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Tome septieme. [PRO - TE.]
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J .-orti ■'

Avec ces riens brillans,qu avec pompe il étale,En termes précieux va prêcher la Morale.

La Rue.

On dit aussi , acceptez ce présent, ce n’est rien ,c’ést moins que rien. Fere nullius momenti } nihilo mi-nus. Les terres font maintenant à bon compte, on lesvend pour rien. On vit en ce pays-là pour rien , on n ydépeníe rien. Donnez-moi une goutte à boire , lì peuque rien-. Son mal ne sera fie/r, il en guérira bientôt.On dit, cet homme ne m’est rien, cest-à-dire, il neme touche point; je ne prends point ses intérêts, &ne fuis point son parent. On substitua aux beautés réel-les des riens délicats. Massiéu.

Sans cesse ilme demande 3 aujourd’hui c’ejlun chien 3

Demain c’ejl un cheval 3 ensuite quelque somme 3Et dit toujours, c’ejl moins que rien.

Enfin par les menus il auroit tout mon bien :

Mais l’importun qu il est 3 m’a fourni mon excuse 3Si tu demandes moins que tien,

C’est moins que rien que je refuse. SÉnece.

On dit familièrement, ne savoir rien de rien 3 ne direrien de rien 3 pour signifier , ne savoir absolumentrien, ne dire rien du fait principal, ni des circonstan-ces qui peuvent y avoir rapport.

Rien , íe dit proverbialement en ces phrases. On dit d’unmauvais ménager, qu’il fait de cent fous quatre livres,8c de quatre livres rien ; que ion bien est réduit à rien.Ad nihilum redaclus. On dit aussi, ce que vous dites8c rien 3 c est tout un; pour dire, ce font des parolesinutiles, qui ne prouvent rien. Rien pour rien 3 poursignifier que li l’on fait ou l’on donne une chose, onen veut une autre récompense. La devise d Enguerrandde Marigni étoit cette espèce de proverbe ;

Chacun soit content de ses biens yQui n a soujfisance 3 il n a riens.

On dit, il n y a rien que nous l’avons vu, il n’y arien qu’il étoit ici, pour dire, il y a peu de temps que,&c. Et on dit aussi, en moins de rien 3 pour dire, enírès-peu de temps. Acad. Fr.

En un Rien. En moins de rien 3 tout incontinent.

EPITAPHE.

Sous ce tombeau gît un pauvre Ecuyer 3Qui tout en eau sortant d’un Jeu de paume 3En attendant qu on le vînt essuyer 3De Bellegarde ouvrit un premier tome :

Las ! en un rien tout son sang fut glacé.

Dieu fasse paix au pauvre trépasse.

Œuvres de M. Rousseau 3 in-i 2 . Amst. ij2Ó. T. II,p. 2 q S. Au lieu de Bellegarde il y a Longepierre , p.yço del’Edit. de Rotterdam, 171a. Mais soit l’un oui’autre, la Satyre est outrée, ces deux Ecrivains n’é-toient point méprisables.

Riens. Vieux mot. f. s. pi. Une chose; de res. Perceval.Quelque chose. Mehun 3 au Testament.

Sur toutes riens gardes ces points tA donner aye^ les clos points ,

En celui temps délicieux.

L’avoit plus aimé que riens née. R. VE la Rose. Leporterai-je î riens quelconques. Pathelin. Borel.Voyepi les remarques fur la Satyre Ménippee.

§ 3 * RIÉNISTE. f. m. Incrédule, Partisan du neant, quisoutient qu’à la mort l’ame ceste d’être, & qu’après lamort il n’y a rien à craindre ni à espérer. L’Auteur duDélassement du cœur 8c de l’eíprit, manifeste en beau-coup d’endroits son zèle contre toute espèce d’Incré-dules, Matérialistes , Déistes, Riénistes, Spinosistes, .&c. Mem. de Trév.

RIÈRE. Vieux adv. Arrière,de rétro. Borel*

8IÉ

RlEREFIÊF. f. m. Terme de Coutume & de Jurispru-dence. 'C’est la rente sèche, la pension ou autre cesliannuel, que le sujet impose sur son héritage mouvantd un Seigneur foncier, 8c qui est amortisiable. Retro-jtudúm 3 retrocenfivum. Le rièrejiej est différent dufiel ou prairies.

' Le rièrefiej ou riêrefied se prend aussi pour arriéré-fief. Voycq ce mot.

RIÊREBAN. Roy. ArriÉre-Ban.

