z 18 R E P
sert du mot de répugnance qu’à l’égard des actions,c’est-à-dire, lorsqu’il s’agit de faire quelque chose.Ainíì il ne sautoir être synonyme avec haine, aversion,antipathie. Une infinité de motifs particuliers peu-vent cauler la répugnance qu’on a à uíer des choiesou à les faire, selon la nature de ces choses, les occa-sions 8c les circonstances; on ne la sent qu’autant qu’onest contraint par les autres, ou qu’on le contraint ioi-même.
|13 La répugnance empêche qu’on ne faste les chosesde bonne grâce, & donne un air gêné, qui fait voirque ce n’est pas le cœur qui commande ce qu’on exé-cute. On ne doit jamais faire avec répugnance ce quela raison, l’honneur & le devoir exigent. On ne doitavoir de répugnance que pour les frustes démarches,ou pour ce qui peut donner atteinte à la réputation.
03" REPUGNER, v. n. Etre contraire, opposé, incom-patible, ne s’accorder pas. Repugnare 3 alienum ejsealicujus rei 3 aliqua re , ab aliqua re. Ces choses ré-pugnent l’une à 1 autre. Une proposition répugne à uneautre. Sa vie répugne à fa doctrine. Cela répugne à lafoi, à la rais n, au sens commun. Les distérens inté-rêts répugnoient à la paix. Mém. de la Rochef.
On dit absolument, cela répugne 3 pour dire, celase contredit.
On dit, cela me répugne 3 pour dire, j’ai de la ré-pugnance pour* cela. Cette proposition me répugne.Acad. Fr.
REPULLULER, v. n. & rédupl. Renaître en grandequantité. Repullulare. $3 On le dit quelquefois desplantes & des herbes qui multiplient en peu de temps :quelquefois même des insectes. Au figuré , on le ditdes opinions dangereuses qui le renouvellent lorsqu’onles croyoit éteintes. Voye\ Pulluler.
§3* Repulluler , se dit aullì dans le même sens querepousser, en parlant des plantes, pousser de nouveauxbourgeons, de nouvelles feuilles. Repullulare 3 repul-lulafcere.
REPÚLSE. f. f. Vieux mot. Expulsion : selon M. Galland,au Franc-aleu , pag. 307 , où il cite un acte ancien desChevaliers de Malte, dit: Vacque continuellement àla repulse des Turcs. Expulso , repulsio.
Ç3 RÉPULSIF, IVE. adj. Terme de Physique. Qui re-pousse. On remarque dans Palmant une force répul-sive. Les corps électriques ont une fore t répulsive. C’estl’oppoíé d attractif.
RÉPULSION, f. f. L’action de repousser. Repulsio , re-pulsus. La répulsion des rayons de la lumière. Lorsquela répulsion a lieu , nous observons qu’ellc est plusgrande à une petite distance qu’a une grande. ElémensMathématiques de Physique de Gravesiande. §3 Ceterme est particulièrement usité en Physique en parlantde l’aimant & des corps électriques. Les principauxphénomènes de lelectricité , font 1.1 propagation , larépulsion & la communication. On ne sautoir expli-quer l’attraction 8c la répulsion de l’aimant 8c des corpsélectriques, si l’on ne supposé pas une matière affluente8c effluente dans une circulation continuelle. Voye\Aimant, Electricité , &c.
Répulsion. Action par laquelle 011 repousse une insulte.Ce terme est usité au Palais, d’où il ne doit pas sortir.
REPURGER, v. a. & rédupl. Purger une seconde fois.Iterum purgare. Ce n’est pas assez d'avoir purgé deuxfois ce malade, il Je faut encore repurger.
REPURGÉ, ÉE. part.
RÉPUTATION. 1. f. §3* Estime , opinion publique.Famaj exiftimatio. Ce mot íe prend toujours en bon-ne part, quand il est mis absolument, & qu’il n estpoint déterminé à un sens contraire par quelque épi-thète. Ainsi l’on dit qu’un homme a de la réputation ,beaucoup de réputation. Attaquer, blesser ternir laréputation de quelqu’un. Se mettre en réputation ,mettre quelqu’un en réputation , 8cc. mais il est dé-terminé à un sens favorable ou défavorable par les épi-thètes qu’on y joint, ou par les mots qui raccompa-gnent.'Bonne, mauvaise réputation. Il est en réputa-tion d’hdmmé sage , vertueux, de fripon.
