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RHIN, RHEIN. Nom d’tm des plus célèbres fleuvesde l’Europe. Rhenus. Il séparait anciennement lesGaules de l’Allemagne j depuis fa source jusqu’à sonembouchure. Il coule aujourd’hui tout entier dans-des pays, partie Allemands, partie François, & par-tie BeJgiques. Il a deux (ources qui naissent toutesdeux au mont Saint Godard, dans le pays des Cri-ions; la íeptentrionale porte le nom de Haut-Rhin ,8c la méridionale de Bas-Rhin. Elles s’unissent dansMe même pays; d’où le Rhin étant sorti, il sépare leTirai 8c la Suabe, qui font à la droite de la Suisse &de l’Alsace, qui reste a la gauche. Ensuite il traverleles Electorals du Palatinat, de Mayence, de Trêves8c de Cologne , & après cela la íuccellìon de Clèves6c de Julicrs ; étant arrivée au fort de Schenk en Guel-dre, il s’y partage en deux branches. Celle qui couleà la droite fous le nom de Nouvel Issel, se déchargedans le vieux Issel à Doesbourg ; la branche qui couleà la gauche de celle-ci, portant le nom de Rhin , vabaigner Arnheim, Wageningen, Wickte, Duerstède,où elle íe partage encore; la branche qui coule à gau-che, prend le nom de Leck, baigne Viagne 6c Scho-noven, & se jeté dans la Meule au-deflus de Rotet-dam. L’autre branche conservant le nom de Rhin ,baigne Utrecht, 6c dans les foliés de cette ville, ellese partage encore en deux, celle qui coule à la droitese va décharger dans la Zuyderzée à Muyden, 6c portelc nom de Vecht, la dernière qui a toujours le nomde Rhin , baigne Leyde, 3c se petd peu après dans lessables à Catwick. Cette branche qui est aujourd’huila moindre, étoit anciennement la plus grande. Maisl an 8óo la mer s’étant extrêmement enflée, 6c ayantarrêté ic cours du Rhin , cette rivière se fit un nouveaucanal qui est celui qu’ou appelle Leck, à cause deCet accident; car Leck en langage du pays, signifie«ne fente, une ouverture par laquêlle les eaux cou-lent. Quelques Historiens mettent ce changement delit du Rhin cn l’an 840, 8c ils disent qu’il arriva parun tremblement de terre , qui renversa les Dunes danslc vieux canal du Rhin , 6c obligea ce fleuve à agrandircelui du Leck. Outre les villes que nous avons déjàmiles fur les diverses branches du Rhin, il en baigneplusieurs autres. Coire & Mcyenfeld dans le pays desGrisons, Constance 8c les quatre villes forestières enSuabe , Schafouse & Baie dans la Suisse , se précipi-tant d’un rocher avec grand bruit au-deílous de la première , Bnlac en Alsace, Philisbourg, Spire, Man-heim, Wormes, Mayence, S. Goard ou Reinsfelds,Coblents, Bonne, Cologne, Keysetfwert dans les Elec-torals du Rhin, Dusseldorp, Duysbourg, Orsoy, We-lel, Rées & Emmerick dans la succession de Clèves6c de Julicrs. Le Rhin reçoit un grand nombre de ri-vières , dont les principales font le Neckre, le Mein,le Roër ou la Rure & la Lippe qui se jetc du côtédroit. La première à Manheim, la seconde à Mayen-ce , la troisième à Duysbourg, & la dernière près deWeíel; du côté gauche, elle reçoit La Moselle à Co-blents, l’Ill près de Strasbourg, 8c l'Aar près de Zur-jtach en Suille. Maty. Valois A r or. Gall.p• 472.
Skinner prétend que le nom de ce fleuve vient del’ancien Teutonique, & par conséquent de l’ancienCeltique rein , qui signifie pur& net. L’Anglo-Saxôn ,lc Flamand, l’ancien Franc disoient-rei/r au même sens.En Danois on dit rien. Il veut que ce nom ait été donnéà ce fleuve, à cause de la pureté de ses eaux.
Les anciens Gaulois honoroient ce fleuve commevue Divinité. Ils croyoientque c’étoit lui qui les ani-mait au combat, qui leur inspirait le courage 8c laforce pour défendre ses rives ; aussi l’invoquoient-ilsau milieu des dangers. Lorsqu’ils soupçonnoient la fi-délité de leurs femmes, ils les obligeoient d’exposerlesenfansdont ils ne se croyoient pas peres, fur le Rhin,8c si Pensant alloit au fond de Peau, la mere étoit cen-sée adultère; si au contraire il íurnageoit, & revenoità sa mere, le mari persuadé de la chasteté de son épou-
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se, lui tendoitsa confiance. L’Empereur Julien , >!equi nous-apprenons ce fait,ajoute que ce fleuve ven-geoit par Ion discernement, 1 injure que l’on faiioit ala pureté du lit conjugal.
