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Tome septieme. [PRO - TE.]
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RID

imagination de ceux qui croient voir le ridicule où ifn e h point, Sc ne peut erre. Il semble que le ridiculenc loir autre chose que l’oppoíìtion qui se trouve en-| tc * es senti mens, les pensées, les actions, les mœurs,cs Procédés, l’air, les façons, les manières de quel-S u un, Sc les choses établies par l’uíage, la mode Sccs bienséances, relativement à fa licuation préíentè.Molière avoir lait de trouver le ridicule des gens. Leplus honnête homme dont personne n’a beloin, a dede la peine à s’exempter du ridicule en vieillillant.

H àut prevenir le ridicule où l’on tombe avecla ge. Donner un ridicule à quelqu’un. Se donner unTomber dans le ridicule.

Le ridicule dans le comique, n’est autre chose quea peinture des ridicules qui íe trouvent dans les ca-ractercs des gens qui composent la société, représen-le . S * Ur la scène pour faire rite les spectateurs. Nosvices ne font point les vices qu’Homère Sc Juvénalrepris : nous devons employer un autre ridicule.à-Lvn.

^RIDICULE, adj. de t. g. Qui est digne de risée.Ridiculus. On le dit des choses Sc des personnes. Hom-nie ndicule. Chose ridicule. Manière, posture ridicu-Ics. L’homme ridicule , dit la Bruyere, est celui quir>u’il demeure tel, a les apparences d’un sot.n homme est ridicule , quand ses pensées , sesactions, f es mœurs ^ f es façons , ses manières ,c - lont en contradiction avec ce qui est établiP ar les usages, la décence , les bienséances, Sc avec£5 Pic fa situation présente paroît exiger de lui. DomQuichote est ridicule par ses idées de Chevalerie ; San -cho par ses idées de fortune ; un faux - brave par sesrodomontades, une coquette par ses minauderies; unpetit-maître par son air avantageux, son ton décisif,

. manières étourdies; un financier.... Nous n’aurionsjamais fini, s’il falloir palier en revue tous les ridi-

On dit auílï substantivement, c’est un ridicule.

En ridicule. Façon de parler adverbiale qui s’em-P oie avec les verbes tourner & traduire.Tourner, tra-Ulre cn ridicule. Voyez Ridiculiser.

Je ne sai point au Ciel placer un ridicule.

RÉDICULE -

ÍUDICULEMENT. adv. D une manière ridicule. Ridi-£ ule 3 infulse. Il s est travesti pour aller au bal, il s’estruai que ridiculement. Cet homme chante, danse ri-diculement.

RIDICULISER. V. a. Rendre ridicule, tourner en ridi-cule. Ridiculiser un homme. Ridiculiser Faction la plussérieuse. Maxime seria ridiculo vertere 3 habere in jo-cis ; de seriis jocari. Ménage approuve ce mot , Sc ilse plaint souvent que le P. Bouhours le ridiculise. Un’est que du style familier. Il n’est pas mal place danscette épitaphe.

Ci gît de burlesque mémoire 3Lubin 3 qui mit toute sa gloireA ridiculiser autrui.

Rínir^LlSÉ , EÉ. part.

V^HTÉ. s. f- Action ou parole ridicule. Aclio , vell{ r c m ri diculum. Un lot dit sans celle des ridiculités.f 1 fait mille ridiculités en cette compagnie. Ce motj^ a Point été reçu , & n’a été approuvé de personne.

RíDÔtiy*'' H pcuc Passer dans le style familier.

UX. f. m. Jean Ridoux. Terme de mépris, selsS l ie sont la plupart des noms précédés ou suivis deJjst/i. On en trouve en vers une liste à la page 150 ducr cure de Juin 1717.

'{f n ' es ni Janot , ni Jean Soul }

1 Gros Jean y ni Jean de VEpine >

1 Jean Déve 3 ni Jean Ridoux.

Et d

où j} dst^iu onzième scène de l’Ombre de Molière ,crll« adame Jourdain est un peu en courroux;^1 rc P ond : oui, Jean Ridoux .

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«IDRICE. s. f. Vieux mot, tromperie, à mon avis. Bo-rel. Fraus3 fallacia.

■ \ ... . RIE.

RIE. F'oyefRÉE.

RIE. Nom de lieu. Valois, Flot. Gall. p, ^77, croit quece peut être l’ancien Rigomagus , ville des Alpes ma-ritimes ; il penche pourtant plus à croire que c’est Ro-gen. Voye\ ce mot.

