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Expergifcere , expergefieri. Je me suis réveillé plu-sieurs rois pendant ia nuit.
is? Se Réveiller de son astoupissement , de sa léthar-gie , se dit au propre & au figuré. Somnum , soporemexcutere:
H3 Se keveiller dans le sens figuré , se ranimer , serallumer, se renouveler Sa hame , son-amour, lespassions se réveillent-. La douleur se réveille.
(Réveiller , se dir proverbialement en ces phrases.Ilnesaut pas réveiller le chat qui dort; pour dire , renou-veler une méchante affaire assoupie, un mauvais pro-cès pendu au croc. On dit auílì à celui à qui on porteune santé. A vous, je vous réveille. On crie la nuit enplusieurs villes, réveilletg-vous gens qui dormez, priezDieu pour les trépassés.
iREVEILLÉ j.ÉE. part. Qui a le sens de son verbe. EnMusique, il se met lorsqu’après avoir chanté languis-samment ou comme en dormant, on doit tout d’uncoup comme réveiller la mesure & le mouvement, enles rendant plus vifs & plus gais, ce qui dépend de laprudence du Compositeur ou du Conducteur d’unconcert, qui doit avoir égard en cela aux différentesexpressions que demandent ou le íujet ou les paroles.Brossard.
REVEILLEUR. f. m. Ce mot se dit parmi les Religieux,de celui qui a le foin de réveiller les autres à certai-nes heures. Matutinus excitator. Il le dit auílì d’unhomme qui va par les rues de certaines villes de Fran-ce, en certaines taisons de Tannée, pour réveiller lesgens avec une petite cloche qu’il porte avec lui, 8cles exhorter à penser à la mort 8c au jour du juge-ment, & à prier Dieu pour les trépas!és. Le lìéveil-leur a passé cette nuit.
REVEILLON. 1. m. Repas qu’on fait au milieu de lanuit, après avoir veillé , daníé , joué. E oye\ Me-di amoche
ÇfiP Reve'illon. Terme de Peinture. Les Peintres appel-lent ainsi certaines touches claires & brillantes placéesdans quelques endroits d’un tableau pour faire sortirles tons sourds, les masses d’ombres, les demi-teintes ;en un mot pour réveiller la vue.
REVEE. Vieux mot. Révélation. Rebours de Mathio-lus.
Par paroles ou par revel. Borel.
REVEE, nom d’un bourg du Languedoc appelé autre-fois la Baflide de Ldvaur. Rebellum. U est à deuxlieues de S. Papoul, vers le nord. Mat y.
Revel. Nom d une ville de Suéde. Revalia. Elle est ca-pitale de TEstonie , province de Livonie , & situéefur le golfe de Finlande, à quarante-cinq lieues de Nar-ya, vers le couchant. Revel est une ville Anséatique ,des plus marchandes & des plus riches du Nord. Elleest fortifiée à la moderne, 8c défendue par une cita-delle située fur un rocher,qui n’estaccellìble que du côtéde faville. Au reste, on dit qu’il y avoir autrefois près deRevel un Monastère double, Tun de Religieux, 8c l’a-u-cre de Religieuses, & que ces freres 8c ces sœurs leparloient par signes, & avoienr composé un Diction-naire de ce langage muet. Moréri, Mat y.
ÇCt RÉVÉLATEUR. Qui révélé. Cicéron parle d’uncertain Sophocle à qui Hercule apparut en songe, &déclara le nom d’un voleur qui avoir pris dans sontemple une parère d’or. Sophocle dénonça lc voleurqui fut convaincu par T Aréopage, & depuis ce temps-là Hercule fur adoré dans ce temple íous le nom deHercule révélateur. Calmet.
RÉVÉLATION, f. f. Du latin , revelare , décou-vrir , velum , voile, revelare, ôter le voile qui cou-vre une chose. Ainsi, révélation signifie généralementl’aítlon de faire connoîrre ce qui étoit ignore, de ren-dre public ce qui avoir été confié. Patefactio , evul-ga tio. Révélation d’un secret. La révélation de la con-felsion par un Confesseur mérite une punition exem-plaire. On publie desmonitoires pour avoir révélationde certaines choses. Hoye\ plus bas Révélation enJurisprudence.
