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RsoHERlSTE. s. m. Qui suit la doctrine du Doc-r-ur Richer.
^ s. f. Abondance de biens. Divitu. Tou-
te ia richesse confide en blé, en vin , en bétail. II y ade certaines occasions où ce mot íc dit mieux au sin-gulrer qu'au pluriel ; Sc d’autres où il se dit mieux aupluriel qu'au singulier. Iln’y a que l’usage Sc lsoieillc~ h ui puilsent apprendre cette différence.
Le mot de richejse employé au singulier, ne défi-lé 12 pas toujours une abondance de biens , commenous le verrons tout-à-l’heure ; mais au pluriel, & aupropre , iln’exprime que cela. C’est-à dire, une situa-tion de fortune dans laquelle on jouit de routes lesCommodités de la vie. Le mépris des richeses n’estouvent que vanité Sc hypocrise : Sc il n’y a point de°. n * ens à se priver des commodités de la vie pour deVa >nes louanges. M. Esp. Je trouve la Providence ad-mirable dans la manièrre dont elle a distribué les rì-™ e JJes. Si elle ne les avoir accordées qu’auxgens dele| i, on ne les auroit pas allez distinguées de la vertu > Sc on n’en auroit plus senti tout le néant ; maisquand on examine quels sont les gens qui en font lesP. us chargés , à force de mépriser les riches , on^ lent à bout de mépriser les richesses. Montesq.
e s richeses font nécellaires aux Grands à propor-tion du rang où ils font élevés , puisque c’est parr,c J le JJes qu’ils se conservent la bienséance néces-ai , te a leur condition. Nie. Le mépris des richejjesn etcut dans les Philosophes ,qu’un désir caché de venSet leur mérite de l'injustice de la tontine, parle méf, ris des mêmes biens dont elle les privoit, Rochef.e nest plus aujourd’hui le mérite , ni l'amour quiuune la préférence auprès d’une maîtresse; c’t st la ri~c -ss Des p. Les richesses font un moyen facile d’ac-queiii- de la gloire. S. R-Éal. Ceux qui possèdent degrandes richesses font plus honorés du vulgaire quev Ceux qtti ont de grandes vertus. M. Esp.
Et genus £• speciem regina pecunia donat.
Ee n esi point sur ses bords (du Permesse) quha-b 'ite la richesse.
y CJ I° rs à la riche sse il fallut renoncer :
1 t P 0u vuntl‘ acquérir } j’ appris à tn en passer. Boil.
Lucile le premier
vengea l’humble vertu de la richeile aluere. Id.
On dit aulsi la richejse dune mine, pour exprimer^ l’abondancc du métal qu’on en tire.
Enfin ce mot se dit encore au propre de certaineschoses dont la matière ou les ornemens sont riches &précieux. Amsi l’on dit, la richesse d’une étoffe , d’unmeuble, d’unc tapisserie. On admire la richesse deces°rnemens, de ces meubles. Le Roi fut reconnu a la*JÏ c h e sse de ses armes.
P Le mot de richesses appliqué à un royaume,à unLtat, désigne le produit de l’indsistrie, du commerce ,e 1 administration & des autres cauíes phyíî ( ues &morales. Les véritables richesses d’un pays íont les0 mmes & leur travail.
il , hayons ont tous adoré un Dieu des richesses :
appelé chez les Egyptiens, Mammon ou Mam-p, na > comme témoigne Tertullien; chez les Grecsto\ tUSi ^ chez les Latins Dis. Les richesses c on si I-A r C L 1 autrefois en bestiaux, d’où vient le proverbe• j c ? *1 u’a ni moutons, ni brebis; pour dire, il n’a
Riïî, • 5 ni maille. ;
en ÏSS ii 3 ^ dit figurément en diverses choses. L’epar-mod i Une srande riche Js e - La richese du Sage est far atÌOn ' lapientis divitu moderatio ,,feu modera-l> e p■ us ' La science Sc la vertu sont des richesses decisen C ' La riche s t d’une langue ne consiste pas pré-la n g^ nt ,dans la multitude des mots : au contraire lesce q u j S s enrichissent à mesure qu’elles se corrompent;l es term llVe P^r lepeu de loin qu’on apporte à choisirdite tout^oPms, dr par la liberté qu’on se donne dede la la. CC ? u>on veut. Ainsi, à mesurer la richejsectoit plu^/j ne P ar "ombre des locutions, elleP ssiche so lls Domitien Sc fous Trajan, que fousTome FII.