RIËBLE. Plante. Aparinc. Voyez Grateron.

RIED. Ville d’Allemagne , dans la haute Bavière, avecseigneurie, sous la régence de Burchshausen.

RIEDEINGEN. Nom d'un bourg de la Suabe, situé furle Danube, à huit lieues au-deflus d’Ulm. Maty.

RIEDENBOURG. Petite ville d’Allemagne, dans la hauteBavière, fous la régence de Munche.

RIEN. Vieux f. m. Rein , roi gnon. Borel. Ren.

RIEN. f. m. Le néant, le non être. Nihil. Dieu a créétoutes choses de rien. Les Philosophes payens diíoiencqu’on ne faisoit rien de rien. Le Mercure galant estimmédiatement au-dessous du rien. La Bruy.

Un Anonyme a fait l 'Eloae de Rien , dédié à per-sonne , avec une Postface, brochure in-i 2 de 3 y pa-ges, à Paris, chez Antoine de Heuqueville, 1730. C’estun jeu d esprit, dont il ieroit à craindre qu’on ne íeíouciât guère, s’il étoit vrai, comme le dit l’Auteur,qu’on n’aiine plus que les jeux qui apportent de l’ar-gent, Sc que l’eíprit Sc les bclles-lettres deviennenttout-à-fait hors de mode, p. 34, 3 y.

Ce mot vient du latin res ; car anciennement il si-gnisioit chose. Ménage après Pasquier.Car les Ancien»disoient nulles riens Sc toutes riens , pour dire nul-les choses 3 Sc toutes choses , Sc on dit encore, ne vou-lez-vous rien mander, pour dire,voulez-vous manderquelque chose? Ce mot est d une syllabe.

Rien, est aussi une négative, Sc signifie, aucune chose.Nihil. Je juge plus à propos de ne rien dire de Car-thage, que d’en dire peu de choses. Ablanc. Dansles mariages intéressés le cœur n’est compté pour rien.Bell. Il ne doit rien du tout. Il n’a rien dans cette so-ciété , il n’y a point de part. C’est un ladre qui ne sentrien : les affronts ne le touchent point. Cet homme n’arien vaillant ; vous ne dites rien qui vaille. Qui vitcontent de rien poíTede toutes choses. Bon.. Socratedisoit qu’il ne savoit qu’une chose, c’est qu’il ne sa-voit rien. S. Evr. Hoc unum scio , me nihil scire.

On dit , être César ou rien ; aut C&sar aut nihil.C’est-à-dire , faire une grande fortune, ou périr. Ondit, il ne tient à rien que je ne vous assomme , c’est-à-dire , peu s’en faut. On dit d’un homme de balleextraction, d’un homme de néant, que c’est un hom-me de rien. On dit aullì qu’un homme n’est bon àrien 3 pour dire, qu’on 11’en peut tirer aucun service.Inutilis. Un homme n’est bon à rien , quand il ne íaicpas se taire. Bouh. Qui flere nescit , ad nullam om-nino rem efi utilis , aptus. Si vous n’êtes bon à rien ,n’attendez rien des hommes. Bell. Cela ne sert derien , pour dire, cela est absolument inutile. Le peu-ple dit, cela ne sert pas de rien. Si l’on condamne leshérésies par l’autorité de l’Eglise, il faut donc savoir,vous dit-on , quelles ont été ces hérésies , en queltemps, comment Sc pourquoi 1 Eglise les a condam-nées; ce qui est infini. Rien moins. U n’est pas mêmenécessaire au simple de savoir ce que c’est qu’hérésie.II lui suffit de bien croire qu’en matière de Religiontout ce que l’Eglise n’enseigne pas ou n’approuve pas,est mauvais. PÉlisson.

Rien', signifie auffi, une chose peu considérable, une ba-gatelle. Nihil j res parvi momenti. Qu’on s’ennuie avecces grands diseurs de rie/rs! M. Scud. Nugivendulus,gerro. Quoi, un rien vous scandalise? Mol. Chica-ner, contester sur rien. Se fâcher pour rien. C’est im-portuner ses amis, que d’exiger d’eux le secret pourdes riens qui ne valent pas la peine d’être écoutés.Bell. Les Am ans s’occupent de mille riens amoureux,pour eux seuls importans. Font. A quoi bon mettreau jour ces riens renfermés dans de grandes paroles ?1 Boa.»