RILREVaSSAL. Roy. Arriére-Vassal.

2-- RIEoLNBEKG. Voyey Kisenberg.

R 1 ESHARD. Territoire du Royaume de DanemarckatìDuché de Schícivvic , dans le Bailliage d’Appen-rade.

R 1 ÈTI. Nom d’une Ville de l’Etat de l’Eglise. Reate. Ell cest dans le Duché de Spolèie, iur le Vélino, 8c le*confins de l’Abruzze, à íept ou huit lieues de la villede SpoJèie, vers ie levant. Rieti a un Evêché depen-dant immédiatement du 1 ape , 8c elle donne le noittau lac de Ixicti 3 en latin Reatinus lacus 3 qui est unpeu au couchant de cette ville. L n appelle aussi cela 6 »le lac de Sainte-Su^anne. Mat y.

RIETS, ou RIEZ. Vieux mot qui dans l’ancienne Cou-tume d Artois, art. 3 9 & 61 , le trouve cn cette phra-se : tenes lailkes en nets. Ce font des terres inculte 5& non labourées. Rie ç 8c pâturage dans la Coutumede Boulogne, art. 133. Héritage en friche , rìets oUdégâts.

RIEU. í. m. Nom d’homme. Riocus. Saint Rieu est ho-noré à Landevençc. Dans fa Légende dont il y a desMSS. à Douglas ìk à Landevenec, il est nommé dis-ciple de S. Guingaíois, ou comme ils diíent cn Breta-gne , de S. Guignolé. Chast. Mart. T. 1 3 p. 63 1 >au 12 Février.

RIEUL, ou RIEULE, comme écrit M. de Tillemont.fm. Nom propre d’homme. Regulus. Les actes de SaintRieul, dont les plus anciens ne font faits qu’après Bff”duin, disent qu’il vint de Rome avec S. Denis, & qU 6de Paris il alla prêcher à Senlis, où il fit un très-grandprogrès, 8c mérita d’en être fait Evêque par S. Denis-Ces mêmes actes que les Bollandistes ont tirés d unMS de S. Orner, disent qu’il étoit Argolica derivat u*& exortus nobiliter prosapiâ ,• d’où quelques-uns ontécrit qu’il étoit d'Argos; mais i°. Argolicá ne signisrien autre chose apparemment que Greque en généra»2 0 . Les Bollandistes doutent s’il ne faut point lirp G&Jslied 3 au lieu & Argolicá. Quoi qu’il en soit, il past epour le fondateur 8c le premier Evêque de Senlis. Sc*actes ajoutent qu’après le martyre de S. Lucien, il hJ cà Beauvais pour y consoler 8c fortifier les Fidèles, ^qu’enfin il se reposa en paix le 3 o Mars, après a voltgouverné l’Eglise de Senlis plusieurs années ; quelqu^-uns disent durant quarante ans. Voye\ les Aéla Sand’des Jésuites d’Anvers,au XXX e Mars. T. III, p. Sir& suiv.

Ce mot s’est fait du Latin Regulus , Régule, Réist 1 *Riul, Rieule , ou Rieul.

RIEULE. f. f. Vieux mot qui Ce dit pour Règle. Rieule d®Droit. Règle de Droir. Regula.

RIEULE , EE. Vieux adj. Régulier. Chanoine rieul 6 'Chronique de S. Denis. MS. Borel.

RIEUMÉ. Ville de France, dans le Bas-Armagnac, D* 0 'cese d Aire, Election de Rivière-Verdun.

RIEUR , EUSE. f. m. 8c f. Ce mot se prend daU§des significations un peu différentes. Il signifie égaksment celui ou celle qui rit, qui aime à rire, ou <r‘raille. Cachinno 3 jocosus , j oculans 3 risor , ou irsijfoi’Faites taire ces rieurs. Calli f ìe est une fort grande rie 11 ,se. Sar. On s’ennuie avec ces rieuses éternelles, & st 11éclatent sur-tout. M. Scud. Les Poètes satyriques l° fides rieurs qui se moquent de tout, qui raillent de t0 .le monde. Il n’y a point de petite ville qui n’ast ^rieur. Scar. C’est-à-dire, son plaisant. Les acciasrions des rieurs ne sont pas toujours des marques b ,csûres d’approbation pour celui qui fait rire. S.

Je doute que les rieurs , dont il affecte tant le f 1 '®ge, soient de son côtés. Ménage.

Mais un Auteur malin, qui rit 3 & qui fait >