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silence respeclueuxa. lobéilsance qui est due aux cons-titutrons.
RESPIRABLE. adj. de t. g. Qu’on peut reípirer. Songezque vous n’arriveriez que bien malade au haut de no-ue air; il n’eit pas respirable pour nous dans toute ionétendue, il s'en tant bien, il nc l’est presque déjà plusau haut de certaines montagnes. Œuvres de M. deFontenelle in-i 2 3 1 7 J 0 , T. /, p. j 0 , de la Plura-lité des Mondes.
(sT RESPIRATION, f. f. C’est, à l’égard des animaux,l’introduction de l’air dans les poumons, où le íangreçoit de cet air Une fluidité qu’il n’avoit pas, cn yentrant. C’est un mouvement de la poitrine qui estcomposé de deux mouvemens oppolés, dont l’un s’ap-pellc inspiration , Sc l’autre expiration. Respiratio ,spiritus. Dans l’iuspiration l’air entre dans les vélicu-les des poumons ; & dans l’expiration il en íort. Doy.ccs deux mots, dans leur lieu, où ils font expliqués.Voyetç auílì le mot Poitrine. Le fœtus vit tans res-piration pendant qu’il est dans le sein de ta mere ;mais dès qu’ils en est sorti, & qu’il a commencé derespirer, il ne peut plus te palier de respiration. Il ya plusieurs organes qui íervent a la respiration. Lesuns conduiíent 1 air dans les poumons ; comme la tra-chée artère, les bronches : les autres le reçoivent, com-me les poumons : les autres dilatent la cavité de lapoitrine; comme le diaphragme, les muicles intercos-taux. La respiration est une action cn patrie naturelle,& en partie spontanée. L’usnge de la respiration est defaire entrer dans le sang des parties nîtreuses ct salinesde l’air, ce que Lowcr & Verheyen prouvent, parceque le sang prend dans les poumons cette couleur rou-ge & orangée qu’il porte dans le ventricule gauche ducœur, & de-là dans les artères, & qu il la perd insen-siblement, se changeant dans les veines en un rougefoncé. Thruston, Mayow , Swammc-rdam ont fait desTraités de la respiration. Maurocordato., habile hom-me, Grec de nation & de Religion, & Conseiller d’E-tat à la Porte, natif de Scio, ct Docteur en Médecinede Padoue, a composé un Traité de la respiration Scdu mouvement du cœur.
RESPIRER, v. n. Attirer, faire entrer l’air dans fapoitrine, & le repouller alternativement. Respirare.Les asthmatiques ont de la peine à respirer. Œgrèspiritum ducunt. Fièvre, toux, soif qui ne permet pasde respirer; Tussis , febris , fuis anhela.
(sT On dit qu’uu homme respire encore, pour dire,qu il n’est pas encore mort. Tant que je respirerai.Dùm reget artus spiritus.
# 3 * On dit, tout ce qui respire , pour dire, tout ce quivit. L’empire de la mort s’étend fur les jours de toutce qui respire. Auras vitales carpere.
Du Dieu des cœursTout adore iempire :
Lui seul avec des fleursEnchaîne tout ce qui respire.
Respirer , se dit auílì activement. Respirer un bonair, un mauvais air. L’air que nous respirons contri-bue beaucoup à la santé. Respirer l’air natal. ^
Respirer, se dit figurément en parlant des pallions vio-lentes; & il signifie, desirer ardemment. Anhelare ,sitire. Il ne respire que le crime, le sang, le combat.Anhelat scelus , crudelitatem , prdium .Un usurier nerespire que le gain ; un homme outrage, que la ven-geance. La colere est une paillon fougueuíc, qui nerespire que ruine & destruction. M. Esp.
Il se construit auílì dans ce meme sens avec la pré-position après. Je respire après le beau temps. Ellerespire après le retour de son fils. Je ne respirois qu’a-près cela.
Respirer, se dit auílì pour, jouir. A peine avoir il unpeu respiré la liberté, qu’il fut remis dans les fers. Dixpotitus erat , aut gu flaverat libertatem ; pour dire, àpeine en eut il joui. Dans cette maison nous respironsla joie, la piété; pour dire, tout annonce, tout por-te a la joie, à la piété.
