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ou Rcitestlnus. Elle a titre de Duché , est située auxconfins du Luxembourg & du pays de Liège. Ses lieuxprincipaux font Rétel capitale, Doncheri, Mézières &Charlevilie. Mat y. Valois. Not. Gall. pag. 468.Louis XI érigea le Rételois en Comté-Pairic en faveurdes Ducs de Nevers. Les fuccelíeurs de ces Ducs levendirent au Cardinal Mazarin, & c’est aujourd'huile Duc Mazarin qui le pollède.
RETENAIL. f. m. Vieux terme de Coutume. Rete-nue.
RÉTENDEUR. f. m. Terme de Manufacture de laina-ge ; c’est l’ouvrier qui étend & dresse les étoffes au sor-tir du foulon ou du teinturier.
RETENDRE, v. a. &c rédupl. Tendre de nouveau. De-nuò tendere y contendere , intendere . L’arc à cela decommode, qu’on le retend si-tôt qu’il est détendu.Dès qu on a marqué l’aisiette du camp, on retend lestentes.
RETENDRE, v. a. & rédupl. Etendre de nouveau. De-nuò extendere Ce linge n’est pas sec, il le iaut reten-dre fur les cordes, il le faut r étendre , repasser fur laplatine. Il faut de temps en temps détendre & reten-dre les tapisseries, pour les conserver.
Retendre l’étoffe. Terme de Manufacture de lai-nage, dont on fe sert dans les manufactures d’Amienspour exprimer la façon qu’on donne aux étoffes delaine , au retour de la teinture, en les étendant, aprèsqu’elles font sèches, fur le rouleau qu’on nomme uncourroiy pour empêcher qu’elles ne le frippent, ou neprennent de mauvais plis. Dict. de Coram.RETENDU, UE.part.
RETENIR, v. a. Je retiens , tu retiens , il retient, nousretenons y vous reteneils retiennent. Je retins. J’airetenu. Je retiendrai. Que je retienne. Que je re-tinsse y ou je retiendrais. Ce verbe a plusieurs accep-tions différentes que nous ne ferons que parcourir.
Retenir, comme reduplicatis, signifie tenir en-core une fois. Abus, il est synonyme avec ravoir. Re-cipere y recuperare. Je voudrois bien retenir l’argentque je lui ai prêté. Si je puis retenir mes papiers, je•ne les lui donnerai plus. Et à peu près dans le mêmesens, je voudrois bien retenir ma parole, ne l’avoirpas donnée; retenir ce que j’ai dit; je voudrois bienne l’avoir pas dit. Ces façons de parler ne font reçuesque dans le discours familier.
Retenir, signifie plus communément ne fe point des-saisir de ce qui appartient à un autre. Ne pas rendre.Retinere. On ne doit pas retenir le bien d’autrui UnProcureur retient les sacs des parties jufqu’à ce qu’ilsoit payé. Il n’est pas permis de retenir le salaire, lesgages d’un ouvrier, d’un domestique.
$fT Retenir, fe dit encote pour garder ce qu’on a,cequ’on possède, ne s’en point défaire. Alors on le ditpar opposition à donner. On dit en ce sens donner &retenir ne vaut. Dare & retinere non valet. Suivantlc 173 art. de la Coutume de Paris, lorfqu’on donned’un côté, & qu’on retient de l’autre, on n’abandonnepoint le titre de fa posselïìon. Pour qu’une donationsoit valable, il faut se dessaisir réellement de la choseque l’on donne.
$CT Retenir & garder, considérés dans une significa-tion synonyme. M. l’Abbe Girard y met les nuancessuivantes. On garde ce qu’on ne veut pas donner. Onretient ce qu’on ne veut pas rendre. Nous gardonsnotre bien. Nous retenons celui d’autrui. L’honnêtehomme a de la peine í. garder ce qu’il possède, lors-que le fripon est autorité à retenir ce qu’il a pris.
$CT Dans l’acception dont on vient de parler, oà rete-nir signifie garder ce qu’on a, ne s’en point défaire,on dit retenir l’accent de son pays, pour dite, l’avoirtoujours, lc conserver, ne le point perdre. Et dans lemême sens retenir ses vieilles habitudes. Les bêtes fé-roces , quoiqu’apprivoisées, retiennent toujours quel-que chose de leur férocité naturelle. Certains vins re-tiennent toujours le goût du terroir. Un vase retientquelque chose de l’odeur de la liqueur qu’on y met.Quo semel est imbuta recens servabit odorem testaiih.
