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& d Europe, Sc sut Roi de Lycie. Parce qu’il e'toit se-vere, Sc qu’il faiioìc obíerver les loix avec beaucoupc rigueur, les Poëtes ont feint qu il étoit Juge desrimes dans les Enfers. Foye\ Virgile Enéide, L. VI,v - /66. La Cerda prétend qu’ils avoient tiré certe opi-nion de Platon. Ce Philosophe, L. I& L. XXII. De■legibus , donne en effet à Rhadamante juridiction^ es Enfers. Dans son Minos il est subordonné àmos, qui avoir été son maître, & Lavoir instruit,non pas de l’art de régner, mais de la manière de ju-ger ious le Roi, & en ion nom. Ce qui lui Hc don- 1j} e r, dit-il, la qualité de bon Juge : aulli Minos s’enervoit il dans la ville pour cue le gardien des loix :cetoit le Chancelier de Minos.
palloit pour plus íévere que les deux autres Ju-ges es Enfers, Minos & Eacue. Foye ^ les Animad-verjiones de Barthius fur Srace, Theb. L. FIII, v.j7' Rhadamanthe étoir frère de Minos Sc de Sarpé-on > Apollodore , L. III. mais selon Homère, Sarpé-011 etoit fils de Jupiter Sc de Laodamie, comme a^marqué le même Apollodore. Europe ayant éténlevee, Agénor envoya Rhadamanthe avec les autress d Europe pour la chercher, avec ordre de ne pasremettre l e pied dans ses Etats, qu’ils ne l’euffent treu-il - en a y ant pn avoir de nouvelles, il fallut passervie en exil hors de leur patrie. Rhadamanthe
onna des loix à des Insulaires qu’Apollodorene nom-
Akniè 111 ' ^ retira ensuite en Bœotie, Sc il y épousa
Ce mor est en usage dans le discours familier, pour•gmtierun homme sévère, dur, sans pitié, sons clé-mence, rigide, rébarbatif. Quel Rhadamanthe queRHAn e / erC ' C est un vrai Rhadamanthe.
osoADES. f. m . C’est un nom qui vient du Grec,v ; ( ?ue les Médecins donnent aux fentes »-■ ou cre-j 3 es qui íurviennent aux lèvres & aux mains, Sc ail-e urs. L’humeur acre qui coule du nez cause des ger-;- Urc , S aux orifices des narines, & à la peau de la lèvreiiperieure. Le froid qui refferre la peau délicate desevres , la ride comme un parchemin mouillé qu’on^pofe au feu. Rhagades } rhagadia , contraclio
^Agades , se dit auísi des ulcères crevastés, causés parHie humeur acre Sc salée, Sc qui font une grande con-paction & étrécisseinent de la partie , qui ressemble3 un parchemin qui sc serre & grésille, lorsqu’on lel Uet trop pres du feu. Ce mal arrive au siège, au couF * 3 matrice, au prépuce, & même à la bouche, ensorte q Ue l c malade ne peut l’ouvrir, ni parler, nitâcher.
t 'jôGADlOLE. f, m. Rhagadiolus. Plante qui poussedes tiges à la hauteur d’un pied Sc demi, grêles, ra-meuses, un peu lanugineusos ; les feuilles íont lon-| Ues j asser larges, sinueuses & velues. Sa fleur est unou quet à demi fleurons jaunes j soutenus d’un caliceompolé de quelques feuilles étroites & pliées eno^utiercs. Lorsque la fleur est passée, ces feuilles deennent des graines membraneuses, disposées eif e es ’ velues. Chacune de ces graines renferme unetrouvé ^irgue & souvent pointue. Cette plante ícO n > C Veis Montpellier Sc dans d’autres lieux chauds.plant 0 ' 1 ^ Clt en décoction pour exciter Lutine. Cettecrevais- P eiu ' ^' tre été ainsi nommée de rhagades ,j;, ì l’anus, à la matrice Sc aux mains, qii’o"
c p ,, Nom de lieu. C’ctoit anciennement une ville» , Ic í er able de 1a Médie. Rhages , Rhaga, Raga ,qu Cn ost Parlé dans le Livre de Tobie. Quel-Pm] S Géographes la confondent avec 1 ’ Europus deAtz e ° 1T,ee ' & ^ Pliteent à Cassan, ville de í’Arak-ou R 1 n ei1 sterse; mais d’autres 1a mettent à Resch ,st H A G O V p. r 3 E * c a ^ e d u Kilan. Maty.l a s eC() OE. adj’. Terme de Médecine, qui sc dit deuvée p tu uique de l’œi! qu’on appelle autrementon a ffi* Mo elle ressemble à un grain de raisin dont’ )et * K queue. Rhagoïdes , acini formamk petit* ecun ^ a oculi tunica/C’eíi en celle-ci qu’estj . tlou qu’on nomme la prunelle , & qui porte
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le cercle qu’on appelle iris. On l’appelle aulfl cho-roïde.
