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& se retenir à quelque chose, s’y accrocher. Il se re-tint sur le bord du précipice. Un homme qui íe noieíe retient à touc ce qu il trouve. Ce Cavalier se retint
uux crins, au pommeau de la selle pour ne pas tom-ber.
Au moral, retenir signifie empêcher de dire ou defaire quelque choie, contenir , réprimer. La peur dessupplices n’est pas suffisante pour retenir les malfai-teurs. Ceux que la crainte des châtimens ne retientpas dans le devoir, font retenus par l’dpérance deshonneurs. Les justes font plus retenus par l’amour quepar la crainte. Quand les pallions font trop vives, ilfaut que la raison les retienne . M. Scud. Nos paí-fions ont besoin d’un frein pour les retenir. Tour.Cela me parue li horrible que j’eus peine a me retenir.Pasc. Allons , je ne pourrois me retenir , Sc il vauttoieux quitter la place. Moi.
Retenir } en parlant de l’esprit, c est conserver lesidees qu’il a reçues ou par les sens ou par la réflexion :c’est imprimer & garder dans fa mémoire. Un écolierretient fa leçon ; un Prédicateur retient son Sermon.On retient facilement les plus beaux vers d’urre piècede théâtre. Il y a des hommes qui retiennent les cho-ses d une manière qui rient du prodige. Les idées queJ esprit retient le mieux & plus long temps, font cel-les qui font plus souvent renouvelées par îe retour des
mentes objets ik des mêmes aidions qui les ont ex-citées.
Retenir, cr tenues de Jardinage, c est arrêter un«ubre qui s’échappe trop, qui poulie trop vigoureu-sement, couper court les poulies. Luxuriantes ramasresecare.
^ Retenir, se dit absolument en parlant des chevauxde carrosse ou de charrette qui sont au timon ou dansj e limon, pour dire, qu’ils empêchent le carrosse ou'acharrette daller trop vire a une descente. Ces che-vaux retiennent bien. Il saut enrayer , parce que lesch evaux ne retiennent point,vct On le dit aussi fans régime, mais dans une acceptionbien différente, en parlant des vaches, des jumens, &des familles- de quelques autres animaux. Il est alorssynonyme avec concevoir. Certe vache a retenu , c’cst-a-dire , elle est pleine. Les jumens retiennent mieuxlorsqu’elles font cn chaleur <k dans leur liberté natu-relle , que lorfqu’on les tait couvrir en main. So-LEYSEL.
Se retenir. Terme de Manège. Un cheval qui se re-tient. Voyez au mot retenu.
f?-? RETENU , UE. part. Il a les significations du.Verbe.
¥3“li est aussi adj. Un homme fort retenu. Une fille figeSe retenue. Dans cette acception il signifie la mêmechose que modéré, referve dans ses paroles, dans sesactions , dans fes jugemens. On ne sautoir etre tiopretenu à blâmer la conduite des autres, ll faut etre ex-stetnement retenu à prononcer fur les ouvrages desstands hommes. Ra c.
Retenu tk Modeste, considérés dans une signifi-cation synonyme. On est retenu dans fes paroles &dans fes actions , dit M. l’Abbé Girard ; le trop deliberté qu’on s’y donne est le défaut contraire : quand, Pouffé à l’excès, & qu’on n’a nulle retenue , il«evient impudence. On est modefle dans fes désirs,dans fes airs , dans fes postures & son habillement.ìj cc mot. Voye\ aussi retenue.
% En ternies de Manège, on appelle un cheval retenu y°, u stui sc retient , celui qui ne part pas franchement" e la main , qui faute au lieu d’avancer, qui se fait“Op solliciter pour aller en avant. Tardigradus , inob-Jsluens. Tous les jeunes chevaux font retenus, ou sebftiír” 6 ”*H f aut Rs déterminer, & leur faire em-R r; Tf nJ'-J' an ch e m e n t le terrain.
t j V g Jh-R. v. a. ik rédupl. Faire une seconde tenta-r- e ‘j ttr ùm tentare , retentare. Il a retenti plusieursOrs r tCnïret ^ ans st charge, il n’en a pu venir à bour.alouvent retenti d aller en Orient par le nord ,
ais oela n’a pas réussi. On voir Brutus retenter larf tu . n R.> P e rdre la bataille, & prendre du secours de
'P désespoir. S. Evr. Voye\ Tentbr.%
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I 0CF RETENUE, IVE. adj. Terme Didactique. Qui re*rient. Retinens. Dans l’ancienne Philosophie on ad-mettoit une puifiance, une faculté ritenthe . Que luia-t-on substitué dans la nouvelle ?
