oncles la fucceí-íion d’un ayeul. Représentant fa mere, il doit parta-ger avec les sœurs de ía mere.
On dit aulli qu’un homme chargé de la procurationde quelqu’un, représente celui dont il a le pouvoir,la procuration, Voye\ Procuration.
$CP Représenter, dans le droit politique, sedit deceux qui (ont choisis par la société,Sc chargés de par-ler en son nom, de stipuler les intérêts, de concou-rir à radministration, &c. Les Dictes, les Etats Géné-raux représentent un Etat. La nation Françoise etoitréprésentée par Lassemblée des Etats Généraux duRoyaume, composée du Clergé & de la Noblesse ,auxquels on allocia le Tiers-Etat qui représentoìt lepeuple. Ces assemblées nationales ne subsistent plus.Voye\ Etats Généraux.
AF’ On dit dans le même sens que le Concile généralreprésente l’Eglife. Un Concile est censé représenterl’Eglife ou ne la représenter pas , suivant qu’elie con-sent ou qu’elle résiste à sa décision. Fenel.
jj£T Représenter, se dit aussi dans la signification deremontrer, faire connoître, donner des avertissemens:monere y commonere , exponere. Un Conseil eu r repri-sent e à ion pénitent l’horreur de son péché. Le Parle-ment a représenté au Roi les conséquences de cet édit.On a eu beau lui représenter les inconveniens , lessuites fâcheuses de cette affaire , il a persisté. Il leurreprésenta qu’il croie facile de venir à bout de leur en-treprise. Abl. C’est pour vous représenter combien
, vous êtes éloigné des sentimens de l’Eglise. Pasc. Untel représente à Votre Majesté, à votre Eminence, àvotre Grandeur, &c. suivant la qualité des person-nes. Formule ordinaire des placers.
.REPRÉSENTÉ, ÉE. part.
REPRÊTER. v. a. Sc rédupl. Prêter de nouveau. Dé-nué commodare , mutuum dare . On reprête volon-tiers à ceux qui onc bien rendu ce qu’on leur a unefois prêté. Il y a des gens qui empruntent de Largeurpour le reprêter à un denier plus fort.
REPRIER. v. a. Sc rédupl. Prier une seconde fois. Voye^Prier.
RÉPRIMANDE, f. f. blâme & correction faire par unsupérieur. Reprehenso , objurgatio * castigatio . Lesperes Sc les maîtres four des réprimandes à leurs en-fans, à leurs écoliers à leurs valets, quand ils ont faitune sauce. Il est fiétriffant de souffrir une réprimandecn Justice. Pasteurs indiscrets, qui rendez vos répri-mandes rudes & publiques, pour faire valoir votreautorité, Sc éclater votre zélé. Fl. Je me hâte de m’ac-eufer moi-même pour arrêter vos réprimandes. Voit.
REPRIMANDER, v. a. Blâmer un inférieur, le châtierjpar paroles Sc par menaces. Increpare y reprehendere ,
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objurgare , casìgare. Réprimander un jeune hom*me. Abl. Quand on voir commettre des taures »desenfans , à des valets, il les faut lévérement répri-mander. Il a été blâmé Sc réprimandé pleine Cham-bre , nue tête à genoux, & a fait réparation u’honneutà fa partie.
Réprimander, reprendre, corriger, synonymes. Ce-lui qui réprimande t dit M. l’Abbé Girard, prétend pu-nir ou mortifier le coupable. Voye\ les autres mors.
ffT Réprimander ne convientqu'à l’égard des moeursSc de la conduite. Il n’y a que les íupérieursqui soienten droit de réprimander. Quelques-uns s’aviíentde ruprimander fans autorité.
RÉPRIMANDÉ, ÉE. part.
$CFRÉPRIMANT, ANTE. part. Sc adj. Qui réprime*qui est capable de réprimer. Dans une République »n’y a pas une force li réprimante que dans les autresGouvernemens. Montesq. Dans les états modérés l’a-mour de la patrie, la honte, la crainte du blâme sontdes motifs réprimons , qui peuvent arrêter bien descrimes. Id. Dire que la Religion n’est pas un motif ré-primant , parce qu’elle ne réprime pas toujours, c’est-à-dire , que les loix civiles ne sont pas un motif répri-mant non plus. Id. Voye% Réprimer.
RÉPRIMER, v. a. Empêcher Lester ou le progrès dequelque chose. Reprimere , coercereoccurrere , re-frenare. La tisane réprime la grande ardeur de la fiè-vre. Réprimer par des caïmans la chaleur du sang.
O 11 le dit plus souvent en Morale. Il a fallu armespour réprimer I’audace, Linsolence des Hérétiques,des séditieux. Insolentiam , furorem , audaciam com-primere y frangere, domare, refrenare. L’Evangilc n 0recommande rien plus que de réprimeras pallions ,les désirs de vengeance , &c. Dans cette occasion lecourage avoir plus besoin d’être réprimé, que la lâ-cheté d’être excitée. Ross. La vertu est naturellementaustère , par la contrainte qu’elle impose au cœur, estréprimant fes désirs. Le P. Rap. Rien n’est plus capa-ble de réprimer Lorgueil de l’homme que la craintsde la mort. Nie. Réprime^ en vous cette facilité qn»vous avez à juger mal d’autrui. S. Evr. Il étoit besoi»de répondre hardiment pour réprimer la licence. Aí"Réprimer le murmure des soldats. Vaug.
Ne puls-je réprimer
Cet ascendant malin qui vous porte à rimer i Bol"
REPRIME, ÉE. part, Domitus , fractus , refrenatus icompresus.
REPRIS, ISE. Voye\ Reprendre.
REPRISE, f. f. Ce mot a plusieurs acceptions différentesIl signifie quelquefois faction de reprendre , recouvre*ce qu’on avoir perdu. Recuperatio. En Marine, c’estun vaisseau que Lennemi avoir pris, Sc que les vais-seaux du parti contraire ont repris ensuite. ReceptU >recuperata navis. Il n’a guère d’autre usage.
$3” Reprise , lignifie plus ordinairement continuatio 11de cc qu’on avoir interrompu. On fait à plusieurs f c *'prises , ce qu on ne peut pas faire tout d une haleine*Cet ouvrage a été fait à plusieurs reprises. Iteratiscibus.
fí3* On dit enec sens la reprise d’un procès. Voye^ pt^bas Reprise d’instance.
fC? Reprise, en termes de manège. Exercitatio eques'tris. C’est la leçon que LEcuyer donne au cavalier Ç 1 *au cheval pendant un certain temps, après laquelle i‘ sfe reposent. Chaque Académiste monte plusieurs che-vaux, 6c fait trois reprises fur chaque cheval. On ^une reprise au pas, au trot j au galop. La reprise de cCcheval a été trop longue. / ,
îfc? Reprise, En termes de Musique. C’est en générschacune des parties d un air qu on répète deux f° íS 'Ainsi Lon dit que la première reprise d’uneouvei tUi;6est grave, Sc que la seconde est gaie.
Plus particulièrement , c’est la seconde pairie é’o 11air , d’un couplet , d’une chanson. La repriscette chanson, de ce menuet ne vaut rien.
$CT C’est encore chacune des parties d’un rondeau , Q ulçn a souvent trois, dont on ne tepete que la pieuuess'