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Tome septieme. [PRO - TE.]
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z8o RI D

là que vient lenom d ericochet. On tire 'àricochetçomnettoyer le chemin couvert, le rempart, &c. Ces bou-lets déíolent les soldats, dont ils cassent les jambes, &les tuent, &c. Les batteries à ricochets ne doiventpoint tirer en salve, mais un coup après l’autre. M. deVaubaneíH’inventeur des batteries à ricochet. „

$3* On appeloit autrefois ricochet , un petit oiseau quirépete continuellement son ramage. De-là est venuel'expreffion proverbiale,c’est la chanson du ricochet ,pour dire , répétition du même discours.

RICOCHON. í. m. Terme de Monnoie, est. le nom queles Monnoyeurs donnent à leurs apprentis, qui íontobligés de servir un an & jour les ouvriers Sc mon-noyeurs fans aucun salaire , quoiqu’ils soient d’estoc& ligne pour avoir droit en la Monnoie. Monetaliscoclor tiro. M. Boisard dit qu’il na pu trouver l’ori-gine de ce mot.

R1COVRATI. Gli Ricovrati. Les recouvrés. C’est lenom d’une Académie de Padoue en Italie.

R I D.

RIDE. f. f. Espèce de sillon qui se forme sur la peau desanimaux, & particulièrement sur le front des hommesquand ils vieillissent. Ruga. Platon disoit à la courti-sane Archéanasse que l’amour se tenoit en embuscadedans ses rides. La vieillesse trop hâtée amène les re-mords avec les rides. S. Evr. C’est une chose biendégoûtante qu’une vieille femme qui remplit de fardles rides de son front. Bell.

jÇCP Les rides proviennent de la sécheresse de la peauqui est sous l’épiderme : ce qui arrive aux personnesâgées, Sc à celles qui passent de l’état d’embonpoint àcelui de maigreur.

Les rides fur son front ont marqué fs années.

M. Scud.

Pour écrire encore bien ,fai trop long-temps écrit 3

Et les rides du front passent jusqu’à l’ esprit. Corn.

Ses rides fur son front ont gravé ses exploits. Id.

Ç3' Racine se moque de ces vers du Cid dans la farcedes plaideurs, Il y dit d’un vieux Huissier,

Ses rides fur son front gravoient tous ses exploits.

Cette plaisanterie ne plut point du tout à l’Auteur duCid.

Ce mot vient de ryta latin, qui a été fait du GrecpVw, Ménage. Borel le dérive de ruga, ou de ridere ,parce que le visage se ride en riant. Borel le tire en-core de ryta, qui vient de pV«, d’où est venu rytel-la, Sc de-là rideau 8c ride. Skinner croit que ride peutvenir de rudis 3 rude, raboteux.

AI* On dit figurément que levent forme des rides furl’eau , lorsqu’il ne fait que friser légèrement la surfacede l’eau, ou il forme des espèces de plis, des petitesondulations. Summas crispat aquas.

Ride , en termes de mer, font des petites cordes qui fer-vent à bander & à roidir celles qui font plus grosses ,qui servent à raccourcir la voile par le haut l’orsqu’onne l’oseroit porter toute entiere, & à plusieurs autresusages. Funiculi constriclorii. On le dit aussi des cor-des qui amarrent l’eperon & le beaupré.

Ride, terme de Conchyliologie. Les rides interieures descoquillages íont faites pour les empêcher de sortir deleurs coquilles au premier effort qu’ils font, ou aumoindre obstacle qu’ils rencontrent en leur chemin.Elles forment des ondes un peu élevées fur la super-ficie de la robe d’une coquille ; elles font différentesdes stries par leur irrégularité. Ruga.

Ride. Voye% Ridder.

RIDEAU, f. m. Voile ou picce d’étoffe qu’on étend pourcouvrir ou fermer quelque chose. Velum ductile. Lerideau ou le voile du Temple se fendit à la mort deNotre Seigneur. On met àes rideaux nux fenêtres pourempêcher le grand jour. On met des rideaux aux coins

RID

d’un maître-autel, des rideaux aux couches à hautspiliers, des rideaux aux carrosses, à la face des théâ-tres, devant un tableau, &c.