Le Cercle du BaS-Iihin , ou le Cercle Electoral duRhin, Circulus Rhenanus injerior , ou tlecloralis •C’est une des neuf provinces qui composent aujour-d’hui 1 Empire d’Allemagne.Ce Cercle.s’étend depuisle Cercle de Suabe, qui le borne au midi, juíqu’à ce-lui de Westphalie , qui est au nord. Il a au levant labafle partie du Cercle du Haut Rhin, la Lorraine & I eLuxembourg. U comprend l’Electoratdiil alatinatavecceux de Mayence, de Trêves 8c de Cologne. L' Elec-teur de Mayence en est le Directeur. Maty.
Le Cercle du FIaut Rhin. Cuculus Rhenanus fi-perior. C’est une des neufs grandes provinces de l'Em-pire d’Allemagne. Ce Cercle est partagé par le Cercledu Bas Rhin cn deux parties que l’on distingue par lenom de haute 8c bafle. La balle partie du Cercle duHaut Rhin comprend les Etats des Landgraves de Hesse-Castel, de Darmstat 6 c de Reinfcld, les EtatsdesCont-res de Nassa w, ceux de Solms, d Hanaw , Isembourg,deSeyn,de Vied, de Wigenstein, d’Hatzfelii 8c deWaldeck; les Abbayes de Fulde 8c d’Hiríchfeld, Scles villes Impériales de Francfort , de Fridberg 8c deWetzlar. La haute partie du Cercle du Haut Rhinebau couchant de ce fleuve ; les Etats qu’ei'c comprendfont les Evêchés de Baie , de Strasbourg, de Spire &de Wormes, le Duché de deux Ponts; les Comtés deSponheim ; deSarbiuk, ct de Falkenstcin , de Linasl'ge, 8c les villes Impériales de Wormes ct de Spire. Ostme t toi t dans ce Cercle l’Allacc, avec plusieurs villesImpériales qu il renfermoit, la Lorraine ct la Savoie:mais tout cela ne dépend plus de'l’Allemagne. L Evo-que de Wormes prétend être seul Directeur d u Cer-cle du Haut Rhin , ne voulant pas admettre poui Con-directeur 1 Electeur Palatin,qui ayant succédé au D* 1 'ché de Simmertn l’cxerçoit avec l’Evêque de Vomies.Heiss. T. II j p. 128. Maty dit que le Comte deSponheim est Directeur avec 1 Evêque de Woinres-Rhin. Nom d une petite rivière d Allemagne. R.hinus-Elle a fa source dans le Duché de Meckelbouig,pass cdans le Comté de Ruppin , où elle forme plusieurslacs, qui baignent Rhjmbergct Ruppin, & entre dai’ sla nouvelle Marche de Brandebourg; elle reçoit unepetite branche du Hawcl 8c va se décharger dans I egrand Hawel un peu après avoir baigné Rhinotf'Maty.
RHINBERG, RHYNBERG. Nom d’une ville duDio*cèle de Cologne. Rhenoberga. Elle est fur le Rhin ^trois lieues au-deflus de Weíel, dans un pays monta-gneux j qui en rend l’approche difficile. Les Espa-gnols s’en saisirent pendant les guerres des Pays Bas-ies Provinces-Unies les en chassèrent l’an 1633,ont tenu garnison jusqu’en 1672 , que le feu Roi 1 *prit 6c la rendit ensuite à 1 Electeur de Cologne, aU-quel elle appartient.
RHIN G A W -Nom dune contrée de l’Electora t de Mayer»ce. Rhenogavia , Rhingovia. 1 11 c s’étend du couchai’ 1 -au levant le long des deux bords du Rhin. Mayenc*6 c Bingen en font les lieux principaux. Maty.
RHINOCÉROS, f. m. Rhinocéros. Ablancourt, Voi-ture & Danet font pour rhinocérot ; mais l’Acadén 1 '?écrit rhinocéros. Bcte farouche à quatre pieds , ai”*jnommée , à cause d’une corne qui lui sort du ne*Pline dit que c’est 1 ennemi de l’éléphant ; qu’il si-gnifie la corne, quand il veut le combattre , tâchaide le frapper au ventre, ou à la peau la plus tendi'Du Barras a fait une belle description de ce comli'Le rhinocéros est de la longueur de l’éléphant : mais u 3les jambes plus courtes, & les ongles des pieds ssidus. Le rhinocéros est l’un des animaux des plus sin-guliers qui soit au monde. Il a quelque chose, ce u’®semble, de semblable au sanglier, lì ce n’est qu’il e*beaucoup plus grand, que les pieds en font plus& le corps plus lourd. Sa peau est toute couverte “larges & épaisses écailles de couleur noirâtre, ct d'”’^dureté extraordinaire; elles font divisées en petits^