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les premiers Empereurs. Une langue qui n’est richequ’cn mauvais mots, est une pauvre langue. Cela Rap-pelle etaler des haillons, Sc non pas faire montre deíes richesses. Bouh. Chaque langue a les phrases: larichese 6c la beauté de chaque langue consiste princi-palement a se lervir des laçons de parler qui lui sontpropres. Vaug. Rem. Foyers encore Riche. La richessedes rimes est une beauté nécessaire dans un sonnet.Voye\ Riche.
On dit proverbialement , contentement passe ri-chese ;pom dire, que ce ne font pas les biens dc for-tune qui rendent heureux. Satisfaclio , gaudium pros-tat divitiis.
RICHEVAL. f. m. Terme de Fleuriste. Tulipe, qui esttrès-richement panachée de violet tané fur du blanc.Morin.
RICIN. í. m. Plante qui pousse une tige à la hauteur desix pieds ou davantage , grosse, ligneuse, creuse , ra-meuse en haut, couverte d une poudre blanche sem-blable à de la farine. Ses souilles lont fort grandes, dé-coupées en iept, huit ou neuf parties pointues & den-telées , d’un vert oblcur , Isolantes. Ses sieurs sont àplusieurs étamines de couleur de sang Le crêpées, Sc neìaiffent aucune graine après elles. Ses fruits naillcntséparément tur le même pied , ramasses en grappes Scépineux: chaque fruit esta trois côtes arrondies, Sccompote dt trois caplules qui renferment chacune unesemence oblongue, de couleur livide , Sc tachetée endehors, remplie d’une moële blanche. Quand le fruitdu ricin est bien mur, il s’y fait des crcvasies par où sessemences sortent avec impétuosité. Sa racine est sim-ple, longue , grosse, dure, blanche, garnie de fibres.En latin ricinus vulgaris. C. Bauh. Ou le palma.Christ de nos jardins.
Les grains du ricin purgent violemment,& on ne lesemploie qu’avec grande circonspection. On en tirepar exprellìonune huile qu’on apelle en latin olcumdekerva , ou oleum ricinum. Il y a d’autres espèces dericin.
RICINOIDE. Ricinoídes. Noix desBarbades. Les fleursmâles de cette plante consistent en plusieurs feuilles ,qui sont placées circulairement, & arrangées en for-me de roses: celles là sont stériles. A quelque distan-ce des sieurs naissent des embryons enveloppés dansun godet, qui dans la fuite deviennent un huit tricap-lulaire, qui contient une graine oblongue dans cha-que cellule. Ce fruit croît dans les Barbades & dansplusieurs autres contrées de l’Amérique. Il a les mê-mes propriétés que le ricin.
RICLA. Nom d un bourg d Espagne , situé dans l’Arra-gon,surle Xalo, entrebarragosie& Talatajud. Maty.
RICOCHET, s. m. On designe parce mot les bonds,les réflexions que fait une pierre plate ou quelque autrechoie semblable , qu’on jette obliquement fur la sur-face de l’eau, Sc qui réfléchit au lieu de la pénétrer ,& y retombe ensuite pour réfléchir encore. Lapillisummam aquam oblique perfringentis subsultus. Onvolt par-làqued’Ablancourt s’est mal expliqué, quandil a dit, s’amuser à jeter des ricochets. Car le ricochet\ n’est pas la pierre qu’on jette , mais le saur, le bond
! qu’elle fait à la rencontre de l’eau qui la renvoie. Uné
j pierre plate, & qui n’est point trop pesante. est plusI propre pour faire des ricochets.
On dit proverbialement d’un homme qui a plus derevenu qu’il ne lui en faut pour vivre suivant ía con-dition, qu’il a tant pour faire des ricochets , pourdire, qu’il lui en reste beaucoup à employer à ses fan-taisies. En parlant d’une nouvelle qu’on ne tient pasde la première main ; mais qui avoir fait beaucoup decircuits auparavant , on dit aulli proverbialement,qu’elle est venue par ricochet. Acad. Fr.RICOCHET. Terme d’Artillerie. Batterie à ricochet ,tirer à ricochet , charger à ricochet. Termes d’un grandusage. Pour tirer à ricochet , on charge à-peu-près àdemi la pièce. Il ne faut précisément que la quantitéde la poudre qui est nécessaire pour porter de volée leboulet où l’on veut qu’il tombe. Ce boulet roule alors,faute,fait des bonds ou dcsricochetsf peu-pres commeune pierre plate tirée fur l’eau en effleurant, & c’csi de-
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