Ce mot vient de ridellum , à cauíe des rides quefont les rideaux. Borel le tire des mêmes mots queride, c’est-à-dire, de ridere , ou de ryta.

Hfét On dit tirer le rideau dans deux significations biendifférentes, pour ouvrir Sc fermer; mettre un rideau-devant une chose, Sc ôter le rideau qui la couvre..Quand on veut dormir, on tire , on ferme le rideaudc son lit. Quand on veut se lever, on le tire, ( on 1 ou-vre. )

Rideau , s’emploie aussi figurément pour tout ce qui em-pêche une chose d'être vue. Velum. L’homme appet'çoit un long avenir derrière un rideau , qui redou-ble ses inquiétudes. Abad. On dit , tirer le rideaufur quelque chose, pour dire, la cacher à l’espn 1,L’empêcher de s’en occuper. Il faut tirer le rideau íucnos malheurs passés. Tirons le rideau fur ces temp*funestes. Que ne m’est-il permis de tirer le rideau íutcette sanglante tragédie. MÉz. Couvrons d’un rideauun spectacle si horrible. S. Evr.

Rideau , en termes de Guerre, se dit d’une petite émi-nence étendue en forme de colline, qui íert à couvtUun camp, ou à donner quelque avantage à un poft £ *Collis, colliculus.

ffT Rideau, se dit quelquefois, en termes de Jard*'nage, des palissades de charmille pratiquées pour ar-rêter la vue, afin qu’on ne découvre pas tout d’uncoup toute l’étenduc d’un jardin.

On dit proverbialement, tirez le rideau la farce eujouée, tant au propre qu’au figuré, pour dire, qu’u« echose est faite Sc consommée. Res peracla est _> con-summata.

RIDÉES, s. f. Terme de Vénerie. Les ridées sont les fien-tes Sc fumées des fêtes fauves, qui font ridées aU*vieux cerfs Sc vieilles biches seulement. SalnoVé*Cervorum f oenum , stercora. ,

RIDELLE, s. f. C’est ainsi qu’on appelle le cê"d’une charrette, fait en forme de râtelier qui empé<d lCque ce qui est dedans ne tombe. Ce mot vient dedica , échalas.

{jCT En termes de forêts on appelle ridelles des brin*de chêne en grume, qu’on réserve pour les Charrois»qui en font des limons Sc des ridelles. On les équarf* 1pour en faire des chevrons.

RIDER. v. a. Causer des rides. Corrugare y irrugare . f®grand âge ride le viíage. Un homme chagrin ride f 01 *front, fronce le sourcil. Jupiter se rida comme J 111vieux Moine de Clairvaux. Voit. Ce qui égayois fautres ridoit son front. Mol. Séneque tout ridétout austère qu’il est, devient doux Sc tendre dès op 1parle d’amitié. S. Evr.

Je hais ce fat qui par un front qu il ride,

Donne à penjer qu’il forme un grand projet.

S. Evr*

La toile se ride à l’eau. Rugare , crispare. Le ve 1 '*ride. la surface des rivières Sc des mers. Sulcare • fmoindre petit vent fait rider la face des eaux; La FoR*'c’est-à-dire, les rend moins unies. ^

On dit en termes de Marine, rider la voile, qu^on l’accourcit par en haut avec des rides qui so llf ^trois pieds au-dessous de la vergue : Sc en général ^der, c’est lier bien, roidir une manœuvre. Comptare , contrahere. . ■ í

Rider , en termes de Chasse, se dit, lorsqu’un chien * ula piste d’une bête sans crier. Tacite insequipr&datf' ..

RIDICULE, f. m. Ridiculum. Terme vague doiRparoît assez difficile de déterminer la vraie lîgnsq j Srion. C’est, dit-on, ce qui est digne de risée.tout ridicule ne fait pas rire. Le ridicule, dit la BruJ .re , part d’un défaut d’esprit. Le sot ne se tiredu ridicule, c’est son caractère : l’on y entre qu est ^fois avec de l’esprit ; mais l’on en fort. La sottst 2dans le sot, la fatuité dans le fat, Sc l’impertinfssdans l’impertinent : il semble que le ridicule rC ^tantôt dans celui qui est ridicule , S< tantôt <k ,îS