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Tome septieme. [PRO - TE.]
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R E V

par doigts. J’ai vu des perdreaux qui ont deux, trois,doigts de revenu. On l’appelle auílì recru.ìF On dit donner le revenu aux aiguilles , les faire re-venir ■ les faire palier dans une poêle fur le feu, aprèsqu elles ont reçu la trempe , afin de leur donner ducorps. Dict. de Com.

KhyhNUE. í. f. Il ne fe dit que du jeune bois qui re-vient fur une coupe de taillis. Voila une belle revenue.fi| AD \^ R ' un terme d'Eaux Sc Forêts, qui signi-fie la reproduction des louches coupées.

REVENUE. f. f. Mot vieilli. Retour. Reditus. Un an-cien Noël commence ainll,

A la revenue de Noël , Sec.

Revenue. C’est une forte de fief. Borel. Feudï ; Bene-..fls tlarii fundi > ou Clientelaris terra species.trCr REVER. v. n. Faire des songes. Somniare. J’ai rêvétoute la nuit, je n’ai fait que rêver. Rêver à quelqu’un.Somniare aliquem. Rêver de combats, de naufrages,de pense que je rêve > quand j'entends des Religieuxparler de la forte. Pas c.

Ce mot vient de repuerare 3 ou repuare } selon Mé-

•uEver, en ce sens, est quelquefois actif. Per quietemvolvere. J’ai rêvé une plaisante choie. Voilà ce quejrú rêvé.

if? Rêver, signifie aussi extravaguer, radoter, être endelire , comme ceux qui ont ia fièvre chaude. Deli-rare. Le transport lui vient, il commence à rêver. Cevieillard ne fait plus que rêver. Je crois que vous reve%quand vous dites telle chose, quand vous me faitestelle proposition. Tous les siècles ont rêvé } toute latene s’est égarée, tous les Saints ont été en de groi-ueres Sc pitoyables erreurs; chacun de vous seul, com-tne il fe le veut persuader lui-même, chacun de vousest seul éclairé, seul inspiré, seul ayant le don d’ex-puquer les Ecritures, fans s’y pouvoir méprendre, seul-Prédestiné, seul élu, seul favori de Dieu. PÉliss.£ Ver, signifie aussi , être distrait, §ÍF lailler aller sonentendement , son imagination à des idées vagues.NLente 3 animo vagari , divagari. Il y a des gens quirevent au milieu d une compagnie, qui ne songentpoint a ce qu on dit, qui rêvent à toute autre choie.Les Amans (e plaisent à rêver dans un lieu solitaire,pour entretenir leurs pensées. Non, cet homme nerue fera jamais rêver-, il n'a point assez de mérite pourMe donner de la jalousie. Von.ïv er, signifie aussi, méditer, uppliqner*sérieusementson esprit à raisonner íur quelque chose , à trouverquelque moyen , quelque invention. Meditari, ani-mum incumbere. Ce problème est difficile à résoudre,H y faut long temps rêver. Cette énigme est si obscure,stu elle donnera bien à rêver. Il a bien fallu rêverP°ur trouver tant de belles choses que nous avonsst^ns les Arts Sc dans les Sciences. Quand il etoit lasz sever j il se rcmettoit à lire. Bouh. Il y a des gens^oi rêvent magnifiquement , Sc conçoivent des des-B eRlS qui ne se peuvent exécuter que par miracle.

*T 0tl ìo fait quelquefois actif cn ce sens, rêver unx y esi , Un incident. C’est une faute. Il faut dire rêver3 u» moyen.

( jj r u ârt proverbialement, rêver à la Suisse, c’est-à-j ne penser ne rêver à lien. Inania mente volvere,tfgr des genoux.

ubver, songer, penser, dans une signification sy-Rl'ïïukOn P en f c tranquillement Sc avec ordre, ditav'e i oé Girard, pour connoître son objet. On songece o > S st ^quiétude Sc fans fuite, pour parvenir àprofo o? souhaite. On rêve d’une manière abstraite Sc«$CT Le°Piy s Pour s’occuper agréablement.

L’siom 1 olophe pense à l’arrangement de son système.Pour en's ern karrasté d’affaires songe aux expédiais§3* j> a j ^ ortir. L’Amant solitaire rêve à ses amours.Paroilse° UV< i nt remarqué que les choses obscures nenettei nt C . res qu’à ceux qui ne savent pas penserpli Cn 5i ds entendent tout fans pouvoir ri'en ex-e r. Est st sage de songer aux besoins de l’avenir

R E V i

d’une façon qui fasse perdre la jouissance des biensprescris? Le plaisir de rêver est peut-être le plus doux,mais le moins utile Sc le moins raiíonnabie de tous.

