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entendre en disant qil'on n’en veut point parier. Re-ticentia , prateritio. Je ne dirai rien de la noblesse deles Ancêtres; je ne m’arrêterai point à parler de sonje veux feulement louer fa piété.
^ette notion qu’on donne ordinairement de la re-ticence j est-elle bien exacte ? C'est ce qu’on devroita ppeler prétention ou prétermision. La réticence ouappsopesc^ ( aposopess. ) est une figure par laquelleOrateur fait entendre une choie fans la dire, par la-quelle s’interrompant au milieu de son discours, fanscontinuer ce qu’il a commencé, il paíle à d’autres cho-cs; de forte pourtant que ce qu’il a dit fasse entendrece qu il ue dit pas. Le quos ego....sed motos praftatoemponerefluelus , de Virgile, est une vraie reticence.
a ftàcice est quelquef ois plus expressive que le dit-cours même.
TrÇENCE, fe dit aussi pour, suppression, ou omissionvolontaire d’une chose qu’on devroit dire. Suppressio ,ve/ voluntaria omissio , reticentia. En ce sens il n’aSuere d’usage qu’en parlant de certaines formalités ju-diciaires. Reticence vicieuse, reticence frauduleuse. Il
11 est rien de plus ridicule que d’accuíer un Prédica-teur de reticence affectée pour cacher quelque erreur,
? uioi ns que la reticence ne regardât des choses tout-a-tait capitales en elles-mêmes, & essentielles à l’égarddu texte.
REriCULAIRE. adj. m. & f. Qui est fait comme unteieau. Le cuit ou la peau est composée de deux mem-unes, dont la première qui sc présente à nos yeux,
S ^PPelle corps réticulaire , parce qu’il est fait commeun reíeau qui laisse passer au travers de les trous lestnamelons de la seconde partie qui est fous lui. Voy.Langue , Goût , Saveur. Réticulaire se dit aussi den tuembrane de l’œil appelée rétine. Voye\ ce motRetine, ou Réticulaire. Dionis. Le premier est pluseu usage.
RETICULE, s. m. Terme d’Astronomie. Rcticu-s m j ou reticulus. C’est une machine qui sert à me-urer exactement la quantité d une éclypse. Le réti-cule est composé ordinairement de treize fils de foieparallèles, également éloignés les uns des autres qu’onapplique au foyer du verre objectif du Télescope. OnVou par ce moyen le diamètre du soleil ou de la lunedivise en parties égales, ou doigts : & pour trouver laquantité de 1 éclypse, il ne faut que compter le nom-re des parties lumineuses & des parties obscures.
RET 1 EL j0 u RETIERCEMENT. f. m . Terme de Cou-tume. Troisième du troisième denier. Tertia partispars tertia. Le rcxisicmc & le retiers , ou retierc ementfont dûs au Seigneur, quand le prix de l’héritage coc-her ou rentier vendu, ou chargé de quelque rente ,e stfcancs-deniers. Autrement on ne doit au Seigneur
h ctue le troisième ou sixième.
RETIF, IVE. adj. Qui s’artêce, ou recule, au lieu d’a-vancer. Il sc dit proprement des chevaux & mulets.Un cheval rétif Equus inobsequens. Une mule rétive..0 appelle au Manège un cheval rétif, qui est mali-S.^ u x, rebelle, qui veut aller où il lui plaît,& quandu lui plaît.
Ce mot vient du Latin restivus. Ménage.
Tl f - fe dit figurément d’un homme qui résiste à cequ on demande, à ce qu’on exige de lui. Reflans ,reluctans. On aura de la peine à faire un accommo-e / n . ent avec ce plaideur: il est fort rétif. Votre cœurrebelle a beau faire le rétif, à la fin l’amour le subju-guera. S. Evr. Être rétif aux remèdes. Mol.
jeune homme toujours es vain dans ses defirs ,Rétif st l a censure , & fou dans ses plaisirs.
Boil.