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fíS? Retenir, dans la signification de réserver. Quandon fait une donation, on peut retenir l’ufuhuit. Onretient une pension fur un Bénéfice que l’on résigne,Quand on fait des baux, quand on afferme une terre,on peut fe retenir certaines choses, des prés, des bois,&c. qui ne íont point comprit es dans le bail. Voye\Réserve & Réserver.
Retenir, dans la signification de prélever, dédui-re d’une tomme qu’on a entre les mains. Mon Inten-dant, en rendant les comptes, a tout retenu pour fespeines, tant pour les réparations, tant pour les avan-ces qu’il avoir faites pour moi. Les Fermiers Géné-raux retiennent la capitarion de leurs Commis furleurs gages. On retient auill la capitarion des Officiersfur leurs appoincemens, Je vous prie de payer tellesomme à mon acquît, & vous la retiendrez fur le pre-mier argent que vous recevrez pour moi. Voyez R E 'tenue dans cette acception, & Déduire
jféT En termes d’Arithmérique on dit qu’on retient ustchiffre, pour dire, qu’on le réserve pour le joindreaux chiffres de la colonne qu’on doit calculer après»Ainsi lorsque le total d’une colonne monte à vingt-sept, on dit, je pose sept & je retiens deux, ou abCorfument, pose sept (k retiens deux.
$CF En termes de Pratique on dit, retenir une chose p*ropposition à renvoyer. Les Juges retiennent une cause»une instance, un procès qui est de leur compétencedont la connoissance leur appartient; au lieu quequand ils ne font pas en droit de la retenir , ils ren-voient les parties pardevant le Juge qui en doit con-nòîrre, ou bien ordonnent qu’elles fe pourvoiront, "c’est un Juge supérieur. Ainsi retenir une cause, enparlant d’un Juge, c’est s’en réserver la connoiííance,en décidant qu’elle lui appartient. Voyez Renvoi &Renvoyer.
fCF Retenir , s’emploie encore pour dire, s’assurer ps rprécaution d’une choie qu’un autre pourroit prendre»On retient une place au Coche, au Carrosse en don-nant des arrhes. Une femme retient une nourrice poUt'le temps qu’elle accouchera. On retient une loge *POpéra,àÌa Comédie, une chaise, une place au ger-mon ; une fenêtre pour voir quelque cérémonie; un®chambre pour l’habiter : on retient un domestique,on lc retient à son service.
fCF En matière bénéficiale, on retient une date en Cousde Rome, c’est-à dire, qu’on la prend, qu’on s’en si'sure par le moyen de l’expéditionnaire. Voyez D Aï®en cette acception. On retient austì date pour les ac-tes qu’on passe chez les Notaires.
I ’fT Un Rapporteur retient le Bureau, c’est-à-dire, s’a 1'sure d’un jour pour rapporter le procès dont il e ‘chargé.
(C? Au jeu qu’on appelle croix & pile, on retient croj*ou pile , c’est-à-dire , qu’on parie que le côté de 1*pièce qu’on jette en l’air , qui paraîtra fera croixpile. Voyez ces mots.
ifs- Au jeu qu’on nomme pair ou non , on retient P Elíou non, cest-à-dirç, qu’on parie que le nombre j 6pièces de monnoie , de jetons, ou d’autres chol equ’on tient dans la main , est pan ou impair.
Pair ou non.
Retenir , dans la signification d’arrêter , empê®* 1 ®d’aller, ne pas laisser échapper : on m’a retenulong-temps que je ne peníois. On retient quelqu .prisonnier. On retient un homme, un cheval au &lieu de ía course. On retient l’eau par le moyeudigues. Il y a des hommes qui ne sauraient retend yurine. Les pêcheurs de perles retiennent long tcItvleur haleine fous l’eau.
fKT Retenir , empêcher qu’une chose ne tombe’-^rgénéralement empêcher l’effet d’une action qui e>. t ,le point d’arriver. II feroit tombé , si je ne l’eun®. ^tenu. Il alloit le frapper , si je ne l’eusse retenu >ne lui eusse retenu le bras. tC ,
ifs On dit dans le même sens setenir une charpe^,une poutre avec des liens de fer. Retenir une voune terrasse, un pilier avec des arcs-boutans. ^
fCT Se retenir y s’arrêter avec effort pour ne pas t0