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dit au propre que des herbes, des plantes, des arbres.Toute la nature reverdit au printemps.
< 6 p-' On le dit figurément de certaines maladies, commeles dartres, la gale, &c. qui, après avoir paru guériespendant quelque temps, recommencent plus iort qu’au-paravant. Renasci , repullulare 3 recrudescere. Ses bou-tons , fa gale commencent à reverdir. La gloire ne re-verdit pas feulement, elle refleurit. Vaug.
On dit proverbialement, qu’on a planté là quel-qu’un pour reverdir , lorfqu’on l’a lai lié en quelqueendroit, & qu’on manque de l’aller retrouver. Sorelfait grande vanité d’avoir appliqué ce proverbe à IonBerger extravagant, quand il fe crut métamorphosé enarbre.
IJC? REVERDI, IE. part. Grille reverdie. Barreaux re-verdis.
ífT REVERDISSEMENT. f. m. Action par laquelleune chose reverdit. L’ufage n’apas adopté ce mot; &l’uíage fait tout.
(CT REVEREMMENT. adv. ne fe dit point. Dites avecrévérence. Reverenter.
REVERENCE, f. f. Vénération, respect qu’on a pour lemérite, pour la vertu, pour les choies sacrées. Reve-rentia y veneratio 3 cultus. Nous devons porterhonneur & révérence aux choses sacrées, aux Prêtres,aux Magistrats. La révérence qu’on a pour les lieuxsaints, empêche d’en violer les asiles. Cela venoit dela révérence particulière qu’ils portoient à leurs Rois.Je ne parle point des devoirs que la révérence du ma-riage exige d une femme. Pat.
Ce terme est vieux dans cette acception, 8c il fautdire égards, respect, vénération, íuivant les circons-tances & les choses dont on parle.
Révérence, est aussi un salut par lequel on témoigneson respect à ceux qu’on aborde, & qu’on rencontre.Officiosa salutatio. Le Pape ne fait la révérence à per-sonne, sx ce n’est à l’Empercur des Romains, pour le-quel il fe soulevé tant soit peu > quand il le reçoit aubaiser de la bouche. La révérence se fait en France parl’inclination du corps, en tirant le pied en arrière, &en ôtant le chapeau. En Orient on la fait en touchantla tête de la main, & en se baissant. Les femmes fontla révérence en pliant les genoux. On appelle une hum-ble , une profonde révérence 3 quand on fait une grandeinclination de corps. Les Provinciaux & les Pédans fontde grands faiseurs de révérences. Bell.
On dit qu’on a fait la révérence à quelqu’un, lors-qu’on l’est allé saluer , $£T pour la première fois , oudu moins quand on a été quelque temps fans le voir.Demiffio corpore alicui honorem habere 3 adhibere. CePrince étranger a vu le Roi, l’a salué, lui a fait la ré-vérence.
Révérence, est aussi une qualité, un titre d’honneurqu’on donne aux Religieux qui sont Prêtres. Votre ré-vérence veut-elle de ce ragoût;
tÇj* On dit proverbialement, révérence parler, parlantpar révérence 3 sauf votre révérence , pour dire, saufvotre respect, sauf votre correction; quand on dit unechose dont on craint que l’idée ou l’exprelsion ne bles-se. Dicto ft venia 3 st bonis vestris auribus 3 pace ves-tra liceat dicere.
Ce Damoiseau 3 parlant par révérence ,
Me fait cocu 3 Madame , avec toute licence.
Mol.
On dit au Palais, sauf la révérence ou le respect dela Cour, pour excuser la liberté de quelque terme quiparoît peu respectueux.
On dit aussi d’un homme qu’on a repris, ou gour-mandé , qu’on a bien parlé à fa révérence. On dit aussiqu’un mur fait la révérence 3 lorsqu’il est incline, qu ilfait une bosse, qu’il menace ruine.
REVERENCIELLE. ( crainte ) C’est ainsi qu’écritl’Académie. Vove% Reverentielle.
RÉVÉRENCIEUSEMENT, adv. Avec révérence. PereItier vous salue très- révérencieusement. Lett. de Ma-dame deSévigné j in-ii, 1736. T. 1 3 p • 222. U n’estpas ailleurs.
