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res ou boutons j élevés environ d’une ligne au-dessus«ie la peau, a-peu-près comme celle du crocodile. Sesjambes parodient engagées dans des elpèces de bottes,& ía te ce enveloppée par derrière d un capuchonapplati, ce qui lui a tait donner, par les Portugais, leJtom de moins des Indes ; fa tète eít grolle, ía bouchepeu tendue, son museau alongé, & armé d’une grolle& longue corne , qui le rend terrible aux tigres mê-mes , aux bulles & aux éiéphani. Mais ce qui parole en-ture plus merveilleux en cet animal, eít la langue quela nature a couverte d’une membrane íi rude qu elleu eít guère différente d’une lime ; ainsi il écorche toutce qu’il veut lécher. A u reste comme nous voyons icides animaux qui 1c font un ragoût des chardons,dont lespetites pointes picotent agréablement les fibres, ou lesextrémités des nerfs de leur langue, de même le rhino -cei'or mange avec plaisir des blanches d'arbres, héris-ses de toutes parts de gtolles épines. Je lui en ai sou-vent donné , dont les pointes croient dures & très-Mngues, & j’admirois avec quel avidité & quelleadrelle il les plioit fur le champ, & les brifoit dansla bouche , fans s inconnu nier. 11 est vrai qu'il en étoìtquelquefois un peu ensanglanté : maïs cela même enrendo.it le goût plus agréable z & ces petites blelluresne raifpient apparemment fur la langue d’autre im-pression , que celle que fait le lel ou le poivre lur lanoue. P. Le Comte. Les Arabes appellent le rhino-noceros > kerk élan , & les Auteurs disent qu’il est pluspeti t que l'élèphaut ct plus gros que le buste qu il a uneboste lous le ventre semblable à ce.le que le chameaua furie dos; qu’il porte une corne fort grolle fur lelle z, que les Rois des Indess’enfervent arable, parcequ’elle sue à 1 approche de quelque venin que fe soir;que cette corne etant fendue par le milieu , présentejmx yeux la figure d’un homme, tirée avec des lignesManches, parmi lesquelles on voit aullì des figuresoiseaux.D’HnRB.fiiê/. Orient, p. çyp. Pausanias aí-utc qu’il a deux cornes. Lune fort grande sortant du^z;l autre petite, mais très-sotte, qui pousse en haut,i* quelques-uns disent que ces cornes ne font pointam-tees j niais s’agitent dc paît & d’autres ; & quequand il entre en colère, elles deviennent si foides ct*11 f S> qu elles déracinent un tronc d’arbre, quandb buttent de front. Festus croit que c’étoit unœ ufd Egypte, quoiqu’il ait la tête & le museau d’uncochon. On le chaste pour avoir fa peau qui est très-ure d; tres force, eranr toute couverte d’écailles, &^Paisse de quatre doigts. On en fait des cotes d’annes,ues boucliers & des focs de charrue. Les griffes & lean S à\xrhinocéros font des antidotes chez les Indiens,I ,°ut le même usage en leur pharmacopée , que la1 chaque dans la nôtre.
On appelle provcibialement > un nez de rhino c é-
Un homme qui a un nez gros Sc éminent.
V Rhinocéros. Terme dialectologie. On a donnéce nom à un infecte du genre des scarabées, parceP a ’ oomme lc rhinocéros, une corne lur la tête.^^ Hi^o^á Ros.Terme d Ornithologie. Oiseau de l’A-
"que , plus connu fous le nom de Toucan. Voyezce mot. J x
W-Petite ville d’Allemagne,dans la moyenneriviè 1£ brandebourg, lur la rive méridionale de la
,E,'Un peu au destus de son embouchure dans lesuncl Havct.
Rtio^^^O- Nom d’une petite ville du Comté de
m rn 0ntr ^dii Marquisat de Brande bourg. B hins-f b °‘ est sort ruinée; elle est située fur le bord^P entrionaldun grand lac, près de la rivière du Rhin,Mat y 10 ^ eues cle ville de Ruppin vers le nord.
O’est-à-dire , la vallée du Rhin. Rhingo-Rhìn ,i contrée de la Suisse. Elle est le long dudenbe le 11 c ^du couchant, depuis le Comté de Wcr-Sc Astcf. ’ U ^l u ’ au l ac de Constance. Reineck capitalepartient T C r ^ ont ^ cs ^' eux Principaux. Ce pays ap-Penfel i ^ ,P r premiers Cantons, Sc à celui d’Ap-en mrr'î n re ^ ei:ve de la Baronie d' Air-Saxe, qui est
^HItÙpk 1 l p rau Canton de Zurich. Mat y.
