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RES
bher.C’estce qu'on appelle vulgairement un memento,ífï' RtSòU AGE., s. m. Action ou état d’un corps quirctlue; c’est-à-dìre, qui rend íonhuniidité interieure.Le rejjuage du plâtre. Vvye% Ressuer. ^tsF Ressejage. i cime de Métallurgie. Opération quiconfise à iéparer l’argcnt contenu dans le cuivre , à1 aide du plomb. Le fourneau destiné à cette opéra-tion s’appelle fourneau de íesuage. C est un íyno-nyme de liquation. >
Ressuage, en termes de Monnoyeur. Fornacis species.C’est une eipèce de tburncau, de deux ou tryis piedsde haut, qui a environ deux pieds de long, tur deuxde large en dedans. U lert a Iéparer & a retirer leplomb, l’argent Sc le cuivre, dont les culots íontcom-poíes ; & 1 un des côtés de ce fourneau est en pente ,potrrlaiiìer couler les métaux dans une caste qui estau-deilous. Bchzard.
^Ressuage, lignifie aussi l’opérationpar laquelle onséparé les métaux qu’on vient de nommer. Dans lepremier sens, on dit porter les culots au ressuage\ Scdans l'autre , faire le refsuage des culots.
4 ■ RESSUER. v. n. Qui lé dit de certains corps quitendent ou font sortir une certaine humidité inte-tieuve. Les matons bouillis, les trustes refluent. Exsu-dant. Tous les murs suent Azos le dégel ; les murs nou-vellement faits refsuent de temps en temps. Lassiezrefluer les plâtres avant que d’habiter cette maison.Ressuer, terme de Monnoyeur.On dit faire rtssuer lescreusets, faire refluer les culots. Argentum extrahere ,secernere. Quand un creuser dc fer n est plus en étatde servit, on le met le fond en haut fur les barreauxd un fourneau à vent, Sc on fait grand feu, afin defaire fondre l’argent qui est attaché au creuset, ce que. 4 u e l’on appelle faire ressuer le creuset ; aptes quoiou le retire tout rouge dufeu, & on l’exfolie à coupde marteau, c'est-à-dire, que l’on c n fait tomber lasuperficie en feuilles, que l'on pile eníuite, pour enLaite les là v ures, afin d’en retirer jufqu’aux moindresparties de l’argent. Boizard. Quand on veut séparerles métaux des culots , ce que l’on appelle faire rej-Juer les culots, on fait un feu de charbon pour re-cuire la caste, on fait une grille avec des bûches au-dellus du restuage, cette grilicn’est pas de fer, parceque 1 ardeur du feu f croie que le cuivre des culots s’yattaeheroit. On mer les culots fut cette grille, on faitun feu clair dessous, qui fait allumer le charbon quiest lardé entre les pavés, dont le restuage est com-posé, & on modéré le feu clair autant que l’on peut;car bien que le cuivre soit plus difficile à fondre que' l’argent Si lc plomb, il pourroit ctre aussi fondu, Scainsi ces trois métaux que l’on veut séparer se treuve-toìent mêlés dans la caste. Quand les culots íont bienEebaustés, lc plomb & l’argent íe fondent preíque enmême temps, Sc coulent dans la caste : mais commelc cuivre est plus difficile à fondre, il teste lut lagrille, Sc on voir les restes des culots perces commedes éponges, aux endroits dont le plomb & l’argentont été détachés par faction du feu. On retire aprèseelales restes des lingots, on les fait fondre Ôc on lestjtcr 1 en lingots. Id.
KESSUI. si m. Terme de Chassie. L’endroit où le cerf sclauve pour se délasser, & laisser sécher fa sueur de l’ai-guarl ou de la rosée du. matin. Cervi matutina inflola-y apricatio.
«M* Ce terme ne se dit que du cerf & autres bêtes quiVivent dc brour. ?our les auues on dit bauge *RESSUSCITER. v . a . Redonnerlavie, ramener dese mort à la vie. Suscitare res'suscitare , ad vitam re-vocare. J. C. ressuscita Lazare. Il se ressuscita lui-1Tie me. Dieu ressuscitera les morts pour comparoitrejour du Jugement.
u dit hyperboliquement, en parlant d’un maladenn! K m* désefpétort, qu’un tel remède fa ressuscite ,pour due qu’,] J’ a guéri dune maladie qu’on regardoit
comme Attelle.
l 11 dit d un homme abîmé dans la douleur, qu’uncç^enne nouvelle f a ressuscité.