En Anatomie , il y a des muscles ritentifs à l’anus& à la vellie, plus connus fous le nom de Sphincters.ffioye^ Sphincter,
RÉTENTION. í. L Réserve. Retentio. Il a donné tous-ses biens à son fils, avec la clause de ritention de l’u-fufruit. On peut résigner un Bénéfice avec ritentionde pension, mais non pas avec ritention de tous lesfruits, fi ce n’est par une grande grâce du Pape.
|fT Rétention, terme de Médecine, opposé à excré-tion. C’est dans l’économie animale, faction par la-quelle les matières qui servent à 1 entretien de la vie ,ôc les humeurs utiles doivent être retenues dans lesvaisseaux qui leur font propres, pour servir à leur des-tination; de même que les matières & les humeursnuisibles parleur qualité ou par leur quantité, doiventêtre expulsées par les voies que la nature a préparéespour cela. La première ritention est absolument né-ceflaire pour l’entretien de la vie & de la santé. Dela seconde, il résulte les plus grands maux.
Rétention d’urine. Angujlu urina, ou difficultas. Ma-ladie par laquelle surine est retenue dans la vessie ,c’cst-à dire, par laquelle la vessie ne peut íe débarrasserde surine qu’clle contient. Les causes les plus ordi-naires de la ritention d’urine, sont quelques maladiesde la vessie, telles que l’instammation du col de lavessie, ou Ja paralysie de la vellie ; les corps étrangersrenfermés dans la vessie, comme la pierre, le pus,lesexcroissances charnues, & les vices de surette, com-me les carnosi rés.
Rétention, íe dit aussi de ce qu’on garde, qu’on re-tient, qu’on ne veut pas rendre. R.etentio } detentio .Un Procureur a action pour fes frais, mais il ne doitpas user de ritention des titres, ft ce n’est des papiersqui concernent la procédure. On a droit de rétentionfur une chose donnée en nantilïemcnt jusqu’à ce qu’onsoit payé.
Rétention, cn termes de Palais, est un jugement paflequel les Juges extraordinaires, ou commis, retien-nent la connoifsance de la cause par devers eux. Re-tentio. Il faut juger la ritention avant toutes chosesau Conseil privé, au Grand Conseil, aux Requêtesde l’Hôrel & du Palais. On donne des Arrêts dc réten-tion dans les Chambres du Parlement, quand les af-faires leur font renvoyées extraordinairemenr par leConseil.
RETENTIONNAIRE. s. m. & f. Qui retient, qui a,entre les mains ce qui appartient à d’autres. Qu’on.n’allegue point que Bellenger éroir ritentionnaire deseffets de Prost, & qu’après la question qu’il souffrit ,son affaire ayant été reçue cn procès ordinaire, on pro-nonça qu’il ne pourroit point obtenir de dommages-intérêts. On répond que la civilisation qui fut pronon-cée , prouve qu’il n’étoit pas coupable de larcin, &que la disposition de l’Arrêt qui le frustrait des dom-mages-interêts, avoir pour unique motif que f accusa-tion étoit exempte de calomnie, ainsi que nous 1 ap-prend M. f Avocat-Général Servin. Causes Celebres xT. I } p. 48 p. On dir, il est ritentionnaire des deniersroyaux.
Rétentionnaire de Soie» Terme en usage dans lesManufactures des draps dor , d'argent âc de foie deLyon. Il signifie ceux des mairres-ouvriers à façon quiretiennent les foies & autres matières, que les Mar-chands-Maîtres leur donnent pour etre employées auxouvrages & étoffes qu’ils leur commandent.
RETENTIR, v. n. Je retentis , tu retentis, il retentit ,nous retentissons. Je retentijsois. Je retentis. J 3 ai re-tenti. Je retentirai. Que je retentisse. Je retenûrois.Retentissant. Réfléchir & redoubler le son. Resonare ?personare. U 11 lieu.voûté retentit, & renvoyé le sonde la voix. Les cavernes retentissent , & forment deséchos. Les monts & les vallées rctentissoient des voixde tant de milliers d’hommes. Vau. Tout retentit deplaintes k dc cris. Ablanc. De nos cris douloureuxla plaine retentit. Rac. Mes seuls gémist'emcns four