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^S^ afëontj quand voulez-vous me donner revanche ? j^REVANCHER. v. a. Défendre quelqu’un qui est jattaque, le soutenir dans une querelle , dans une bat-cne. Opem ferre , ab aliquo propulsare injuriam , il-atam alicui injuriam ulcisci. Revancher son ami, son
camarade.
Se revancher, se défendre. Injuriam àsepropul-are >fksci injuriam. Il est permis de se revancherg-^tiand 011 est attaqué. Fim vi repellere.
^ e RE van cher , rendre la pareille d’un malqu’on3 re í u - Vous avez attaqué ma réputation, je m’enre-nicherai.
k dit en bonne part dans le style familier. Je neais comment me revancher de tout les bons officesque j aï reçus de vous. Vous m’avez fait plaisir , je
uaen revancher ai.
orneille a employé ce mot dans le Cid : pour vous5Í 1 revan cher. U est devenu bas, dit Voltaire dans sonommentaire. On diroit aujourd’hui, pour m’en ré-compenser.
ÉE.part.
ANCHEUR. s. m. Qui revanche. Il a trouvé unon revancheur. On le dit auffi pour défenseur. 11 est
RÊVas^ ^ am ^‘ er5 & ?eu usité.
laooER. v. n. Avoir de fréquentes rêveries pendantUn sommeil inquiet. Noclem inquietam iu somniisa ë ere ì traducere. Ce malade est en danger, il ne fait
Sfé?0 lC | Va ^ ei touCe uuit.r 11 e Ait quelquefois dans la signification de rêver,on ger, pensera quelque chose.
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poil long, Sc qui est moins serrée. Pannus ex lana cri f-patus. Les mûMtmes revêches viennent d’Angleterre.
SP RÉ VEIL. í. m. Aótion par laquelle on celle de dor-mir. Somni c effatio , interruptio. A íonrevci/il prei.dun bouillon. Ut primum expergiscit , experrectus y ex-pergefactus , expergitus est. Je serai chez vous à vo-tre reveil. II a de fâcheux reveils.
fC? Reveil , se dit auffi de l’aótion de battre le tam-bour le matin pour éveiller les soldats. On dit pluscommunément diane , battre la diane.
REVEILLE-MATIN , ou absolument REVEIL, s. m.Montre, horloge qui a une sonnerie qui bat à l’hcureprécise sur laquelle on a mis l’aiguille quand on l’amontée. On dit plus communément reveil. Ce re-veil est juste. J’ai mis en me couchant mon reveil furtelle heure. Monter son reveil.
ÇfJ' On dit familièrement du bruit que font certainsouvriers, tels que les Maréchaux, les Serruriers, &c.que c’est un fâcheux reveille-matin.
OfT On dit d’une bonne , d’une mauvaise nouvelle ,qu’on apprend en s’éveillant, que c’est un agréable ,un fâcheux reveille-matin.
Reveille matin, se dit auffi de celui qui sonne tous lesmatins la cloche pour le réveil, pour le lever dansune Communauté. Matutinus excitator.
Importun Réveille matin,
Qui sonnes fans miséricorde ,
Que n aveyvous au cou la cordeQue vous tene ^ dans votre main.
Ef malgré mes dents songeant &' rêvassant,Polissant les nouveaux , les vieux rapetassant ,lofais des vers. Régnier. -
^ Dans ces deux acceptions, il n’est que du style fa-. Miller.
. - f- na. Ancien droit & imposition qui se leve sur
es Marchandises qui entrent dans le royaume, ou quisortent, qu’on a appelé autrefois jusregniy invec-tionis £f evectionis tributum. On dit ordinairement"7 f. ha u t passage.
â>> 11 mc auisi , droit de rêve cartulaire, c’est-à-dire ,tuiposition foraine , de domaine forain & hautpaf-a 8e. Selon M. du C ange , ce mot vient de rogare ,^Mander, d’oùl’on íditreuver ou ruever , quisigni-n °it demander. Le Mirouer dit : qùi quiert, il truer ;S u » rueve , on li donne ; qui hutte, on li ouvre En-Uite j de resver on a fait rêve , resve, pour signifieruiipôt qu’on demande, qu’on leve pour les marchan-dées qui entrent dans le royaume.
