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le$ causes personnelles, possessoires 8c fnîxtes des Of-ficiers de la Couronne, des commensaux de la Maisondu Roi, Sc de ceux qur ont droit de committimus augrand Sc au petit Sceau, concurremment avec Mes-lieurs d os Requête s du Palais. U y a appel de leurs sen-tences au Parlement quand ils jugent a l’ordinaire. Ilsconnoitlenî aulli des differens qui arrivent pour le titredes Offices, des taxes de dépens qui le font au Con-seil , des Privilèges des Imprimeurs, &c. En ce cas ilsjugent en dernier reíïort& fans appel ; ils prononcent,Les Maîtres des Requêtes Juges souverains en cettepartie , &c. Ils font réputés du corps du Parlement oùils ont séance au-dessus des Conseillers, mais ils nes’y peuvent trouver ensemble qu’au nombre de qua-tre. Dans les provinces ils ont droit de présider entous les Préfidiaux. Par Edit de 1/99, ils ont droit detenir le petit sceau du Parlement de Paris successive-ment chacun un mois, selon l’ordre d'ancienneté. Usfont Rapporteurs des requêtes Sc des procès qui sc ju-gent au Conseil d’Etat Sc privé. Ils ont aulli des com-ìnillìons extraordinaires dans les provinces, Sc dansles armées, où ils font envoyés en qualité d’intendansde Justice, Police & Finances. Il n y en avoir autrefoisque 71. Le nombre a été augmenté jusqu'à 80, par lacréation de 1674. Ils font distribués en quatre quar-tiers, & servent chacun six mois : trois mois aux Re-quêtes de l’Hôtel, Sc trois mois au Conseil du Roi.Chaque quartier à son Doyen qui préside aux Requê-tes de l’Hôtel. à r este ceux qui ont droit de commit-timus au grand Sc au petit sceau, peuvent faire ren-voyer leur procès aux Requêtes de l’Hôtel, ou auxRequêtes du Palais , à leur choix , excepté que lesMaîtres des Requêtes ne peuvent plaider qu’aux Re-quêtes du Palais, & Meilleurs àes Requêtes^à\i Palaisne peuvent plaider qu’aux Requêtes de l’Hôtel. Or-donnance de 1669.
Requêtes du Palais. Juridiction qui juge en premièreinstance les causes de ceux qui ont un privilège decommittimus du grand Sc petit sceau. Camera Magis-trorum libellorum supplicum. Il y a deux Chambresdes Requêtes à Paris: la seconde fut érigée en 158o,parHenri III. Il y a une Chambre des Requêtes dans lesautres Parlemens. Ces Juges font des Commissairesqui achettent des commissions séparées de leurs char-ges de Conseillers du Parlement. Leurs sentences fontainsi intitulés, les Gens tenans les Requêtes du Pa-lais , Conseillers en la Cour, Sc Commissaires encette partie. Il y a appel de leurs jugemens au Parle-ment. Les Requêtes du Palais sent venues des Plaidsde la Porte.
$CF Requête, signifie aussi une demande verbale, unesimple prière. Postulatio y rogatus , petitio. Je vousprie d’avoir égard à ma requête. La requête est civile.Il a fait cela à la requête d’un tel. Elle le supplia de lavouloir excuser si elle lui faisoit une très humble re-quête. Tout cela 11’est bien que dans le discours fa-milier.
Requêtes, est aussi le nom d’un ancien droit seigneu-rial , dont il est parlé dans l’accord du mois de Mai1220, entre l’Abbé de Saint Vâtd’Arras, Sc les villesde Mons en Puelle , &c.
Requête, sc dit aussi en termes de chassie, lorsque leschiens ont perdu la piste de la bete, Sc qu’il la fautrequêter, on dit alors, corner à requête. Venir à la re-quête. Cornu dare fignum ad redintegrationem vesti-gationis.
On dit proverbialement, qu’une chose est de re-quête y pour dire , qu’clle est rare, qu’on a de la peine' à en avoir. Optandus , optabilis. Le blé sera de re-quête certe année, il y en a peu. On appelle aussi pâ-tés de requête , des petits pâtés que l’on mange froids,& faits du menu des volailles.
REQUÊTER. v. a. Terme de chassie qui sc dit lorí-qu’on est en défaut & qu’il faut quêter de nouveaula bête. Redire ad novam ferit indagationem. On ap-pelle plus ordinairement requêter une bête, lorsqu’a-pres savoir courue & brisee le soir, on la quête lelendemain avec le limier , pour la relancer & la re-donner aux clúens. Requêter yn cerf. Sain.