RÊVÉ, ÉF. part. 11 n’a guère d’ulage.

AO" RÉVERBÉRATION, f. f. Des mots latins re Sc ver-3erure,frapperune seconde fois. Ce mot exprime fac-tion d’un corps qui repousse ou renvoie un autre corpsaprès qu’il en a été frappé. Repercusso 3 repercussus.On le dit proprement de la réflexion de la lumière &de la chaleur. La réverbération de la chaleur occa-sionnée par la plaque d’une cheminée. La réverbéra-tion des rayons du soleil dans une chambre , occa-sionnée par un mur.

tfT Réverbération, fe dit aussi quelquefois de la ré-flexion du son , de la voix. Repercussio vocis. L’écliovient de la réverbération du ion produite par les ob-stacles qui le renvoient. La réverbération du cri dansles vallons rendit leur cri plus grand. Vaug. Cela n’estpas de l’usage ordinaire.

En Chimie il y a une double réverbération ; l’unequi fe fait à feu ouvert , c’est-à-dire, dans un four-neau de réverbère dont tous les registres font ouverts ;& ce feu que l’on appelle feu de réverbère ouvert 3sert aux calcinations. L’autre réverbération se sait à feuclos, c’est-à-dire, dans un fourneau de réverbère ser-iné , où le feu se réfléchit, & frappe la matière ou levaisseau qui la contient, par-dessus & tout autour. Cefeu qui s’appelle/ett de réverbère clos 3 sert pour lesdistillations.

RÉVERBÈRE, f. m. Terme de Monnoyeurs Sc de Chi-mistes. Réverbération. Repercussio } reverberatio. Feude réverbère c’est un feu qui n’a point d’issue pareilhaut, mais qui est couvert d’un chapiteau , ou d’unevoûte qui repousse ion action en bas, la concentreSc la rend plus forte Sc plus vive. On affine les ma-tières d’argentdans une grande coupelle, que l’on faitdans un grand fourneau couvert d’un chapiteau decarreaux ou de briques, pour déterminer la flamme àréverbérer fur les matières , ce qu’on appelle feu deréverbère. Boizard. Réverbère j ou feu de réverbère 3c’est-à-dire, où la flamme circule de haut en bas furla matière, comme fait la flamme dans un four oufous un dôme qu’on met dessus. C’est un réverbèreentier, lorsque le feu n’a point de pastage par en haut ;& le Azmi-réverbère 3 quand le milieu du fourneau estouvert, & qu’il n’y a que les côtés qui soient fermés,assorte que la circulation du feu ne se sait qu’à demidans le four.

Réverbère. Il signifie aussi une machine qui est ordi-nairement de quelque métal , & qu’on ajoute à unelampe, à un flambeau, pour en augmenter la lumiè-re. Combien vous a coûté ce réverbère. Acad. Fr.

s-R A la place des lanternes ordinaires on a mis des ré-verbères dans la plupart des rues pour éclairer peu-'dant la nuit.

RÉVERBÉRER, v. a. Réfléchir, repousser, renvoyer lachaleur, la lumière. Reflectere , remittere , repercute-re j reverberare. La muraille réverbère les rayons dusoleil. La plaque d’une cheminée réverbère la chaleur.Les rayons du soleil qui donnent sur une murailleblanche Sc polie se réverbèrent sur les lieux voisins.Dans les fourneaux de Verriers^ la flamme fe réverbè-re , fe rabat en dedans pour brûler la matière de touscôtés.

§CP Réverbérer, est aussi neutre. Les rayons du soleilréverbèrent contre cette muraille. La plaque de fer faitréverbérer la chaleur du leu.

RÉVERBÉRÉ, ÉE. part.

REVERDIE, s. f. Ce terme est usité en certains lieux dcBretagne, pour signifier les grandes marées qui arri-vent au déclin & au plein de la lune. JEflus major.

Reverdie, f. f. Vieux mot qui signifioit autrefois joie.Gaudium , voluptas.

0CT REVERDIR, v. a. Sc rédupl. Peindre de vert uneseconde sois. Rursus viridi colore inficere. Il faut re-verdir ccs barreaux, cette grille.

REVERDIR, v. n. Redevenir vert, pousser de nouveauxboutons, de nouvelles feuilles. Revirescere. Il ne fe