î proverbialement, pour faire Téloge cTim ragoût,
R E S ? j sr
d’une liqueur, &c. on dit, cela seroit capable de res-susciter un mort.
Ressusciter, se dit aussi au figuré dans le sens defaire revivre, renouveler, ranimer. Renovare , res-sujcitarc. Resusciter un procès, une vieille querelle,une opinion j une erreur. Le temps & la saison serontresusciter notre amitié paísee. Voit. Ressusciter lavaleur mourante. Bréb.
Ce discours d’un Guerrier que la colere enflamme *
Relluícite l’honneur dé) à mort dans leur ame.
Bon.
On dit que le printemps ressuscite la nature. Il sc-
| roi t mieux de dire, renouvelle. Voy. ce mot .
I CT Ressusciter est aussi neutre, & signifie revenir àla vie. Revivscere , redire ad vitam. J. C. ressuscitale troisième jour, comme il savoir prédit. Tous leshommes ressusciteront au dernier Jugement.
RESSUSCITÉ, ÉE. part . Ressuscitatus 3 suscitatus. Ilfaut croire avec S. Paul en Jeíus-Chri ù-refsujcité. Ter-tullien a dit : le Fils de Dieu a été enseveli, & il estressuscité ; cela est certain, parce que cela est possible,Bouh.
RESSUYER, v. a. & rédupl. Essuyer une seconde fois,herìim detergere. Cette table a été mouillée encoreune fois. 11 faut la ressuyer.
Il est aussi neutre, & alors il signifie lécher, devenirsec. I! faut lailíer ressuyer ce mur. Cet homme te res-suie au soleil. Siccescere.
RESSUYÉ, ÉE. part.
CKT RESTANT , ANTE. adj. Qui reste. Resduus. Ilest le seul reflçnt d une famille nombreuse. C’est leíeul reflant de sept à huit. Solus superest. Les centécasrestans- Les cent livres reflantes , Ôi mieux, lescent livres reflant.
|CT Restant est aussi substantif, & signifie ce qui rested’une plus grande quantité ; ce qui demeure d’un tout,quand on en a retranché une partie. Reliquum , resi-duum. Je vous payerai le restant une autre fois. Lasoustraction enseigne à trouver le restant d’un nom-bre , quand on en a ôté un plus petit. 11 faut payer lerestant des vieilles parties, afin d’avoir crédit pour denouvelles. On dit plus communément reste.
Restant en caisse, c’est l’argent comptant qui se trou-ve en caille, lorsqu’un Caissier ou un Commis à larecette fait Ion bordereau, & qu’il rend compte de sonmaniement.
Restant en magasin; cette expression est en usagedans les vivres, Sc se dic de la quantité de grains &farines qui restent en nature dans les magasins duRoi,lorsque le Garde - magasin rend cornpre aux Muni-tionnaires.
RESTAURAGE. f. m. Ce terme qui est en usage danstous les Pays-Bas, signifie faction de raccommoder àf aiguille les trous d’une toile, en imitant f ouvrage desTillerans fur le métier.
RESTAURER, v. a. Foyer l’article ci-deffus.
RESTAUR. f. m. Terme de commerce de mer, est laressource, ou le dédommagement que les Assureursont les uns contre les autres, suivant la date de leursassurances; ou contre le Maître, si favarie provientde ion fait faute de bon guindage, ou de radoub, 8cde n’avoir pas tenu son vaisseau bien estanc. Pr&sta-tio incommodorum , cautio ah damno , restauratio.
Ce mot est aussi un vieux ternie de Pratique deNormandie, qui signifie le recours qu’on a contre fougarant, ou autre personne qui doit indemniser de quel-,que dommage foufferr, d’où sont venus les mots derestaurant Sc de restaurer. On a dit aussi rester Screstour. ■
Ces mots viennent au latin restaurare , rétablir $'cstìtuer. â
RESTAURANT, f. m. Aliment ou remède qui a la pro-priété de réparer les forces, perdues. ssT Qui est pro-pre pour donner de la force Sc de la vigueur. On le ditparticulièrement des bons bouillons íucculens-, descòníommés. Jusculum, delicatum & salubre. Un con-sommé, un pressis de perdrix, íont de bons restau -
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