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retentir les bois. Id. Ils faisoient de leurs cris retentirles rivages. Boil.
Retentir, se dit aussi, pour faire un bruit éclatant quiremplit un lieu. Percrepare , resonare. Cette trompet-te retentit dans les airs. Ce coup de tonnerre a retentidans ronces les vallées aux environs. On dit, ce bruitm’a retenti dans l’oreille. Acad. Fr.
Retentir, se dit figurément des louanges données parplusieurs personnes. Persbnare.Touteì’Emoptretemitdes louanges de ce Prince. Un Pocte se vante de faireretentir par tout l'Uni vers la gloire tle ion Mécène.Peuples, bénilsez le Seigneur, 8c faites par-tout reten-tir its louanges. Port-R.
<P‘ RETENTISSANT, ANTE. adj. Qui retentit, quirend un son éclatant. Personans , personus. Les ca-vernes sonc retentijsantes. Les voûtes íont retentissan-tes. Ce lieu est trop retentissant pour y jouer desins-trumens. Voix retentissante, instrument retentissant,qui rend beaucoup de son, un grand son. Sonorus.
RETENTISSEMENT, s. m. Redoublement de son ;bruit, son rendu, renvoyé avec éclat. Resonantia. Ily a des lieux sourds 8c saiA retentissement. Quand lecanon a tiré, il se fait un grand retentissement dansles valions, fur la rivière, &c. Causer un retentisse-ment. Aislanc.
RETENTUM, s. m. Ternie purement latin, maisque l'on a conservé dans le langage barbare du Palais,pour exprimer un article qui est retenu in mente ju-dicis , 8c qui n’est pas exprimé dans l’Arrêt, mais quine laistc pas d’en faire partie, & d’avoir son exécu-tion. Cette réíerve porte modération de la peine d’unaccusé, ou quelque autre intention des Juges. Dansles grandes exécutions il y a íouvent un retentum ,que le criminel lera étranglé avant un plus grand sup-plice. Quelquefois on ne donne qu’uu ajournementpersonnel : mais il y a un retentum , que l’accusé seraarrêté à la comparution. Il n’y a que les Cours Sou-' veraines qui puissent mettre des retentum à leurs ju-gemens.
Retentum , se dit auílî des pensées qu’on a dans l’esprit,qui contrarient, ou qui altèrent les conventions qu’onstipule. Exceptio , reflriclio. 11 y a de certains espritscauteleux avec leíquels il est dangereux de traiter ,qui ont toujours quelque retentum dans l ame. Bondans le style familier.
REI ENU, UE. part. & adj. Detentus , impeditus , distentus. Voyez au mot Retenir.
£3* RETENUE, f. f. Réíerve, discrétion dans ses pa-roles, dans ses actions, dans ses jugemens. Modera-tio, considerata temperantia. Le trop de liberté qu’ons’y donne est le défaut contraire ; 8c quand il est pousséà l’excès, & qu’on n’a nulle retenue , il devient impudence. Davantage de la retenue se borne au sujetqui la possède ; elle contribue à fa perfection, 8c n’estpour les autres qu’un objet de ípéculation qui mériteleur applaudiílcment, mais qui nuit quelquefois àleur satisfaction. La retenue est bonne par-tout, maiselle est absolument nécessaire avec les grands : quel-que liberté qu’ils semblent accorder, on en est ladupe, si on s’y livre trop; car ils se réservent toujoursun certain droit de respect dont ils imputent le man
. quement comme un crime irrémissible. Il faut avoirla retenue ôc la prudence de ne pas juger téméraire-ment de ce qu’on ne conçoit pas bien. On évite biendes inconveniens , en gardant une retenue généralepresqu’à l’égard de tout le monde. Nie. La retenued’une femme qui a du mérite, est une espece de freinpour contenir les plus hardis dans le devoir. Bell.C’est la froideur du tempérament qui est le principele plus ordinaire de la retenue. M. Esp. Il faut ecrireavec tant de retenue , qu’étourdi comme je fuis, jene prends jamais la plume que je ne tremble. Voit.Il faut, avec les Grands, un peu de retenue.