§3 C’est la même chose que renommée avec cette dif-férence que lc mot de renommée nc se dit que des pet-
REQ
sonnes. ( Voye% Renommée ), au lieu que celui Jeréputation se dit des personnes & des choses. Ainsil’on dit que les vins de Bourgogne, de Champagne>les chevaux d’Eípagne ; les ouvrages d’un auteur, sc-iant en réputation 3 pour dire, que toutes ces choiesont le renom d’être excellentes dans leur espèce.
§3 La réputation n’est pas proprement l' esiime m 11considération. La considération naît du mérite & si$qualités personnelles; au lieu que la réputation n £ *.souvent due qu’à des vices bien ménagés. Nous jouis"ions de la considération de ceux qui font près de n ouS8c qui nous conncillent. Nous nous faisons de la siputation chez ceux qui font éloignés de nous 8c q ulne nous connoissent pas. La considération tient auímœurs : la réputation à des actions brillantes. Les p uSgrandes réputations ne font pas toujours les nsicuífondées. S. Réal. La principale récompense des b c ‘*les actions, c’est la réputation qu elles donnent. Voit>Ces hommes dont toutes les actions lent concertées»sent des usurpateurs de bonne réputation ; c’est en c 1 **que le vice oie prendre l’air honnête de la vertu, si'Ésp. La réputation n’est d’ordinairc généralement et*'blie qu’après la mort, & loríqu’cn n’est plus en £rltd’en jouir. On compte pour quelque chose cette vi ede réputation dont on se flatte après fa mort. I3° sS ’Les personnes vaines aiment la réputation áe la vertu,8c négligent la vertu même. Fl. La réputation estrécompense la plus légitime de la vertu, il ne faut P aSla négliger. Bell. Sous certains règnes, les vertus eP 1 'nentes font sujettes à des jugemens sinistres , & unCgrande réputation n’est pas moins périlleuse qu’u'fmauvaise. Bouh. Othon, lans être ambitieux, ne nC 'gligeoit pas le foin de fa réputation. Till. Ces hoP'mes si avides de réputation , la perdent presque toú'jours, par la passion excessive qu’ils ont d’f’arriveiO’Evr. La réputation est onéreuse à celui qui aimeretraite & la solitude. Bail. Il est bien plus juste,conserver à tant de personnes que vous avez décriées»la réputation de piété qu’elles ne méritent pas de p cr *dr e, que de vous laisser la réputation de sincéritévous ne méritez pas d’avoir. Paso, U ne faut qtiP 1 ^victoire, pour mettre un Capitaine en grande rép utídon , une déroute pour le rdiner de réputation.Romains étoient autrefois en réputation de bravons'ils font bien déchus de leur ancienne réputation, si^ton, Archiméde, Dclcartcs, font des auteurs de rcsiration.
sfT RÉFUTER, v. a. Avoir une certaine opinion d’Pjpersonne ou d’une chose; compter, tenir pour tc 'juger tel. Existimare 3 habere. Lc mot latin repuesa une signification toute différente. Je le réputé h oíi ]me de bien. Les Espagnols 8c les Italiens font rép^fsages & graves ; ils réfutent les François pour étourd*•Il y a de l’injustice i réputer comme un grand si 1 ®heur d’avoir manqué une grande prospérité. Vo“ 'Cette maison est réputée noble.
RÉ pu ter , signifie aullì, croire, présumer, regarder , 1 ^connoître comme tel. Credere 3 prssumere. Lesnés pendant le mariage, sont réputés être du mari. Fmeubles qu’on trouve en la possession de que 1 * 1 usont réputés lui appartenir. Les Offices font censiréputés meubles. Les Suilïes font censés 8c réputésgnicolcs, ils jouissent du droit de naturalité. s
RÉPUTÉ, ÉE. part. Un homme absent pourlesast 11de fa compagnie est réputé présent.
REQ.
REQUART. f. m. Terme de Coutume. Il se~ dans celle de Boulenois, où il signifie le quart-d^ ^du quatrième denier du prix ou de l’estimationvente, donation ou autre aliénation d’un hcritag etier. Quarta partis pars quarta. psi
REQUENA. Ville d’Espagne, dans la nouve» etille, près des frontières du royaume de Valen cC ' rREQUÉRABLE. adj. Qui doit être demandé. Le j epart est requérable 3 c’est-à-dire , qu’il faut a j„tchercher, le demander fur le lieu. Le cens n e .jr/orequérable 3 mais portable 8c amendable. P ort