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03 - REVERENCIEUX, EUSH. adj. L'Acad. fuit cetteorthographe. Voy e% Revérentieux. , ,
|EF REVEREND, ENDE. adj. Qui mérite d être révéré.Reverendus , venerandus 3 venerabilis. On ne le ditguère que comme un titre qu’on donne par relpeetaux Prélats, aux Religieux & aux Religieuses. Le Rf'vérend Pere cn Dieu M e tel. Les Révérends PeresCa-pucins, &c. Les Abbestes & Prieures s’appellent Re~v ct endes Nieras#
RÉVERENDISS 1 ME. adj. de t. g.' Titre d’honneur qu’ondonne à ceux qui font constitués dans les premièresdignités de l’Egliíe, aux Prélats, aux Généraux d Or-dre. Reverendissimus , illustrissimus. A Monseigneurl’Illustrilsime & Révérendffime N. Archevêque deBourges, Primat d’Aquitaine. Le Révérendiffime Aubede Citeaux. La Révérendiffime Mere Générale. ,
RÉVÉRENTIELLE ou RÉVÉRENCIELLE. adj. f. Ç'eltun terme qui fe dit au Palais avec le mot de craintifà l’égard des personnes qu’on est obligé de respecter& d'honorer. Metus reverentialis 3 vel timor. Cet [efille est entrée en Religion par la crainte révérent ffi e >par le respect quelle a eu pour les père & mère. Ce^ efemme réclame contre une obligation qu’elle a fig licepour son mari, par la crainte révérentielle. fé?crainte révérentielle est proprement le sentiment me * 6de crainte & de respect que les enfans doivent avoitpour leurs pères & mères.
REVÉRENTIEUX, EUSE. adj. Terme burlesque Q ulse dit de ceux qui affectent de faire trop de révérendou de complimens. Homo officiorum nimius 3 putid uSaffeclator.
RÉVÉRER, v. a. Honorer, respecter , vénérer quelq uepersonne, ou quelque chose. Venerari , revereri , ^nore prosequi. Il faut révérer ses parens , les SupérieUfSles Magistrats, les gens d’âge & de mérite. Il fa u t/*'vérer les choies saintes , les caractères sacrés. Ilrévérer les loix & les ordres politiques. On révère l £Sgrands monumens de l’ Antiquité, les ruines qui n° l ' sen restent. Alexandre révéroit la vertu & la véritaW cgloire. Vaug. Les dévots font
D’autant plus dangereux dans leur âpre colère >Qu’ils prennent contre nous des armes qu on réve ^ 1
Mot-
HéT Révérer , paroît convenir particulièrement ^choses saintes & sacrées. On révère les reliques , I eimages, les ministres de la Religion. Voye\ aussi R fS 'PECT 8 C VÉNÉRATION.
§ 3 * RÉVÉRÉ, ÉE. part.
(ET REVERIE, f. f. Ce mot fe prend dans lesacceptions que le verbe rêver. Il est quelquefois nnonyme avec délire, égarement d’esprit causé pat u 13ladie ou autrement. Dehrium. Ce malade tomberêverie 3 il a des rêveries continuelles. Il n’a jamais afièvre qu’il n eutre en rêverie.
ÇfT Rêverie, signifie aussi imagination ridicule, ex tsívagante, conjecture bizarre , qui n’a nul fonde/Deliramentum 3 deliratio. Les rêveries des Alchú 111tes. Les Astrologues nous ont débité leurs rêveries p olídes vérités.
§CF Enfin le mot de rêverie s’applique particulières 11 ^ (à ces pensées où fe laiste aller l’imagination, &nous sommes si fortement occupés qu’elles nous elpêchent d’être attentifs à autre chose qu’à ce qu’ clnous représentent. Ainsi la rêverie produit des abm 3 ■.tions, c’est-à-dire, qu’elle fait qu’on n’a point l’ e: ‘P goù l’on est, que rien de ce qui nous environne ^nous frappe; qu’on ne pense enfin à aucun objet E -sent ni à rien de ce qu’on dit. Les Amans se P^‘ aI j. Ê 5à s’entretenir seuls de leur amour & de leurs tenrêveries. Le silence 8 c la solitude de la nuit ' tn *P ll j e sune douce rêverie. Font. II smble -eue la vueétoiles semées confusément, & dispersées au bal- 1 .^favorise la rêverie 3 & un certain désordre de P en j toù l’on ne tombe point sans plaisir. In. Il fe P to s £i ffi'dans une profonde rêverie. Ali.. Four une pe tlte £[ì ctraction , je la pardonne : mais pou cet enchantes ^de rêveries continuelles qu’ont certaines gens,