On appelle brevet de retenue, un brevet que le Roiaccorde à un Officier qui possède une charge qui n’estpoint héréditaire, pour la conserver après fa mort àses héritiers, ou pour en retirer une partie du prix ,lequel doit être payé par le succeíleur. Diploma re-servativum. Le Roi n’accorde ordinairement ce bre-
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vet, que quand l’Officier a possédé sa charge un nom-bre d’années, 8c que ía Majesté est contente de ftgestion. 11 arrive même qu’après le premier brevet, ul’Officier vit encore plusieurs années, & exerce tou-jours louablement ion Office, le Roi augmente cebrevet, & en accorde un plus fort. Les charges íurlesquelles le Roi accorde des brevets, ne diffèrent desautres qu’en ce qu’elles íont a vie íeulement. Obte-nir un brevet de retenue. Ses créanciers seront payessur ion brevet de retenue.
Retenue, en termes de Jurisprudence féodale , est Rdroit qu’a le Seigneur de retenir le fief, ou héritagemouvant de lui, quand il est aliéné par le valsai, estremboursant le prix de la Vente à l’acquéreur. Jus re-tinenda h&reditatis vel retinendi pradii. Plusieurs Cou-tumes donnent le droit de retenue au Seigneur patpuissance de fief. §CT C’est la même chose que retraitféodal ou seigneurial. Il n a pas lieu dans la CoutuiMde Paris.
Retenue , signifie encore ce que l’on déduit à quelqu unfur un payement qu’on lui fait, comme le dixième deretenue íur les gages des Officiers , la retenue qui I efait íur la paye des Soldats, &c. .
|KF Retenue, chez les Artisans íe dit aussi d’une choieferme & stable, qui sert à en retenir, & à en arretetune autre. Retinaculum. Cette pièce de charpente n 1garde de íe démentir; car elle a une retenue dans jegros mur. Une piéce de bois qui a fa retenue où elleest placée, en termes de Charpenterie, c’est une pie cede bois qui est entaillée de telle forte, qu’elle ne pctF.avancer ni reculer de part 8c d’autre. Aubin.
Retenue , sc dit auílî en termes de Marine, d’une cordequi íert à relever un vaisieau en carène. Retinaculurf •Une corde de retenue, ou attrappe, est encore u 1,ecorde qu’on tient à la main, quand on hisse le palan,afin de le conduire du côté qu’il faut. Aubin.
Retenue, au Parlement de Toulouse, ou Chatn-bre retenue, c’est la même chose que Chambre de 5Vacations. Meilleurs de la Retenue , ConseillersPrésidons de cette Chambre. Voye\ Chambre d£SVacations.
jfjT On nomme auílî retenue dans la bourse commuédes Marchands de Toulouse , le choix ou nominationque les Prieurs 8c Coníuls íont tenus de faire chaq ueannée, de íoixante Marchands, pour être Juges-CoN"feillers de ladite Bourse, & affilier aux jugemens q ul
. íe rendent dans cette Juridiction.
$3” En Médecine, on dit quelquefois retenue des 4gles d’une femme, pour dire, le retardement des i' c 'gles. .
RETER. Vieux v. a.-Ajourner un criminel pour est 21 ’droit. Reo diem dicere ut stet coram Judice. De fl c 'tum, droit, on a fait, reclare, retare ■ 8c de rettu' e >reter. De Lauriért.
RETEU, EUE. vieux part. & adj. Retenu. Borel. R c 'tentus, a.
RETHEL. Voye^ RÉ tel.
R-ETHEM. Petite ville d’Allemagne au Duché de fun^bourg, près de-la rivière de l'Aller. ,
R ET HFESTIN. Vieux mot, qui, íelon Borel, signi» 0 'autrefois, par des justifications. *, _
RÉTI AIRE. í. m. ( Prononcez Réciaìre. ) Espèce de C ^diateur. Retiarius. Les Rétiaires étoient ainsi nom 111d’un têts dont ils se servoient contre leur advei'ía lse 'Us avoient ce têts sous leur bouclier, ils le j et0) f'fur la tête de leur adversaire, pour l’envelopper deçon à lui ôter les moyens de se défendre, eníu' tele tuoient avec une eípèce de trident, c’est à dir e »javelot armé de trois pointes, qu’ils portoient de 1 ftre main. Juvénal, Sat. VIII , v. 203. Le Gladft t<: ^qui prenoitla place de celui qui avoir été tué,s’aPP s ,loir Secutor. Us combattoient en tuniques, & P^ eCtoient des éponges pour eíluyer le sang, 8c boU cleurs plaies. Voye% VigenÉre 8c Lipse. ■
Ce mot vient de P.ete, têts, ou peut-être dc re ^culum\ car ils appeloient leurs têts jaculum, &en un mot retejaculum. \\e
RÉTICENCE, f. f. Figure de Rhétorique, par ^jcqi\ fait yne mention légère d’une choie, dr 0,1