JfORME. adj. Terme d’Anatomie. Retiformis , e.Rel 1 a dorure d’un rets. Le lacis rétiforme. Voyez
RÉTIMO^ 7 ”^^’ au mot Rets.suri *‘ Nom dune ville de l’île de Candie, situéede C C A t-C ^eprentrionale, à dix-huìt lieues de la villebr' an , e j vers le couchant. Rhitymna. Rétimo futfott'ss 1 - les Turcs fur les Vénitiens l’an 1646. Il est1 e , défendu par une citadelle, & a un bon port,Tome Fil ,
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Sc un Evêché suffragant de Candie. C’est la Capitaledu territoire de Rétimo , qui est une des quatre pro-vinces de l’île, & qui s’étend depuis la côte méridio-nale jusqu’à la septentrionale, entre le territoire dela Canée, qui est au couchant, Sc celui de Candie ,qui le borne au levant. Maty. Rétimo est la troisiè-me place du pays. Les Turcs la prirent en 1646, Scdepuis ce tems-là, elle est gouvernée par un Pachafournis au Viceroi de Candie. Rétimo s’étend fur le >port, & nous paroît plus gaie Sc plus riante que la
Canée, quoiqu’elle soit plus petite, & enceinte demurailles plus propres à former un parc, qu’à défen-dre une place de guerre. La citadelle n’a été faite quepour garder le port. Elle est fur un écueil escarpé ,avancé dans la mer, Sc scroit très-fortc, si elle n’étct^,dominée par une roche plate, qui est fur le chemind’Almyron. Cette citadelle commande un fort que l’onavoit construit à l’autre extrémité de la ville pour lasûreté du port : ce sort est à présent ruiné , Sc le porttout-à-sai: négligé. Les vaisseaux de guerre venoientautrefois mouiller dans le Darse au-dessous de la ci-tadelle. Aujourd’hui les barques Sc les marsilianes peu-vent à peine s’y retirer. De Tournefort, T. I, p. 3 61
P.ÉTINE. f. f. Terme d’Optique Sc d’Anatomie. C’estune des tuniques de l’œil, qu’on appelle aussi rétifor-me ou réticulaire , parce qu’elle est faite en forme derets. Oculi retina. @ 3 * Elle est formée des fibres lesplus délices du nerf optique dont elle n’est qu’une ex-pansion. Elle s'étend fur toute la Choroïde , qui larend opaque. C’est fur la Rétine que les rayons partisdes oojets vont sc réunir, & porter les images des ob-jets. Dans une chambre obscure placez vis-à-vis d’untrou qui donne accès à la lumière, un œil de bœuf;les objets vont le peindre silr la Rétine. Cette im-pression est portée par le nerf optique qui tapisse lefond de la rétine , jusqu’au cerveau , où ce nerf prendson origine ; Sc selon les loix de l’union de l’amc SCdu corps > Pâme appercoit les objets colorés. C’est cettesensation qu’on appelle vison.
jpCF Inexpérience suivante nous apprend ce qui sc passedans l’œil an moment même de la vision. Fermez tou-tes les fenêtres d’une chambre : nc laissez qu’un petittrou circulaire à Pu n des volets, pour donner passageà la lumière. Si vous étendez un drap blanc perpen-diculairement vis-à-vis du trou, ce drap reçoit la lu-mière, Sc les objets extérieurs fe peignent dessus, maisfaiblement & renversés. Les hommes le promènent latête en bas, les pieds en haut.
§ 3 “ i°. Les images des objets doivent être confuses futle drap, parce que les rayons qui viennent des diffe-rens points des objets, après avoir passé par l’ouvcr-ture, ne sc réunifient qu’imparfaitemcnt. 2 0 . Les ob-jets doivent paraître renversés, Sc dans une situation,qui n’est pas naturelle, parce que les rayons envoyésde la partie supérieure de 1 obj et, venant d’un endroit,plus élevé que le trou de la chambre, vont, lorsqu’ilsfont entrés obliquement pat ce trou, porter leur im-pression fur la partie inférieure du drap: au contraireles rayons envoyés de la partie inférieure de l’objer,venant d’un endroit plus bas que le trou, portent leurimpression fur la partie supérieure du drap. Tous cesrayons viennent sc peindre fur la rétine avec la situa-tion qu’ils ont fur le drap. Les rayons qui paílent dela tête Sc des pieds d’un homme, s’inclinent les unsfur les autres, sc croisent dans le trou. Ceux qui vien-nent de la tête, vont aboutir plus bas fur le drap ;ceux qui viennent des pieds vont aboutir plus haut.
L’homme paroît marcher fur la tete. Tout doit pa-raître renversé , Sc les images des objets doivent êtreconfuses.
§ 3 * L’œil est une espèce de chambre obscure. On peutcomparer la rétine au drap étendu sur le mur vis-à-vis du trou; & la prunelle au trou fait dans le volet.
Les rayons qui entrent par la partie supérieure de laprunelle, vont aboutir dans la partie inférieure de larétine , & ceux qui entrent par la partie inférieure dela prunelle, vont aboutir à la partie supérieure de larétine , de sorte que l’image de l’objet est renversée surla rétine comme sur le drap.
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