RHAMNUS, s. m. Sorte de plante qu’on appelle autre:ment nerprun. Rhamnus , spina alba. Voyez Ner-prun.
Rhamnus. Bourg de L Attique, sur le bord del’Euripe, à íoixanre stades de Marathon, selon Pauía-nias. M. Spon dic que le nom moderne est Tauro-Caftro, ou Ebrœo-Cajlro. Il étoit fameux par le Tem-ple de Némésis qui étoit dans le voisinage.
RHAMNUSIE, f. f. Terme de Mythologie. Surnom deNémésis, à cauíe d’une statue qu’elleavoità Rham-nus , bourg de LAttique. Rhamnusia. Cette statue, dedix coudées de haut, étoit d’une feule pierre, & d’unesi grande beauté,qu’elle né cédoit point aux ouvragesde Phidias. Elle avoir été faite pour une Vénus.
RHAN. Vieux 1. m. Engrais. Mettre un porc en rhan ,
RHAPHANEDON. í. t. íons-entendu fracture. Eípccede fracture-faite en forme de rave, c’est-à-dire,quandun os long fe casse net en travers selon son épaisseur.C’est un mot Grec, j>J-p->-^-,,qni vient de , rave,
raifort.
RHAPHIUS , ou RHAPIUS. f. m. Nom d’un ancienanimal quadrupède, ayant la figure d’un loup Sc ta-cheté comme un léopard : c’est le loup - cervier deFrance, dic de LHébreu, rhaam y affamé. Bochart.Borel.
RHAPONTIC, ou RAPONTIC, ou RUBARBE DESMOINES, f. m. Rhaporidcum. C’est une racine ordi-nairement longue comme le doigt, Sc quelquefois pluslongue, grosse d’environ deux pouces, jaune, ressem-blant beaucoup à la rhubarbe en dedans Sc en dehors,mais plus légère, moins compacte, moins odorante,moins amère ; elle diffère encore de la rhubarbe, ence qu êtant mâchée elle est visqueuse dans la bou-che, au lieu que la rhubarbe ne Lest point. Sa planteest une espèce de lapathum qui croît, à ce qu’on dit,le long du fleuve Tanaïs. Le rhapontic est astringent,propre pour arrêter le cours de ventre. II a été ainsiappelé comme qui diroit Rha du Pont, parce qu’onLapportoic autrefois du Royaume de Pont en Asie.La rhubarbe au contraire s’appelle Rha-barbarum. Etil semble que ratafia, qui est un mot originairementIndien, devroit s’ecrire aussi rhatasia.
RHAPSODE, RHAPSODIE,RHAPSODISTE. Voy.Rapsode, Rapsodie, Rapscdiste.
RHASUT. {. m. Espèce d’aristoloche étrangère qui croîtchez les Maures vers Alcp. Elle pousse plusieurs pe-tites tiges menues comme des filets blanchâtres, sou-tenant chacune sept ou huit petites feuilles, étroites,pointues, en forme de lance, opposées les unes auxautres, de couleur cendrée. Ses fleurs sont semblablesà celles des autres aristoloches , de couleur obscure ,attachées à un pédicule lanugineux II leur succède desfruits membraneux qui renferment des semences pla-tes , posées les unes fur les autres. Sa racine, qui estgrande Sc grosse, a un goût très-amer. On s’en sert enMédecine comme de celles des autres aristoloches. Ellecontient beaucoup d’huile & de sel; elle est vulnéraire,détersive , deflîcative & résolutive , étant appliquéeextérieurement. Lemery, des Drogues.
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RHEDA. f. f. Vieux mot, sorte de char des anciens Gau-lois. Bochart. Grand Atlas. Borel.
Ce mot vient de rheda, mot hebreu , quî signifie,iter facere } ire , vagari , errare.
RHEDA. Nom propre d’une ville avec un château, &titre de Comté. Rheda. Elle est dans le Comté deTeckélembourg, en W estphalie, fur la rivière d’Embs,à trois ou quatre lieues de la ville de la Lippe, ducôté du nord. Maty.
RHEDONA. f. f. Currus. C’est une herbe décrite parPline. L. IF 3 c. r q. Borel.
RHÉE. f. f. Terme de Mythologie. Nom d’une Divinitépayenne. Rhea .Hésiode dans fa Théogonie, v. 13 y >dit que Rhèe étoit fille du Ciel Sc de la Terre. Le
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