Prendre, avoir quelque relâche après de grands tra-
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vaux, de grandes peines, soit de corps, soit dcsptit-Respirare. il est li Iort occupé qu’il n’a pas le temp sde respirer. Adeò urgent occupationes , ut nonsn antrespirare. Les peuples fatigués d une longue guenC)commençuient à respirer. Les esclaves n ont pas lc lofsir de respirer, tant ils font accablés de travail. Manstenant je respire. Mol. Ah de grâce , un moment •soutirez que je respire. Boil.
(CT RESPIRÉ, ÉE. part.
RESPLAND 1 SSELR. t. f. Vieux mot. Clarté. BoR El 'Splendor. ,
RESPLANDRE. Vieux v. n. Reluire. De là il refit***pour il reluit. Bo 'ece MS. Borel. Resplenderedere.
RESPLENDEUR. s. f. Vieux mot. Gloire éclatante.Ma rot.
RESPLENDIR, v. n. Eclater, briller avec éclat. Sfl en “dere , resplendere , fulgere , coruscare , emicare. Tou-tes les étoiles resplendsoient. 11 y avoir une infinitede lumières, & tout le palais resplendifjoit.
fiCT Cc verbe est d’un lervice allez rare, il pourroit toU 1au plus erre employé dans le style soutenu, Sc dans hPoésie.
Resplendir^ dit figurément en Morale. Les Bi en fielsreux resplendissent dans la gloire. Fulgent , emicans
En toi l’on remarque ,
Un jeu qui luit JepatémentDe celui dont Ji vivemetitReíplcndit notre grand Monarque.
Corn.
RESPLENDISSANT, ANTE. adj. Qui jette de l'éclat,qui brille. Fulgens , effulgens , resplenderis , emicas'11 est plus en triage que son verbe. Il le dit tant a 11propre qu au figuré des corps lumineux ct brillan s »des corps glorieux, & des hommes qui font dans j eShonneurs ct les dignités^Dans la transfiguration, JchfChrist parut tout resplendissant de gloire ct rie lum iC 'rc. Leurs lampes étoient grandes ct resplendissant&Ablanc.
RESPLENDISSEMENT, f. m. Grand éclat formé Pj 11le rejaillillemenr, par la réflexion de la lumière.grand amas de lumière formol t un resplendis ernc ,ltmerveilleux. Acad. Er.
RESPONSABLE, adj. m. ct f. Prononcez l’.r de la pre-mière syllabe en ce mot. Qui est tenu, qui est garant-qui doit répondre de quelque choie. Doye^ CD'TiON , Garant , Répondre. Vous íerez responsab ^ 5- des mauvais esters qui pourront naître de vos opini° |lSinhumaines. Pasc. L’art n’est point responsable ^fautes de í’artiían. Ablanc. On n’est point garant, "*responsable des faits du Prince. O11 proteste dans to^les actes, de rendre La patrie responsable de toutes p cf 'tes , dommages & intérêts. Tout contractant est re >ponsable de ses promesses. , ,
RESPONSIF, IVE. adj. Prononcez l’j de la première (ylabe. Qui contient une réponíe. Resporflvus. On |lCle dit qu’en certains endroits, comme terme de p íall fque, pour désigner une pièce d écriture faite en f'ponse à une autre qui a été auparavant produite. E clVtûtes rèsponflves à celles du, &c.
RESPONSION. f. f. Terme dont on se sert dans les Ci-dres Militaires j en parlant de pensions ou chargé 'que les Chevaliers, ou leurs Commanderas psy e|1à l’Ordre. Responsio. Ce Chevalier de S. Lazare Vfl c100 livres de responfion à ton Ordre, à.cause du>telle Commanderie. r
On regarda dans la fuite cet Ordre ( du Saint-hprit de Montpellier,) comme Militaire. Le non 1 “QMaître que prenoient ceux cui gouvernoienr les ypitaux, ct qui en étoient Supérieurs, fut changecelui de Précepteur, ou Commandeur, & l’on I e 1 svit du terme de responfion pour marquer les < d l3C ^, llque les Commanderies dévoient au grand- Maître 'Général; ce terme de responfion n étant cn ulag e ”dans les Ordres Militaires. Hélyot, T. I>p-JRESPONTI. f. m, Eípèce de rhubarbe. Doye%
PONTIC.