Du Cange croît que ce mot vient de roga, qui lì-êuifie demande, parce que ce tribut étoit accordé au-Uef °isà la prière des Princes , & comme un don gra-, à cause qu’en vieux François on disoit ruever ,•p reu ver, pour signifier demander , prier. Voyezr Aìte Foraine, qui est la même chose , où ces
Rêvss 0 "'«P'Ntó- ,
est ’^onge qu’on sait en dormant. Somnium. IIQ° ute la nuit dans de fâcheux rêves.queí ^ ^Sûrement & familièrement, c’est un rêvetS2 _|; e s v °us voirici. Les histoires que vous nous con-" R p, “ nr de beaux rêves. Acad. Fr.goffi 0 C , HE - a ^h de t.g. Rude, âpre, qui blesse le‘ Jl1 ledit particulièrement des fruits & du vin.víche * au -ft erus - Ces poires font revêches. Vin re-
Çn l e dit encore au propre du bois Sc des métauxà— j? 11 Met difficilement en œuvre.
a ns l e sens moral , on le dit des persoiînes peu
^aitable
d e un homme bien revêche. Je ne connois pas
;■ „" es > qu’on a de la peine à manier. Intraclabi-
‘ C est, ' '
flus revêche. Volonté revêche , qui ne sel e (f e ^ 0lnt au sens des autres. L’infirmité , la vieil-défiéd re p^ ent quelquefoisl'humeutrevec/ie. Il s’étoitFlous ^ a Disthonc comme d’un esprit revécue. Vaug.
Revêche 01 ? a Ea ' te 3 d es t d tes tevêches. Io.
Q. ■ s‘ *-E Etoffe de laine qui n’est point croisée,
-r a ‘ Ul Unc espèce de frise ou de ratine frisée à"Me VU.
Reveille-matin des vignes. C’est.une herbe qui a beau-coup de branches, Sc qui jette quantité d’eau. Sesfeuilles font petites, semblables à celles de la rue ,quoiqu’elles soient un peu plus larges. Au- dessous deses feuilles elle je.te une graine ronde, moindre quecelles des pavots ; elle n’a qu’une feule racine, quin’a aucun usage dans la Médecine. On cueille cetteplante au temps des moissons, Sc on la sèche à som-bre, en la remuant toujours. Elle croît dans les vi-gnes Sc dans les jardins. Elle fleurit au milieu de Té-té. Son suc Sc sa graine qui sont semblables aux titi-males, fervent tant à purger qu’à toute autre chose.
La graine bûe dans de Thydromel, purge le flegme Scla bile; mêlée parmi les viandes elle trouble le ventre.
REVEILLER, v. a. Faire cesser le sommeil de quel-qu’un. C’est à-peu près la même chose quVvei//er,aveccette différence, que réveiller marque ordinairementdu dessein; idée que ne présente point le mot d’e-veiller. Le moindre bruit éveille ceux qui ont le som-meil tendre. On réveille les Moines pour aller à ma-tines. Expergere , expergefacere. Il a défendu qu’onle réveillât avant dix heures. Je vous réveillerai de-main à quatre heures pour partir à cinq. Il dormiraitjusqu’à midi , li on nc le réveillon.
|tREVEILLER quelqu’un d’un assoupissement, d’uneléthargie, c’est l’en tirer.
JêT II faut encore remarquer que le mot de réveiller cêkplus souvent employé dans le sens figuré où il prenddifférentes nuances.
ifT REVEILLER quelqu’un , le rendre plus vif, plus ac-tif. Cet homme est mélancolique , il faudroit quel-que chose qui le réveillât un peu. Excitare, ingeniumacuere. On réveille un cheval en lui donnant de 1 épe-ron.
jjrCT On dit de même réveiller la conversation, la ren Jd te plus vive, plus intéressante. Il ne faut pas tou-jours être du sentiment des autres , quand ce ne sc-roit que pour réveiller la conversation.
§CF Reveiller , exciter de nouveau, ranimer, rallu-mer , faire revivre. Uoye^ ces mots. Un Orateur doitréveiller de temps entems l’attention de ses auditeurspar quelque chose de remarquable. Cet objet a ré-veillé sa douleur, son amour, sa haine. Réveiller les •pallions éteintes ou assoupies. Epicure réveillon lesappétits par l’abstinence. Réveiller le courage de quel-qu’un. Cela réveilla leurs prétentions. Réveiller unehérésie, un procès.
IfC? Se reveiller. v. técip. synonyme avec s’éveiller,
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