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pour.quelqu’un, porter respecl a quelqu’un. Garder lerespect, demeurer, íe tenir dans le respecl. Les res-pects extérieurs queles inférieurs rendent aux Grands,ne t ont peut-être , dans leur origine, que des inven-tions de l’orgueil humain. Nie. Les loix ont attachéle respect à certaines qualités extérieures, & non pointau mérite leulemcnt. Id. Nous íommes à charge àceux qui font obligés de fe tenir dans le respecl à no-tre égard. M. Esp. L’estime n’égale pas toujours le res-P' eïï extérieur, parce que l’un íe règle par la raiíon , &1 autre par 1 uíage. Port R. Il n'y a que le faux res-pecl d embarrastant, c’est le respect q u'on doit à la-fortune: celui qu’on rend au mérite n’est pas incom-mode. Le Ch. de M. Personne n’a mieux pratiquéque vous cet air obligeant, qui lait accorder 11 heu-remement la liberté avec le respecl. Flech.
n le dit aulil de la vénération que l’on a pour cer-taines choies à cause de leur excellence. On doit avoirdu respect pour les choses íaintes, pour celles qui con-cernent la Religion.
On appelle lieu de respecl 3 un lieu où l’on doit être,* e tenir dans le respecl. Les Eglises sont des lieux de-Jsspecl. Le Palais du Roi est un lieu de respecl.
On dit d un homme puiilant , qu’il le fait porterr fspecl, pour due j qu il le fait craindre -, 1 k d’une placece guerre, quelle tient les ennemis en respecl , poureue, quelle empêche la course des ennemis qui n’o-^^ud’attaquer.
1 ERDitE le respecl à quelqu’un. Chapelain difoitque c’étoit une des meilleures exprcllions de la lan-6ue. Corneille ajoutoit qu il ne feroic point diíHcultéàe s’en servir. Vaugelas la condamne. Manquer de r esPsiï, perdre le respecl à quelqu'un , c’est dire . oufaire quelque chose contre le respecl qui lui est dû.Perdre le respect a quelqu’un a vieilli.
^ P y a depuis long temps, dit M. Duclos, deux sor-tCs de respecl , celui qu'on doit au mérite , Sc celuijju’un rend aux places, à la naiífance.
Je lais bien qu’on appelle souvent respecl l’aveuque nous faisons de la supériorité d u mérite de quel-qu un, l es égards que nous avons pour ceux en quinous reconnaissons des qualités éminentes ; mais M.1 Abbé Girard distingue ces deux choses. Nous témoiSuons, dit-il, de l’estime pat la vénération j Sc onmarque de la soumission par le respecl.
^ Nous avons de la vénération pour les personnes enqui nous rcconnoillons des qualités éminentes; Sc nousavons du respecl pour celles qui font au - dessus deuous, ou par leur naissance, ou par leur fortune,v? Ainsi l’âge & le mérite rendent vénérable. Le rang& la dignité rendent respectable. La gravité attire lavénération du peuple : la crainte qu’on lui inspire lefient dans le respect.
Respect , signifie quelquefois les égards qu’on a pourles jugemens des hommes. Le respecl humain est lacrainte qu’on a de déplaire aux hommes. Je viensc entendre un beau sermon sur le respecl humain.
'Ç ar>S tes derniers momens la conscience presse,irour rendre compte à Dieu tout respect humain cesse.
Corn.
"Respeç-j. , p c ^ j a mes ( j u Levant, des agrès &: desapparaux de réserve qui servent à ’rechangcr des voi-ies > des vergues de respecl , ou de répit. ApparatusMutatorii, armamenta mutatoria. Voyez Répit &
échange.
On dit proverbialement, parlant par respecl , saufVo . tre respect , sauf le rtspeíl que je dois à la compa-re , lorsqu’on veut s’excuser en disant quelques pa-rol « hardies, libertines ou qui pourroient choquerp Ux devant qui on parle. Honos ft auribus habitus.pfjf lu û > vel salvà adf ántium reverentia 3 gratiâ.p a en sot, respecl de ía femme. C’est un méchantrctr e, resp e ft s on caractère. Cela est fau x, respectie “Wqoim'écoucent.
, n a PPctle porte - respecl , ces gros mousquetonspw° n ^ CUt c ^‘ ar 8 er de plusieurs postes. Brevior sc/o-
Tomc VU.