REP
REQUEURE. Vieux verbe. Terme de Coutume quissi 1gnifie, recourir, & pour ainsi dire, reprendre Sc re-tirer quelque choie en courant après. Revocare > re-cipere , requirere.
REQUIABTAR. f. m. Terme de relation. Nom du qua-trième page de la cinquième chambre de ceux di*Grand-Seigneur, laquelle íe nomme Rhas Oda , c’est-à-dire , Chambre privée. Le Réquiabtar est celui qu»tient l’étrier au Grand-Seigneur , quand il monte àcheval. Du Loir. p. q 2.
REQUIEM,ou REQUIN. (Car bien des gens écriventainsi) Chien de mer. f. m. C’est un gros poiston demer rrès-vorace, & qui dévore les hommes. Il sc tientà l’embouchure des rivières, Sc l’on volt à fa fuiteplusieurs petits poistons qui ne -le quittent jamais,que l’on nomme ses pilotes , à cause qu’ils vont de-vant lui, & qu’ils lui servent de guides pour le con-duire dans les lieux où ils découvrent de la proie. Onprend le requin à l’hameçon, il est difficile d’en ve-nir à bout. Tachard. Le requin va en grossissant dela tête jusqu’au ventre, d’où il commence à diminuetjusqu’à la queue. Son dos est brun. Son ventre d’unblanc sale. Sa tête plate & large. Il a le dos couvertd’un chagrin à gros grains-, dans le reste du corps c’eftune peau dure Sc fans écaille. Sa mâchoire supérieureavance beaucoup plus que l'inférieure; ce qui scfjque lorsque le requin veut mordre quelque chose > '*est obligé de se coucher sur le dos. Il a trois rangs dedents fort aiguës ; en l’un de ces rangs elles font trian-gulaires & plus longues que celles des deux autresrangs. Le requin n’est point ovipare , on trouve au*meres les petits tout formés dans le ventre Sc si 011 lesjette dans la mer ils nagent très-bien. Quelques-un scroient, que c’est la véritable rémore. Squalus ,mia.
L’Île des Requins ou des Chiens Marin s. Canum msrinorum insula. C’est une petite île nouvellement dé-couverte dans la mer Pacifique } entre la côte du Pe-rou & la terre de Quir. Maty.
REQUIEM , en ternies de Bréviaire on dit une Messie deRequiem , pour dire, une Messe des morts , pa rcCque l’Introït commence parle mot de Requiem.
REQUILLER. v. a. Sc rédupl. de QU 1 LLER. Le P. I»Cerceau, p. 3 0q de scs Poésies, dit en déclamantcott’tre le jeu de quadrille:
Le jeu pour une sois vous vient-il à foison îAh! voycq comme en trahisonUn beausans-prendre vous requille,
Et vous rendsot comme un oison.
REQUIN. Voyerç Requiem. • ,
REQUINQUER, sc REQUINQUER, v. récip. quidit des vieilles qui sc parent avec affectation, Sc d’iU’ 6manière qui ne convient point à leur âge. Studios^>curiofiàs & ultra modum , statem y formam excoUR’se ornare , comere se. Les vieilles qui sc requinque' 11 ^ont quelque amourette en tète. lise dit aulli quelq uefois des vieillards. Il est familier.
REQUINQUÉ , ÉE. part. Nimis reconcinnatus.lard requinqué. Vieille requinquée.
§ 3 " REQUINT. f. m. La cinquième partie du qssi nC ’que l’on paye au Seigneur, outre le quint, pourmutation par vente. Le requint n’a pas lieu dans ro^tes les coutumes où le quint s’est établi, mais sc 11ment dans celles qui ('accordent exprelíément.quint fait avec le quint six vingt-cinquièmes. Q uir 'u spars quints. Dans les ventes des fiefs, on dois .quints Sc requints du prix au Seigneur doinin® 1 ’ £comme de 2; mille francs on doit 5000 francsle requint. Dans les titres latins on l’appelletellum. Voyez Quint.
REQU 1 NTER 0 NE, ONA. f. m. Sc £ Terme de^tion. Nom que l’on donne au Pérou aux enfaj lSd’un Espagnol ou d’une Quinterona. Les Requ LÍ,t . c . cnés sent le dernier degré de génération qui c ° n Lpeencore quelque teinture de noir , ou quelquedu mélange du sang Elpagnol avec le sang In^ lC ^ (firAfricain. Car les enfans des Requinteronnes , ^ uCl )£