$3’ Révélation, se prend particulièrement pour ex-primer les choses que Dieu a découvertes à ses eu-
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Voyés , à ses Prophètes, & que ceux-ci ont Jlées au monde; 8c plus particulièrement encore p<® cTinlpiration par laquelle Dieu a fait connoitre luim-rureìlemcnt aux Prophètes, aux Saints, à Ion Egctk,fa volonté, ses mystères., certains points que la railonnaturelle abandonnée à elle - même, n’auroit pu dé-couvrir. La révélation divine. Revelatio -divina. é) >t]1a fait pluheurs révélations à S. Paul, à S. Jean,
On le dit quelquefois ablolument. L’autorité de lt'criture est' sondée fur la révélation. La révélation eIle fondement òc Tobjct de la foi. . .
$3" On ledit auílì des choses même révélées. C’est 3 * 1 .qu’on dit, les révélations de S. Jean. D’anciens héréti-ques ont publié des livres íous le nom de révélationsde S. Paul. Nous avons deux gros volumes des reVClations de Sainte Brigidc.
Révélation, se dir auílì des déclarations qui se f 0 * 11entre les mains d’un Curé, ou d un Vicaire, âpres lapublication d’un monitoire, de ce qui s’est parte 3esecret en une affaire . Revelationes fimpiu.es, feu denasdationes. Ces révélations ne. íontque de simples Mé-moires , qui ne font point de foi en Justice, julst 11 *ce que les témoins ayent été répétés, 8c ayent dépo-sé devant le Juge.
§3* Tous ceux qui ont connoissance du fait pour le-quel le monitoire est obtenu , ne peuvent lc dispu-ter de venir à révélation , lans encourir la peine 3 °Texcommunication. Les impubères même y íontobkgés. 11 laut cependant excepter les conseils de cela 1contre lequel le monitoire est publié, ion Avocat »Ion Procureur, Ion C on sellent, les parens ou alls’ 5jusqu’au quatrième dégré.
RÉVÉLER, v. a. Découvrir quelque chose de secret,rendre public. Divulgare , prodere , revelare. En cer-taines occasions lc silence même peut révéler , 8c trah irun secret que Ton veut cacher. S. Evr. Les Myst ctcSde la Foi (ont des vérités que Dieu a révélées à l ûl1Eglise. #3* Révéler le secret de l’Etat. Révéler s econjuration. Et en parlant des personnes, révéler^ 3complices. Révéler Fauteur d’une conjuration. s
H3 Reveler , deceler, découvrir, déclarer, manifiqter, considères dans une signification synonyme. Rdsler, dit M. l’Abbé Girard, c’est rendre public ceq 111a été confié íous le secret. Les Confeílèurs révélé* 1quelquefois par imprudence la confcllìon des p cl fitens. Révéler un secret. Les criminels déclarent p rC ‘-que toujours leurs -complices. Les confidentes déco*',vre«r ordinairement les intrigues. Voye\ tous cesmp ts '
{í 3 RÉVÉLÉ, ÉE. part. Voye^ ce verbe. La Relig* 0 /*se divise en Religion naturelle 8c en révélée. Les vé-rités de foi font des vérités révélées.
RÉVÉLIN. f. m. Vieux mot. Sorte de c hausture. P íRrceval. Il se prend auílì pour un boulevard. BoR tUEn ce dernier íens on dit aujourd’hui ravelin. ,
REVENANT , ANTE. adj. Qui revient, K3qui?>-^Gratus. Air revenant. Physionomie revenante.
H3 Ce mot est employé substantivement pour désig neceux que le peuple croit reparaître après leur na° rt ’revenir de Tautre monde. Un revenant , des revens*’Un revenant eût fait moins de frayeur. Il a peur srevenans. Préjugé ridicule. Quand on est mort c e ^pour long-temps. M. deTourreil regarde ce mot co* 11me populaire , 8c noie s’en servir sans T adoucit P aun correctif. Des lutins, des spectres, des revend[ 5 ’s’il m’est permis, dit-il, d’ufer de ce mot populo?l’Académie en dit autant. Il peut être admis dausstyle familier.
f3* Revenant bon. C’est ainsi qu’on appelle cntière de compte, ce qui revient clair 8c net a u p í0 ^fit du maître , quand son commis ou son. off c,c l |)S
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rendu compte; ks deniers qui restent entre lesdu comptable. Solidus , liquidus fructus factisbus expenfis. Sut dix mille livres dont on avoUun fonds on n’a dépensé que six mille livres; c’est sstre mille livres de revenant-bon.
H3 Employé substantivement, ce mol signifie f f0 Jémolument. Les revenant-bons d’une affaire-venant-bons font peu de choie. it0 *.
K3 Dans le feus moral dr figuré, il signifie tous 1