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RESPECTABLE, adj. m. & í. Qui merite du nspctl.Reverendus 3 venerandus. Reverentia , venerationedignus. Les personnes les plus respectables nc íont pasles plus estimables. S. Evr. Un homme de bien estrespectable par lui-même, & indépendamment detous les dehors dont il pourroit s aider pour rendre fapersonne plus grave , Sc fa vertu plus précieuse. LaBru y. Quand on se trouve avec des gens respectables ,il ne faut'pas tomber dans un sérieux triste & chagrin.Bell. J’ai voulu vous nommer, pour arrêter par Fau-tori ré d’un nom respectable , la témérité d une critiqueprécipitée. S. Evr. Un éclat qui le rend respectableaux Dieux mêmes. Rac.
RESPECTER, v. a. Porter du respect, avoir des égards.Revereri , colere 3 cultum 6’ honorem tribuere. On nesautoir trop respecter les mystères. Il faut respecter lespréjugés, & même les erreurs qui font établies par uncontentement univerlel. Bell. Il saut respecter l’âge,la vieillesse, avoir des égards pour elle. Une femmedoit honorer & respecter ion mari ; on doit respecterle caractère sacré. Observare , colere , venerari , hono-
, rem habere. J’ai trop longtemps respecté fa colère,& je lui donne le temps d'éteindre l’inclination qu ellea pour moi. P. de Cl.
§ÇF Ce verbe est austì employé dans un sens figuré. On
1 dit que le temps respecte la mémoire des grands hom-mes, pour dire, qu’il l’épargne, qu’il n’y donne au-cune atteinte. Le temps a respecté ces mouvemens ,pour dire, il ne les a point endommagés. La médi-sance respecte rarement la vertu, pour dire , quellel’arraquc.
Se respecter, signifie, garder avec soin la décence Scla bienséance convenable à son sexe, à son état, à sonâge. C’est une femme qui se respecte, qui siiit se res-pecter. Ce Magistrat ne íe respectait point assez. Acad.Franc.
RESPECTÉ, ÉE. part.
RESPECTIF, IVE. adj. Réciproque, de part &d’autre.’Reciprocus 3 mutuus. Les arrêts contradictoires fontceux qui íont donnés fur les demandes Sc défenses res-pectives fut ies productions respectives des parties.Les transactions íe font fur les* prétentions respectives.
Respectif, signifie austì, relatif, qui a rapport. Pere Scfis font des termes respectifs. Il se dit en termes dePhilosophie. Relatif est le terme propre.
RESPECTIVEMENT, adv. D’une manière respective.Mutuo, vicisfm, invicem 3 reciproce. Ces gens ont faitinformer respectivement, ils íont tous deux deman-deurs Sc accusateurs. On dit quelquefois, en censu-rant plusieurs propositions, qu’elles font respective-ment fausses, scandaleuses, hérétiques, téméraires,6 e. pour dire, qu’il n’y a aucune de ces propositionsà laquelle quelqu’une de ces qualifications ne con-vienne. Acad. Fr.
RESPECTUEUSEMENT, adv. D’une manière respec-tueuse- Reverenter 3 cum veneratione. II s’oppoía res-pectueusement à l’honneur que le Duc lui vouloir fairede le conduite. Roc». Ecrire, parler respectueuse-ment.
RESPECTUEUX, EUSE. adj. Il s’applique aux per-sonnes qui ont du respect, qui portent du respect àquelqu’un, Sc aux choses qui en font l’exprestion. Filsrespectueux envers ses parens. Reverens , observans .Air respectueux. Manières respectueuses , qui marquentdu reipect. Parler en termes respectueux.
Mer dont les sots impétueux ,
Viennent d’un pas respectueux,
Baser les sables du rivage. God.
On a donné le nom de silence respectueux au senti-ment de quelques Lecteurs, qui ont prétendu qu’onn’écoit point obligé de s’expliqucr fur la question desavoir si Jansenius a enseigné les cinq propositionscondamnées par Innocent X, & si elles font dans sonAugufinus. La question du silence respectueux fit beau-coup de bruit, Sc cette distinction fut tolérée par Clé-ment IX; mais Clément XI, par fa Bulle du quinzeJuillet 170j, a déclaré qu’on nc satisfait point pat 1 c