• L m. Vieux mot. Gué sablonneux; c’est
RHO
aussi le nom d’un port d’Angleterre près de Douvre,
RHIZAGRE. í. m. Nom d’un instrument de Chirur-gie , pour tirer les racines ou chicots des dents. Rhï-
ï a g r f; , .
RHÍZOPHAGE. f. m. Sc f. Qui vit de racines. Nom d’unpeuple ancien de I’Ehtiopie. Khi\ophagus. Les Rhi-^ophages étoient situés dans bile de Méroc, entre 1 Ab-Bamyi ct leTacafe , deux rivières d’Éthiopïc.
RH 1 ZÓTH 0 ME. f. m. C’étoit chez les Anciens un Apo-thicaire qui ne vendoit que des remèdes simples ,des herbes , des racines , des simples. Rhvpotomus.C’est ce que nous appelons Herhorijle.
n 1
RHO.
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R HO A, RHQAS. Voyez Orpha.
RHODES. Nom de la ville capitale de 111 e de Rhodes.Rhodus. Elle est fur une colline au bord oriental de lamer, ct à l’endroic où il commence à tourner vers lcnord. Rhodes est fortifiée ; élle a un Evêché ct un boaport, dont l’entrée est ferrée par deux rochers, lur les-quels on a bâti deux tours pour cn défendre le passage.Ce hit en ce lieu, comme on le croie communément,que hit dressé le fameux Cololle de Rhodes à 1 hon-neur du Soleil. Il étoit dc bronze, hau. de soixante ctdix coudées; il avoir un pied fur chacun des deux ro-chers dont nous avons parlé, & les jambes si hautesqu’un vaisseau pouvoir palier au dcllòús à voiles dé-ployées. Ce Cololle que les anciens mirent entre lesmerveilles du monde fut abattu pat un tremblementdeterre , cinquante ans après qu’il eut été drille. LesChevaliers de S. Jean de Jérusalem prirent cette villeaux'Sarrasins l’an 1309, & en ayant lait le ssgedelciirOrdre , ils furent nommés Chevaliers dc A/Wt.í.Suli-man Empereur des T urcs s’en rendit maître après unsiège de six mois, l’an 132 z , Sc les Chevaliers de Rho-des, prirent depuis le nom de Chevaliers de Malte ,qu ils portent encore aujourd’hui. Maty. Voyeç lesiège de Rhodes pat Vigencre, dans fa continuationde Clnlcondilc , ct par le P. Bouhours dans la vié’duGrand-Maîtrc d’Auhuíïon. Item le voyage de Fiuyn ,p. ij4 & fuir. M. Han y s fur des Observations astro-nomiques, met Rhodes à 36 deg. y 1 min. dc latitude,& à ;o deg. yo min. de longitude.
Rhodes. Nom d’une île de la mer Méditerrannée. Rko-dus. Elle est entre 111 c de Candie & celle de Chypre ,à quarante-cinq lieues de la dernière, n’érant éloignéedc la côte de Natolieque de íept lieues. On lui donnedu moins trente íept lieues de circuit; Lait y est assezpur, ct le terroir allez fertile. Elle a été autrefois cé-lèbre ; elle est aujourd’hui ensevelie dans la même obs-curité que la plupart des beaux pays que pofíédentlesTurcs. Rhodes en est le íeul lieu qui soit de quelqueconsidération.
La Mer de Rhodes. C’est la partie de la mer Mé-diterranée qui est aux environs de bile de Rhodes ,du côté des côtes de la Natolie. Car au midi c’est lamer de Scarpanto.
La Rhodes. Nom d’une espèce de prune. Prunum Rho-dium, ou Rhodus Gallis diclum. La Rhodes a la chairlèche. La Quint. Elle est longuette. Id.
RHODIA, f. f. Nymphe, fille de 1 Océan & de Thétis.Rhodia. Voyez Hésiode. Theog■ v.jjr.
RHODIA, f. f. Voyep Racines de Rhodes au mot Ra-cine.
RHODIOT, OTE. f. m. & f. Qui est de Rhodes , debile de Rhodes. Rhodius , a. Soliman voyant que lesRhodiots ne s’étoient point émus pour toutes íes let-tres, ct les siensn’-ayant point reconnu leurs avantages,«'ennuyant de la longueur du íiege , ct voulant tirerquelque parole des Rhodiots, fit planter une enseignefur l'Eglife ,de Sainte Marie de Lémonirre. VigenÈre.
RHODITES. f. f. Pierre, qui par fa couleur Sc fa formeressemble à la rose. On dit aussi Rojìtes. Fhodites, a.
RHODOMEL. f. ni. Miel tofar. Rhodomeli, en grecf »jy* a», composé de pW, rose, ct de , miel.
RHODOPE. Province de Thrace fur le bas Empire. Ellfeétoit bornée au nord par la province particulière deThrace , à Lorient par la province de Mimonta u,